Vendredi 24 mai 2013   ecrivains-nc.net 205418  visites


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NICOLAS KURTOVITCH A SARAJEVO


Le festival international de poésie de Sarajevo ou « Poetry days of Sarajevo » existe depuis 1962.

Il aura lieu cette année du 8 au 11 mai.

Notre ami Nicolas Kurtovitch sera invité à cette manifestation littéraire pour une série de lectures de ses textes traduits en anglais et en bosniaque.

Ne parlant pas la langue paternelle, la lecture en bosniaque sera faite par un membre de sa famille sur place.

Bon séjour Nicolas.


Année 2013 : nouveau bureau
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Pour cette année , le bureau de l'association est composé comme suit :

  • Nicolas Kurtovitch : Président
  • Roland Rossero : Secrétaire
  • Claudine Jacques : Trésorière



  • Fred Duval prépare l’adaptation d’un roman Calédonien,
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    Fred Duval prépare l’adaptation d’un roman calédonien,
    « Nouméa Guadalcanal » de Jean Vanmai

    Fred Duval : au bout du voyage, l’écriture

    Scénariste de bande dessinée, Fred Duval publie environ
    huit albums par an pour des séries éditées chez
    Delcourt (Carmen McCallum, Travis, Hauteville House…).
    Après avoir longtemps hanté les librairies de l’Hexagone, mouillé sa chemise dans les festivals, notamment sous les bulles du grand barnum aux dédicaces d’Angoulême, il a levé le pied sur ces activités de promotion épuisantes. Aujourd’hui, il ne répond qu’aux invitations les plus motivantes : « Si j’accepte d’intervenir dans un établissement scolaire, ce n’est pas pour être un simple élément de divertissement mais participer à un projet pédagogique construit par les enseignants », insiste-t-il. D’un lycée à l’autre, il fait travailler les élèves sur la narration ou parle de l’adaptation littéraire en BD (à la suite du Tartuffe Début 2012, elle a publié Tangente vers l’Est, travail de commande né d’un voyage dans le Transsibérien.

    Très sollicitée depuis « le prix », elle est invitée partout en France et à l’étranger. Cela ne l’a pas empêchée de venir en novembre dernier à la médiathèque de Notre-Dame-de-Gravenchon : « Je donne la priorité aux lieux qui ont une politique de lecture publique, là où la présence de l’auteur a du sens. Les librairies aussi m’ont beaucoup soutenue. C’est grâce à ces réseaux que mon succès s’est construit, lentement.

    Tous ces gens m’ont portée. » Sans se laisser happer par le tourbillon de la notoriété littéraire (25 à 30 invitations par semaine au moment du Pont !), refusant de paraître dans les manifestations purement marchandes, elle tient à conserver le plaisir du contact avec le public et s’y donne à fond : « Rencontrer des lecteurs n’est ni une corvée ni une addiction narcissique. J’y vois un intérêt intellectuel et humain.
    La façon dont je suis lue est importante pour moi. » Encore faut-il que cela s’incorpore dans son travail en cours : « Le livre d’après se tresse un peu dans les rencontres autour du livre précédent », jusqu’au fond des Ardennes (« Les enseignants étaient ravis, cela faisait des années qu’ils n’avaient pas vu un auteur ! »). « J’aime les enfants, j’ai un bon feeling avec eux, explique-t-elle. Les ateliers font toujours suite à un travail mené pendant l’année par les enseignants. L’arrivée de l’auteur à la apporte un plus, les jeunes sont curieux de découvrir qui se cache derrière le texte ». Pour elle, animer des ateliers est riche d’enseignements humains même si cela ne nourrit pas son activité d’écriture et peut même la freiner. En 2010, elle s’est sentie submergée.
    Toujours sur la route, elle avait l’impression de « devenir représentant de commerce ». Elle refuse donc beaucoup de demandes pour se préserver mais, à chaque fois, s’investit totalement dans ce travail d’animation. Comme ses confrères, elle a inventé elle-même sa méthode : « Au début, je demande aux enfants de fermer les yeux, tête entre les bras. Et je leur parle, je les fais entrer dans un monde imaginaire et dans la peau des personnages. En fait, je les plonge dans l’état où je suis quand j’écris. » Cette technique quasi hypnotique amène les élèves à exprimer des choses publié avec le dessinateur Zanzim). Le contact avec les élèves est souvent passionnant. Il a aussi la chance
    d’être invité à l’étranger. Rien d’organisé, c’est une affaire de réseaux : un contact en amène un autre.
    L’an dernier, s’il s’est rendu à Naples, c’est grâce au directeur du centre culturel français de la ville.
    Il l’avait rencontré dans son précédent poste à Annaba,en Algérie, où il était allé parler de son Tartuffe en 2009.
    Mais ce sont ses deux voyages en Nouvelle- Calédonie qui l’ont le plus fortement marqué.
    En 2005, il fait deux semaines d’interventions dans une médiathèque de Nouméa et dans des écoles de la brousse : « J’ai eu un gros coup de coeur pour ce pays,pour ses habitants, pour sa richesse littéraire inconnue en métropole. » Ce séjour lui inspire un album qui lui vaudra de revenir dans l’île quatre ans plus tard au Salon international du livre océanien (Silo). Fasciné par cette « terre d’aventure », il amasse la documentation et écrit d’autres albums. Il prépare même l’adaptation d’un roman du Calédonien Jean Vanmai, Nouméa Guadalcanal. Comme quoi résider peut nourrir l’imagination d’un auteur.


    Article publié dans la revue N° 19 de l'Agence Régionale du Livre de Normandie
    Février 2013


    LA FILIÈRE DU LIVRE EN NOUVELLE-CALÉDONIE
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    A l’Assemblée Nationale
    Première séance sur le Projet de loi de finances pour 2013 (seconde partie) (suite) :
    Médias, livre et industries culturelles.
    POUR INFORMATION :

    Intervention de la députée Mme Sonia Lagarde,

    Rapporteure pour avis de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation pour le livre et les industries culturelles.

    Députée de la 1ère circonscription de la Nouvelle-Calédonie, la rapporteure pour avis du programme « Livre et industries culturelles » a souhaité inclure dans le présent rapport une présentation synthétique de la filière du livre en Nouvelle-Calédonie.

    Cette filière est caractérisée par l’existence d’une dynamique de création réelle ces vingt dernières années, celle d’une forte conscience de l’absolue nécessité de la création pour la construction identitaire de la Nouvelle-Calédonie.

    Elle se caractérise également par de nombreux prix littéraires et par des dispositifs d’aides publiques par le biais de la province Sud notamment (aides à l’écriture, aides à l’édition), par la création d’une société des auteurs et compositeurs (SACENC), d’une association des écrivains (AENC) et d’une Maison du livre (MLNC).

    L’écriture calédonienne est fortement autocentrée sur le pays et ses problématiques, et en même temps, une certaine inhibition à évoquer son histoire et à mettre en jeu le potentiel d’imaginaire qu’elle recèle, ce qui a pour conséquence : peu de romans écrits et édités s’inspirent réellement de la Nouvelle-Calédonie…

    Voir le texte et la vidéo de son intervention sur :
    lien 1
    lien 2


    Le Prix polar du Salon du livre d’Ouessant 2012 a été décerné à Samir Bouhadjadj
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    « Le Bal des innocents », paru à l’Edition du bout de la rue, à décroché le prix Polar du salon du livre insulaire 2012

    Un roman à énigme, thriller dans le style des romans d’Agatha Christie (10 petits nègres, mort sur le Nil…) un huis clos où 4 personnages se réveillent dans la copie conforme de leur chambre à coucher, aménagée dans un immense manoir, lui-même construit sur une île dont ils ne peuvent s’échapper….

    Amateurs de sensations, de bons mots ou d’énigmes seront servis….

    A ce jour, personne n’en a deviné la chute, nous ne vous en gâcherons donc pas une miette en dévoilant les intrigues.

    Le souhait de l’auteur est de prôner une littérature de qualité et de n’obtenir que les justes critiques sur son ouvrage.

    En bien ou en mal, peu importe, dit-il, mais sachez que vous vous souviendrez longtemps de son contenu...







    17e Festival de la bande dessinée de Darnétal
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    17e Festival de la bande dessinée de Darnétal, les 29 et 30 septembre 2012

    Carmen mc Callum, Hauteville House : objectif B.D. en Nouvelle-Calédonie à Mont-Saint-Aignan (76) avec Fred Duval
    La Nouvelle-Calédonie est un archipel d’Océanie situé dans l’océan Pacifique à 1 500 km à l’est de l’Australie et à 2 000 km au nord de la Nouvelle-Zélande, à quelques degrés au nord du Tropique du Capricorne.

    Cet archipel, à l’histoire mouvementée, est un paradis terrestre. C’est aussi un lieu de convoitise (pour ses ressources naturelles) et de luttes violentes.

    L’exposition proposera les regards croisés de trois auteurs de bande dessinée normands (Fred Duval, Emem et Thierry Gioux) sur cet archipel au travers de deux séries de bande dessinées : Carmen Mac Callum (Fred Duval et Emem, éditions Delcourt) et Hauteville House (Fred Duval et Thierry Gioux, éditions Delcourt).


    Ile d'Ouessant
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    Ile d'Ouessant - du 17 au 21 août 2012 - 14e édition
    salon international du livre insulaire

    Dans l'Océan, il y a plus d'îles que de continents.

    Sur ces îles, vivent des écrivains, des éditeurs, des insulaires.

    Chaque année, ils convergent vers l'Archipel des Lettres : Ouessant, île bretonne de l'Iroise, pour présenter aux visiteurs leurs nouveautés littéraires.

    Antilles, Cuba, Haïti sont mises à l'honneur, réunies sous le titre « Caraïbes : Récifs et Récits. »

    Écrire, publier, diffuser ? un chemin parsemé de récifs comme les lectures d'aventures maritimes de notre enfance... Écrire en résidence à Ouessant, dans un sémaphore : récits de création de l'écriture insulaire. Ils écrivent, lisons-les.

    Les hommages littéraires seront consacrés à Joseph Zobel, aux dix ans d'amitiés entre Ouessant et la Nouvelle-Calédonie, au centenaire du Goncourt pour « Les filles de la pluie », mais pourquoi pas aussi aux îles à la dérive d'E. Hemingway, aux îles charnières, à Black Atlantique...

    Plus de 45 éditeurs mettront en lumière leurs ouvrages, souvent introuvables ailleurs : Caraïbes, Polynésie, Océanie, Corse, Réunion et Océan Indien, Madagascar et îles du Ponant.... Près de 80 auteurs seront présents pendant les cinq jours pour des rencontres, table-ronde, dédicaces, partager des moments avec chacun, entre la place de l'Église Saint-Pol-Aurélien et sûrement les 5 phares de l'île en nocturne.

    Ce salon est gratuit. Comment vous décrire ce salon, le seul dans le monde francophone consacré à la rencontre des littératures insulaires ? Il est au milieu de la mer, sur une île, et ne ressemblent à aucun autre.

    Tout le programme est consultable sur le site.

    On vous attend à l'arrivée du bateau.

    c'est vendredi à 16 h00...


    Le droit d’auteur est de notre responsabilité
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    « Un impératif : respecter le droit d’auteur », exige un rapport de l’Assemblée nationale (6 mars 2012). « Pour une industrie culturelle telle que l’édition, les droits d’auteur constituent le fondement de la reconnaissance juridique de la valeur qu’elle crée », proclame un avis du Conseil économique et social européen (CESE) (26 avril 2012). Après des années d’attaques injustifiées, le droit d’auteur revient à la mode. Nous ne pouvons que nous en féliciter, mais pourtant...»

    Un terme ambigu
    ...derrière ces affirmations, il reste un malaise lié à deux causes. D’une part, la confusion, volontairement entretenue, entre un droit d’auteur ab initio (celui de l’auteur sur son oeuvre) et un droit d’auteur par cession (celui de l’éditeur ou du diffuseur). Le CESE encourage ainsi la Commission européenne à entamer un dialogue stratégique entre représentants de l’édition, de l’industrie graphique et de l’industrie du papier, mettant l’accent sur l’industrie du livre au détriment de sa partie créative. D’autre part, le droit d’auteur ab initio, celui de l’auteur, serait accusé d’empêcher la numérisation ou la circulation de certaines oeuvres. S’agissant ainsi des œuvres « orphelines » (dont on ne parvient pas à retrouver les ayants droit), le CESE retient la suggestion, que nous estimons malheureuse, de permettre leur diffusion numérique sans autorisation préalable dès lors qu’on n’y recherche pas d’avantages commerciaux. La gratuité ne permet ni une numérisation de qualité, ni une recherche active des titulaires de droits (auteurs ou leurs héritiers), ni un dédommagement lors de leur réapparition. Elle conduit à considérer les livres « orphelins » sous droit comme un domaine public élargi. Quant à l’Assemblée nationale, elle rappelle, heureusementsans l’entériner, la suggestion du Comité des sages (à l’initiative de la Commission européenne) d’obliger l’auteur à une inscription préalable pour jouir de la totalité de ses droits.

    Le risque est bel et bien de voir le droit d’auteur justifié par sa dimension commerciale, et le rôle de l’auteur réduit à celui d’un trublion à la publication, sinon à la libre circulation des idées. On a vu ainsi se multiplier les demandes d’exceptions au droit d’auteur, et même apparaître l’étrange concept d’un « droit de l’exception » dans un régime juridique autonome «invocable devant le juge à égalité avec le droit de la propriété intellectuelle».

    Identifier les ayants droit
    Devant ce que nous continuons à ressentir comme une menace pesant sur nos droits fondamentaux, plusieurs attitudes sont possibles. Une interprétation stricte de l’autorisation préalable à la numérisation, en la fondant sur le droit moral, inaliénable et perpétuel (l’auteur « détermine le procédé de divulgation et fixe les conditions de celleci », art. L 121-2 du Code de la propriété intellectuelle), rigidifierait à l’excès le droit d’auteur et risquerait paradoxalement de le fragiliser. Qui pourrait soutenir, par exemple, que les oeuvres du domaine public ne pourraient être diffusées sur Internet qu’avec l’autorisation préalable d’un ayant droit inconnu ? On verrait dans ce cas se multiplier les exceptions au droit d’auteur !

    Défendre le « droit d’auteur à la française », c’est montrer qu’il n’est pas incompatible avec l’accès de tous aux oeuvres numérisées dans de bonnes conditions. C’est dans cette optique que nous sommes prêts à étudier tous les projets visant à favoriser l’essor du numérique, afin de les rendre compatibles avec le système de protection patiemment mis au point par le législateur. Cela suppose aussi une responsabilité de l’auteur, pour éviter que ses œuvres ne deviennent orphelines. Deux précautions simples pour que l’autorisation préalable de l’auteur demeure la règle et non pas l’exception : veiller à ce que ses éditeurs et les sociétés d’auteurs dont il est membre conservent constamment à jour ses coordonnées ; veiller à ce que ses ayants droit fassent de même, et qu’ils soient connus des éditeurs et des sociétés qui devront faire respecter leurs droits. C’est dans ce but que la Société des Gens de Lettres travaille depuis plusieurs années, avec le soutien de la SOFIA, à enrichir sa base des auteurs et de leurs ayants droit. Il est important que l’on puisse retrouver, même après la disparition de l’auteur, celui qui pourra autoriser ou interdire la diffusion de son œuvre. Défendre nos droits d’auteur, c’est d’abord nous mettre en mesure de les exercer nous-mêmes.
    Jean Claude Bologne
    Extrait de la Lettre de la SGDL N° 46


    Des livres de l’AENC exposés pour la première fois à la 108ème Foire de Paris
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    L’A.E.N.C. a exposé pour la première fois les livres remis par ses adhérents à la 108 ème Foire de Paris à la Porte de Versailles du 28 avril au 8 mai 2012 (édition de printemps). Elle a bénéficié à cette occasion de la logistique et du stand de la Maison des Artisans.

    Il est rappelé que la Foire de Paris représente le plus grand salon généralisé d’Europe. A l’issue de cette manifestation, ce sont plus de 620 000 personnes qui ont parcouru les allées de la Foire, soit plus de 4% de plus qu’en 2011 où avait été mis à l’honneur l’Outre-Mer.

    Il a été également constaté une forte attractivité des opérations Web notamment au travers du réseau Facebook avec 18 000 « fans ».

    L’importance de l’événement et du nombre des visiteurs avait incité l’A.E.N.C. à saisir l’opportunité d’y participer afin de mieux se faire connaître à l’extérieur et à rechercher un nouveau lectorat, ceci, sans avoir à supporter des frais.

    Le stand de la Maison des Artisans était installé dans le Pavillon n° 4, d’une surface de 4 000 m2 et abritant 200 exposants. Ce pavillon était destiné à faire découvrir le patrimoine touristique des Tropiques à travers l’Artisanat, la gastronomie et la culture.

    Les ouvrages de l’A.E.N.C. étaient disposés sur une étagère dédiée et étaient identifiés par un présentoir portant notre logo.

    Nous remercions chaleureusement la Maison des Artisans pour leur amabilité et leur précieuse assistance.


    Prix Goncourt du premier roman : François Garde
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    Les dix membres de l'Académie Goncourt ont distingué, le mardi 3 avril, le premier - et très beau - roman de François Garde, inspiré d'une histoire vraie, Ce qu'il advint du sauvage blanc,

    François Garde

    Né en 1959 au Cannet, François Garde préside aujourd'hui le tribunal administratif de Dijon. Il a accompli la majeure partie de sa carrière outre-mer, où il a été successivement secrétaire général adjoint de la Nouvelle-Calédonie, administrateur supérieur des terres australes et antarctiques françaises, et secrétaire général du gouvernement de Nouvelle-Calédonie.

    « Ce qu’il advint du sauvage blanc » de François Garde
    Éditions Gallimard, 330 p.,

    On ne sait si, de la véritable histoire de Narcisse Pelletier ou de celle imaginée ici, l’une est plus romanesque, mais force est de constater que ce destin est cousu de l’étoffe de l’extraordinaire. Il fallait néanmoins le talent d’un grand écrivain pour en faire ainsi ressentir la complexité, pour faire évoluer si finement les personnages, et pour prendre la mesure de l’épaisseur philosophique de cette réflexion sur l’existence.

    François Garde, qui signe là son premier roman, n’en manque pas, maîtrisant les scènes, aiguisant les descriptions et offrant une construction habile à ce roman à la beauté classique. Il choisit en effet de faire alterner deux récits : celui de l’arrivée du marin vendéen sur une côte australienne déserte et de son adoption par une tribu de sauvages locaux, et celui, épistolaire, adressé à son supérieur par le vicomte Octave de Vallombrun, membre de la Société de géographie, de la prise en charge de Narcisse une fois celui-ci enlevé à la tribu et rapatrié en France.

    Le lecteur est saisi par la violence du désarroi de ce garçon de 14 ans, son espoir de voir ses camarades revenir le chercher, l’abattement, et bientôt l’évidence de devoir s’accoutumer à ce monde étrange où il sera dénudé, tatoué et rebaptisé Amglo. S’il n’a pas de volonté scientifique et s’il ne s’est inspiré que lointainement de la véritable histoire de Narcisse Pelletier dont il décale la chronologie, l’auteur invente une tribu de 47 individus aux usages primitifs d’une grande vraisemblance. Importent plus les liens qui se nouent, les malentendus, et l’évolution du regard supérieur porté par l’homme blanc sur l’homme primitif.

    Octave de Vallombrun – honnête homme épris de science et de justice inventé par François Garde – s’interrogera jusqu’à la fin de sa vie sur son éventuelle fausse route, tournant autour de ces dix-sept années sur lesquelles Narcisse refuse de se confier (« parler, c’est comme mourir »), et au-dessus desquelles le lecteur saute d’un chapitre à l’autre.

    C’est en réalité un combat sans vainqueur possible que se livrent Narcisse et Amglo, jetés l’un et l’autre contre leur gré d’un monde vers l’autre et voués à « mourir de ne pas pouvoir penser à la fois ces deux mondes. Mourir de ne pas pouvoir être en même temps blanc et sauvage. »

    Avec subtilité, François Garde laisse le lecteur à ses émotions et à son jugement. Son roman n’est pas une nouvelle interprétation du livre de Daniel Defoe ; son Robinson est peut-être plus ténébreux et quelque part double, puisque le vénérable Octave se trouve à son tour isolé plus sûrement que sur une terre déserte, forcé de trouver ses propres outils. Narcisse, lui, exerce le charme discret d’un grand sage un peu facétieux. Il finira sa vie sur l’île de Ré, gardien de phare et marié, scrutant peut-être plus attentivement qu’un autre l’horizon devant lui.

    Sabine Audrerie
    La Croix.fr du 03/04/2012 :


    Journée mondiale du livre et du droit d’auteur 2012 - La traduction magnifiée sous toutes ses formes
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    L’édition 2012 de la Journée mondiale du livre sera célébrée lundi 23 avril courant.
    Placée cette année sous le signe de la traduction, elle sera une occasion de plus d’exalter la lecture, l’industrie éditoriale et la protection de la propriété intellectuelle.


    La Journée mondiale du livre de cette année est placée sous le signe de la traduction. Célébrée le 23 avril prochain, elle sera l’occasion d’exalter une fois de plus, la lecture, l’industrie éditoriale, la propriété intellectuelle.
    Pour l’édition de 2012, une place de choix sera réservée toutefois par l’Unesco, à l’Index Translationum qui commémore en passant, son quatre vingtième anniversaire.
    En effet, répertoire mondial des traductions qui alimente l’effort conjoint des responsables des bibliothèques nationales et des traducteurs, linguistes, documentalistes et autres informaticiens, le dit Index est le programme le plus ancien de l’organisation onusienne, précédant lui-même, la création de la dite organisation fondée elle en 1946.

    En effet, né en 1932 au sein de la Société des nations, l’Index Translationum contient dans sa version électronique, un peu plus de deux millions de données sur cinq mille auteurs et soixante dix huit mille maisons d’édition de cent quarante huit pays. Par exemple, «une recherche dans cette base de données unique en son genre permet de découvrir qu’Agatha Christie, Jules Verne et William Shakespeare sont les écrivains les plus traduits dans le monde (données cumulative depuis 1979)… ». Il est confirmé également à partir de ces annotations, que le «français, l’allemand et l’espagnol sont les langues vers lesquelles on traduit le plus de livres,… ». Pour les festivités de cette commémoration par ailleurs, il est prévu un débat entre experts au siège même de l’Unesco qui profitera d’ailleurs de l’occasion, pour lancer les activités officielles organisées dans le cadre de la Capitale mondiale du livre qui revient pour 2012,à la ville d’Erevan.

    La capitale arménienne choisie pour la «qualité et la variété du programme proposé… et qui est du reste, très détaillé, réaliste et ancré dans le tissu social de la vielle centrée sur les aspects universels et mettant en valeur, tous les acteurs de la chaîne du livre… ». Le titre de la Capitale mondiale du livre pour la petite histoire est accordé annuellement, à une «ville, en reconnaissance de la qualité des programmes municipaux pour promouvoir le livre et la lecture… ». Les villes choisies détiennent alors la distinction pendant trois cent soixante cinq jours, à partir du 23 avril.




    RDV DEDICACES
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    Les membres de l'AENC sont invités à la Grande librairie de
    Boulouparis les 12 et 13 mai afin de dédicacer leurs ouvrages.


    Analyse de la SGDL… Sur la loi sur la numérisation des livres indisponibles du XXe siècle
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    La loi sur la numérisation des livres indisponibles du XXème siècle
    La loi sur les livres indisponibles du XXème siècle propose de rendre à nouveau disponibles les livres publiés en France avant le 1er janvier 2001 et qui ne font plus l’objet d’une diffusion commerciale par un éditeur, ni imprimée, ni numérique (environ 500 000 titres). La liste de ces oeuvres sera établie par la BnF et fera l’objet d’une publicité indispensable à l’information des auteurs avant toute numérisation, puisque les titulaires de droit auront la faculté de ne pas entrer dans ce dispositif, mais devront effectuer la démarche. A défaut, les droits seront exercés par une société de perception et de répartition, gérée à parité par des auteurs et des éditeurs, et les livres concernés feront l’objet d’une numérisation par la BnF et d’une exploitation par l’éditeur d’origine ou un tiers.
    La SGDL considère qu’il s’agit d’un projet équilibré, qui apporte à l’auteur des garanties sur le respect de ses droits et qui définit clairement les obligations de l’éditeur. Les questions qu’il soulève n’ont pas été esquivées et ont fait l’objet de réponses satisfaisantes.

    I - Pour l’auteur, les intérêts majeurs de la loi
    1/ Dans tous les cas
    s’il choisit de rester au sein du dispositif, l’assurance d’une nouvelle diffusion de ses livres indisponibles et d’une rémunération à hauteur de 50% minimum sur les droits recouvrés par une société de gestion collective paritaire auteurs/éditeurs ; le projet ne concerne que les livres indisponibles, pour lesquels il ne percevait donc jusque-là aucun revenu en droits d’auteur ;
    le droit, s’il le souhaite, de refuser la numérisation et la diffusion pour tous ou certains de ses livres indisponibles, dans une période de six mois à compter de la publication de la liste des oeuvres concernées, sans obligation d’exploitation ;
    le droit de sortir à tout moment du dispositif s’il juge que l’exploitation numérique des oeuvres porte atteinte à son honneur ou à sa réputation, sans indemnisation de sa part ;
    l’exploitation numérique est sans influence sur ses possibilités de récupérer ses droits sur le livre imprimé en cas d’épuisement ;
    les attributs du droit moral restent préservés dans tous les cas

    2/ Si l’auteur a récupéré ses droits pour l’exploitation « papier »
    il récupère 100% des droits d’auteur issus de l’exploitation de l’ouvrage par la société de gestion collective, s’il choisit de rester dans le dispositif ;
    il peut s’opposer à une exploitation exclusive par l’éditeur d’origine ;
    il peut à tout moment sortir du dispositif et garde toute sa liberté sur les modalités d’exploitation de ses oeuvres, par lui-même ou par un tiers

    3/ Si l’auteur n’a jamais cédé ses droits numériques ou s’il les a récupérés
    il peut sortir à tout moment du dispositif et garder toute sa liberté sur les modalités d’exploitation de ses oeuvres, y compris dans le cas où les droits pour l’exploitation « papier » seraient toujours détenus par l’éditeur

    II - Les obligations de l’éditeur
    1/ Si l’éditeur et l’auteur ont choisi d’entrer dans le dispositif de gestion collective
    l’éditeur doit diffuser le livre dans les trois ans suivant sa notification d’acceptation de l’exploitation ;
    l’exploitation du livre par l’éditeur dans le cadre de ce dispositif ne préjuge pas de son obligation d’exploitation permanente et suivie : l’auteur garde donc la faculté de récupérer ses droits pour l’exploitation imprimée, dans les conditions prévues actuellement par le Code de la Propriété intellectuelle ;
    l’éditeur peut sortir à tout moment du dispositif, mais avec l’accord de l’auteur

    2/ Si l’éditeur a choisi de ne pas entrer dans le dispositif
    l’éditeur a, contrairement à l’auteur, l’obligation d’exploiter le livre dans les deux ans suivant sa notification de sortie du dispositif

    Pour toutes ces raisons, la SGDL a soutenu ce projet depuis le départ. Malgré les critiques que peut susciter un dispositif compliqué, dont la lecture du texte de loi ne permet pas d’appréhender toutes les modalités, nous n’y trouvons que de nouvelles opportunités pour les auteurs concernés et le déblocage d’une situation absurde qui enfermait ces livres dans les réserves des bibliothèques.

    III - Les réponses aux questions des auteurs
    1/ Ce dispositif, fondé sur le retrait et non sur l’autorisation préalable, préserve-t-il suffisamment les droits de l’auteur ?
    Des garanties argumentées ont été apportées par le Ministère de la Culture sur la constitutionnalité du dispositif, en particulier sur l’absence d’accord exprès des ayants droit. Les conditions de constitutionnalité ont été respectées :
    le dispositif obéit à des fins d’intérêt général ;
    le droit moral demeure intact ;
    la présomption d’accord est réfragable selon une procédure simple ;

    une rémunération est prévue et doit être versée même si l’intéressé se manifeste ultérieurement

    Il ne s’agit donc pas d’un dispositif équivalent à celui mis en place par Google, les éditeurs et les auteurs américains dans le cadre du Settlement du 28 octobre 2008, qui faisait suite au procès sous forme d’action collective engagé par les éditeurs et les auteurs américains contre Google puisque :
    c’est l’ensemble du corpus des livres indisponibles qui sera numérisé et diffusé sur base du dépôt légal à la BnF ;
    les « entrefilets » (snippets) parce qu’ils portent atteinte au droit moral (intégrité de l’oeuvre) n’ont pas été autorisés.
    l’auteur a la possibilité de sortir avant toute numérisation et diffusion du livre ;
    l’auteur percevra une rémunération pour l’exploitation de ses livres

    Nous rappelons par ailleurs que la SGDL est intervenue volontairement, ainsi que le Syndicat national de l’Édition, au procès intenté en 2006 par les Éditions La Martinière à Google, qui numérisait des ouvrages sans autorisation préalable et dans des conditions jugées par les magistrats du Tribunal de Grande Instance de Paris le 18 décembre 2009 comme attentatoires au droit moral des auteurs.
    2/ Comment savoir si je dispose de mes droits sur une oeuvre indisponible imprimée ?
    Le corpus concerné est constitué des livres commercialement indisponibles, et non des seules oeuvres épuisées. L’indisponibilité ne signifie pas que les auteurs ont automatiquement récupéré les droits sur ces livres pour une exploitation imprimée. Il leur faut pour cela avoir effectué une démarche consistant à démontrer l’épuisement des stocks, ou avoir reçu une lettre de leur éditeur les informant qu’il leur rendait les droits. Ces cas restent marginaux au regard des 500 000 titres concernés. Rappelons que si l’auteur désire effectuer ces démarches sur des livres numérisés dans le cadre de cette loi, cela lui reste loisible : la loi stipule en effet que cette exploitation numérique spécifique ne préjuge pas de l’exploitation permanente et suivie du livre imprimé. Rappelons également que les auteurs qui avaient récupéré leurs droits ne pouvaient utiliser la maquette de l’éditeur, devaient financer eux-mêmes la numérisation et compter sur leurs seuls moyens pour assurer la diffusion, gratuite ou payante. Ils pourront, s’ils restent dans le dispositif, faire financer la numérisation par la BnF et recevoir 100% des droits perçus par la société de gestion. Les difficultés énumérées ci-dessus expliquent sans doute que la plupart des auteurs qui ont récupéré leurs droits ont rarement exploité leurs propres titres. Ce nouveau dispositif est donc pour eux sécurisant tout en restant avantageux.
    3/ Comment savoir si je dispose de mes droits numériques ?
    Seul le contrat d’édition (ou un avenant, ou un courrier de l’éditeur) peut le garantir. Si les droits numériques n’ont pas été explicitement cédés, ils demeurent à l’auteur. Si les droits numériques ont été cédés sans contrepartie (rémunération propre à ce support d’exploitation), un avenant est nécessaire avant toute exploitation par l’éditeur (en dehors de ce nouveau processus), mais ces droits cédés sont bloqués sauf décision d’un tribunal. Si ces droits ont été cédés de manière trop vague, en particulier dans une « clause d’avenir » (« sur tout support connu ou inconnu, présent ou à venir »), la cession serait contraire aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle et l’auteur devrait pouvoir disposer de ses
    droits. À noter que dans ce dernier cas, aucune jurisprudence ne donne pour l’instant une totale sécurité. Il est préférable de demander conseil avant toute exploitation.
    4/ Ce dispositif englobe-t-il les oeuvres orphelines ?
    Le dispositif de gestion collective s’appliquera également aux oeuvres présumées orphelines, c’est-à-dire aux livres dont le ou les titulaires de droits n’auront pu être retrouvés et qui feront donc également l’objet d’une rémunération pour leur exploitation. Cette rémunération servira notamment à la recherche des ayants droit de ces oeuvres. Dans l’hypothèse où ces derniers ne seraient toujours pas retrouvés dix ans après la date de la première exploitation, la société de gestion collective pourra autoriser à titre gratuit une exploitation de ces oeuvres par les bibliothèques publiques. Toutefois, si l’un des ayants droit se fait connaître postérieurement à cette autorisation, il peut obtenir le retrait de cette autorisation gratuite. La possibilité, grâce à ce projet, de financer une recherche diligente des ayants droit qui ne soit pas de façade est un des intérêts majeurs de ce dispositif.
    5/ Serai-je averti de la numérisation et de la diffusion de mes livres ?
    Si la SGDL est largement favorable à ce projet, elle est pleinement consciente de la nécessité, pour tous, de veiller à ce que les moyens d’information des auteurs, et de leurs éditeurs, soient suffisants pour permettre, dans la période de six mois, à ceux qui le souhaiteraient de ne pas entrer dans le dispositif. Les associations et les sociétés d’auteurs auront un rôle particulier à jouer pour assurer cette information auprès du plus grand nombre. Ce n’est pas la loi, mais un décret qui définira ces moyens, mais les éditeurs comme les sociétés d’auteurs devront veiller à avertir les auteurs concernés.
    6/ Les éditeurs qui exploiteront dans le cadre du droit de priorité seront-ils rémunérés en plus de leurs revenus d’exploitation ?
    Non. C’est une question qui a été soulevée, puisque les revenus de la société de gestion collective seront répartis entre auteurs et éditeurs, et qu’une priorité sera donnée à l’éditeur d’origine pour l’exploitation. Il conviendra donc de veiller, au sein de la société de gestion et de répartition, à ce que, lorsque les éditeurs d’origine diffuseront eux-mêmes les livres, ils ne perçoivent pas deux fois sur les revenus d’exploitation : en tant qu’exploitant et en tant que titulaire de droit. Il est entendu que le partage à 50% - 50% ne pourrait intervenir que dans les cas où c’est un tiers qui exploite. La SGDL sera particulièrement vigilante sur ce point, qui a été posé comme une condition nécessaire à son accord.
    7/Le droit d’auteur est-il inaliénable ?
    Une pétition lancée contre cette loi a pour titre « Le droit d’auteur doit rester inaliénable ». Rappelons que le droit d’auteur se compose d’un droit moral qui est inaliénable mais aussi de droits patrimoniaux (reproduction et représentation) qui, eux, sont bien évidemment cessibles. Il est donc inexact de parler d’inaliénabilité des droits patrimoniaux, car cela conduirait purement et simplement à interdire tout contrat d’édition, fondé sur la cession de ces droits. La loi sur la numérisation des livres indisponibles du XXe siècle ne porte explicitement que sur les droits patrimoniaux et garantit par conséquent l’inaliénabilité du droit moral. Il va de soi que la SGDL s’opposerait immédiatement à toute tentative d’aliénation de ce droit qui naîtrait d’une interprétation abusive du texte de loi. Si elle regrette que le vaste mouvement né de cette pétition soit fondé sur la confusion entre les deux composantes du droit d’auteur, elle se réjouit de l’attachement des auteurs à l’inaliénabilité du droit moral et au souhait fréquemment exprimé par les signataires de voir
    la publication numérique assortie d’une rémunération juste et équitable. Cet élan donne une réponse claire à la volonté exprimée au niveau européen de résoudre le problème des oeuvres orphelines par une nouvelle exception au droit d’auteur. Pour la Société des Gens de Lettres, c’est une raison supplémentaire d’appuyer un projet qui prévoit une rémunération substantielle de l’auteur.
    8/ L’ayant droit est-il dépossédé de ses droits ?
    Bien évidemment non. Des commentaires excessifs ont parlé de « confiscation », voire de « propriété nationale » à propos de cette loi. Or le mot « cession » n’est pas utilisé. L’ayant droit fait apport à la société de perception et de répartition (qui est une société civile soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle) de ses droits, que celle-ci exerce pour lui. C’est précisément parce qu’elle n’est pas cessionnaire des droits que la SPRD agréée doit être explicitement investie de la qualité pour agir en justice. C’est une des principales différences entre cette loi et le principe de l’exception, qui prive l’auteur d’une partie de ses droits.



    Autour du dernier film d’Aki Kaurismaki, « Le Havre » (2011)
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    Enfin de l’art !

    Ceci n’est pas une étude critique du film d’Aki Kaurismaki. Ce chef d’oeuvre – je pèse mes mots – mérite une attention soutenue. Pour apprécier le travail stylistique et la composition des détails et pour démentir les apparentes simplicités et lenteurs, j’aurais aimé avoir eu le luxe, le privilège et le loisir de le regarder au moins trois fois pour pouvoir analyser et revenir sur certaines séquences. À première vue, Aki Kaurismaki raconte une histoire de résistance d’un artiste rangé du côté des exclus, des humbles et des petits. En surface, le scénario raconte une rébellion contre les exclusions des sans papiers et migrants d’Afrique – exclusions organisées par les règles juridiques des démocraties parlementaires. Mais résumer le film à une histoire c’est manquer l’émotion que procure le travail esthétique et la manière dont les images racontent le récit. Aki Kaurismaki ne filme pas les séquences-actions. Le public conditionné par le cinéma spectacle risquera de s’ennuyer du fait que les scènes d’action sont délibérément suggérées. Robert Bresson pratiquait ce style et s’en était expliqué dans son essai, « le cinématographe » ; le cinéma-action manque l’essence du cinématographe. Les acteurs doivent être des actants. Le cinéma-spectacle, dans sa dimension américaine, survalorise les actions et les acteurs. Le film d’Aki Kaurismaki pense avec des images. Tout est exprimé par l’écriture cinématographique. Le fait que Jean-Pierre Léaud, l’acteur fétiche de Jean-Luc Godard et François Truffaut, incarne le personnage du délateur est une référence précise d’un cinéaste qui parle de l’histoire du cinéma avec des images. L’art pour l’art de Truffaut à partir de « La nuit américaine » et l’art par implication politique de Godard à partir de « la Chinoise » avait la même conséquence : l’image devient une cause et un prétexte. La polémique des deux cinéastes avait pris en otage leur acteur fétiche. Aki Kaurismaki pratique une éthique ou politique de l’image et une esthétique impliquée. Le film parle de lui-même. On aurait tort de croire que le choix de Léaud soit de l’ordre du hasard. On aurait tort de prendre à la légère la réhabilitation ou plutôt l’actualisation du rock avec la mise en scène de Little Bob. Qui joue son personnage et qui ne peut jouer sur scène que si sa femme revient puisqu’elle est sa muse. Little Bob ancien rockeur des seventies françaises accepte de jouer pour une cause : collecter 3000 euros pour payer le passeur qui sauvera le jeune noir. Passager clandestin en route vers sa mère, travailleur immigrée à Londres. Le Havre est le port d’attache et de détachement. Affirmons-le ! Aki Kaurismaki va à l’essence même d’une oeuvre. En pleine mondialisation ou capitalisme des démocraties parlementaires, le film décrit des résistances au quotidien de petites gens contre les exclusions, internements et persécutions. Mais le cinéaste ne le fait ni avec indignation ni avec contestation. La résistance est active et créatrice. Le film fait parler et agir les humbles et les petits contre les puissances de ce monde. En montrant qu’un flic (dont le personnage est incarné par Jean-Pierre Daroussin) peut, contre les ambitions d’une carrière, participer à ces formes discrètes de rébellion.

    Détails et contretemps,


    Voici un écrivain au nom prédestiné de « Marx » qui sacrifie la vanité de l’écriture pour devenir cireur de chaussures au Havre. Les cireurs de chaussure peuvent entendre « le sermon sur la Montagne » prétexte-t-il. Il est au service de la cause des humbles et des petits. L’évangile selon Mathieu était le plus proche du peuple d’après l’écrivain Maurice Clavel. La manière de filmer est à contre-temps. Contre la vitesse du XXIe siècle – la machine folle de l’Occident disait Tjibaou – Aki Kaurismaki plante sa caméra dans un bistrot où règne les conversations ordinaires et de terroirs franchouillards, dans une gare où travaillent les deux cireurs, l’écrivain déclassé et un franco-vietnamien, ou encore sur le trottoir à la sortie d’un marchand de chaussures à la clientèle huppée. Les décors évoquent l’atmosphère des films contemporains de la seconde guerre mondiale. La caméra-stylo pour reprendre Bresson taille des portraits, de véritables tronches du peuple avec les expressions accentuées par les émotions. Il y a de la vélocité dans ces apparentes lenteurs. Silence ! On tourne et ce qui est donné à voir est le mouvement : des affects, des émotions, des traits d’humour. Lorsque le flic (« Daroussin ») entre dans le bistrot pour enquêter à la recherche du petit black en fuite, il règne un silence – celui du fondateur des éditions de Minuit, Vercors, le silence de la mer. Aki Kaurismaki réussit avec virtuosité à filmer ce silence. Celui de la résistance. Je disais que rébellion et résistance ne sont pas exprimées de manière morose. Il y a de l’humour. L’humour des minorités qui se gaussent des puissants. Le personnage principal cherche auprès des camps de rétention le grand-père du jeune africain en fuite. Il affirme aux policiers qu’il est son cousin et qu’il est albinos. Un peu comme la vie est belle mais avec le génie cinématographique en plus, Aki Kaurismaki filme l’horreur des persécutions quotidiennes avec humour. Il réussit à mettre sur le même plan trois choses en apparence distinctes : les persécutions des enfants juifs sous l’occupation nazie, les porteurs de valise pendant la révolution algérienne et les actuelles rétentions des migrants étrangers. Il réussit à le faire par une minutieuse construction des décors, du détail et une précision mécanique du mouvement et des jeux des actants – plutôt qu’acteurs. Ce film bouscule les conventions et normes cinématographiques convenues. Langage châtié sans populisme (faisant penser au cinéma français de la nouvelle vague), mouvement soutenu et lent (Fassbinder, Bresson) et précision du détail et du décor. Il y a de tout dans ce film.

    Par Hamid Mokaddem




    13e Salon international du Livre insulaire
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    Ouessant, l’île qu’on aime

    Le 13e Salon international du livre insulaire d’Ouessant s’est tenu du 20 au 24 août 2011, avec pour thème Les îles en M’, les îles qu’on aime. L’archipel calédonien y a été mis à l’honneur à travers Maré, île en M’ ; et l’Association des écrivains de la Nouvelle-Calédonie via notamment un article de presqu’une page dans le quotidien régional Le Télégramme de Brest.

    Comme à l’accoutumée, c’est un accueil très chaleureux qui a été réservé aux deux auteurs de l’AENC présents, Anne Bihan et Samir Bouhadjaj, par l’association CALI, organisatrice du salon, tant par ses principaux responsables, Isabelle Le Bal, présidente d’honneur et fondatrice du salon, Joël Richard, président, que par l’ensemble des bénévoles impliqués dans la mise en œuvre de cet événement hors norme. Ils ont participé à des débats et lectures qui ont été bien suivis.

    La qualité du compagnonnage qui unit depuis 2002 la Nouvelle-Calédonie et Ouessant s’est traduite également par un soutien très efficace et pragmatique au plan logistique.
    Il a permis pour la deuxième année consécutive la mise en place d’un beau stand calédonien (auparavant, les livres calédoniens étaient mis en vente sur le stand de libraires présents au salon). Le bilan est positif : la vente de livres calédoniens a été multipliée par deux par rapport à 2010.

    Le lien établi entre Nouvelle-Calédonie et Ouessant est d’évidence profond, durable ; il émet un rayonnement bien au-delà de la période du Salon lui-même, au fil de la communication faite tout au long de l’année par Ouessant. Ce lien se traduit très concrètement par l’existence d’une page Nouvelle-Calédonie sur le site du Salon du livre insulaire, ce qui nous donne une belle visibilité. Notre participation à ce Salon demeure donc importante en tant qu’auteurs et au titre de Lire un pays. Elle fait pleinement partie du calendrier littéraire calédonien.

    Deux événements auront pour finir marqué cette édition 2011 :

    - La remise à l’éditeur Bruno Doucey du Grand prix des îles du Ponant pour l’anthologie Outremer – Trois océans en poésie. Elle a été l’occasion d’évoquer la place de la Nouvelle-Calédonie dans cet ouvrage. Et la parution prochaine chez cet éditeur, qui sera présent au SILO 2011, des recueils de deux poètes de Nouvelle-Calédonie membres de l’AENC, Anne Bihan et Imasango.

    - La remise à Henry Le Bal et Yann Queffélec, pour leur livre beau et profond, L’Île nue, d’un prix exceptionnel, unique et sauvage, lors d’une cérémonie joyeusement improvisée par tous les amoureux, auteurs et éditeurs, du Salon d’Ouessant. Une surprise faite aux intéressés et aux organisateurs bien entendu, puisqu’il s’agissait de saluer, avec l’œuvre d’un grand poète et d’un peintre remarquable, leur engagement et à travers lui – le thème de cette 13e édition s’y prêtait –, l’île la plus aimée de tous les insulaires : Enez Eusa / Ouessant.


    La lettre N° 43 de la SGDL


    Canicule sur le droit d'auteur…
    Il fut un temps où l’on profitait de l’été pour annoncer en douce des mesures impopulaires qui auraient risqué, à un autre moment, les foudres médiatiques. Aussi n’est-ce pas sans méfiance que nous avons appris l’accord définitif entre Google et Hachette Livre, le 28 juillet, et celui entre Google et le groupe La Martinière, le 25 août. Pourtant, pour ce qu’il est permis d’en savoir, il s’agit de deux bonnes nouvelles, qui témoignent du souci exprimé par le géant américain de mieux respecter le droit d’auteur à la française. Le second accord, en particulier, marque la fin de la procédure engagée par La Martinière. En conséquence, la SGDL ne peut que se réjouir de la validation du jugement de première instance qui avait condamné Google pour acte de contrefaçon.
    Alors, pourquoi reste-t-il un malaise ? Parce qu’une annonce précipitée, presque à la sauvette, couverte par le secret commercial, laisse toujours planer le doute sur les dessous des cartes ? A cause de quelques expressions maladroites, que nous avons commentées dans notre propre communiqué du 30 août ? Parce que ces accords, en reportant sur les éditeurs la responsabilité de négocier rapidement avec leurs auteurs, risquent tout simplement de déplacer le problème ?
    Souvenons-nous des difficultés que le Conseil Permanent des Ecrivains (CPE) a rencontrées, au printemps, pour faire entendre les justes demandes des auteurs sur les conditions d’une cession numérique. Ou, peut-être, parce que ces deux accords sur la numérisation et la diffusion des œuvres indisponibles coïncident trop bien avec une actualité chargée en la matière ?
    Au moment où la future proposition de loi sur les livres indisponibles du XXe siècle arrive à maturité ; où un accord sur le même sujet vient d’être signé au niveau européen ; où le Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique (CSPLA), s’est saisi des délicats dossiers des œuvres orphelines et de l’adaptation du contrat d’édition au monde numérique, tout cela constitue un faisceau serré qui nous invite à une vigilance de tous les instants.

    La Société des Gens de Lettres est depuis le début engagée dans cette réflexion. Membre du CSPLA et des deux commissions qui se sont mises en place cet été ; membre du CPE qui a négocié au printemps avec le SNE ; membre de l’European Writers Council (EWC) qui a signé l’accord européen sur les œuvres indisponibles ; intervenante volontaire dans le procès gagné en première instance contre Google ; représentant les auteurs dans le groupe de travail constitué au ministère de la Culture et de la Communication sur les livres indisponibles du XXe siècle, elle est la mieux à même de comprendre l’articulation de ces dossiers et d’y défendre les droits des auteurs. Surtout, son indépendance lui donne une totale liberté de parole.

    Cette indépendance, c’est vous qui l’assurez. Contrairement à une idée reçue, la SGDL n’est pas un établissement public. Structure privée, ne bénéficiant d’aucune subvention ni d’aucun mécénat, elle vit sur ses fonds propres et ne dépend que d’elle-même. C’est-à-dire de vous. A travers vos représentants, c’est vous qui siégez au CPE, au CSPLA, à l’EWC, qui discutez avec les pouvoirs publics ou avec le SNE. Par votre adhésion, vous nous donnez la légitimité de notre mandat et les moyens financiers de notre action. Dans cette période cruciale pour la défense de nos droits, nous en avons plus que jamais besoin. L’adhésion se fait souvent par le bouche à oreille : en parlant de la SGDL autour de vous, en mobilisant vos amis auteurs, vous serez les acteurs du changement qui se profile en 2012 dans l’exercice de nos droits. Le monde numérique appartiendra à ceux qui le prendront en main : chacun de vous peut et doit y concourir..

    Jean Claude Bologne


    Le Grand prix du livre insulaire d’Ouessant 2011 pour « Outremer… »
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    Le Grand prix du livre insulaire 2011 vient d’être attribué à l’anthologie Outremer – Trois océans en poésie, établie par Christian Poslaniec et Bruno Doucey.
    Ci-dessous, quelques extraits du mot de remerciement prononcé par Bruno Doucey lors de la remise du prix ce 21 août :
    « À travers ce prix qui m’est remis, c’est d’abord un travail d’équipe qui est récompensé (…) Plus encore, ce sont les 80 auteurs de ce tour du monde en poésie que le jury du salon du Livre insulaire de Ouessant vient ainsi de saluer. Poètes venus de tous les horizons du monde francophone, de Saint Pierre et Miquelon à Mayotte, des Antilles à la Polynésie française, de la Réunion à Wallis et Futuna, témoignant de la richesse, souvent insoupçonnée, des poésies d’Outre-mer. Enfin, par ce prix, c’est à la poésie elle-même qu’un vibrant hommage est rendu. Que cet événement soit pour nous, frêle embarcation en voyage sur les trois océans de la diversité humaine, l’occasion de rappeler ce en quoi nous croyons le plus fortement : la poésie ne permet pas seulement de tisser des liens entre les êtres, les générations, les cultures ; elle est un art de l’hospitalité, un art de vivre ensemble, le cap de plus avancé d’une utopie familière, la possibilité d’une patrie en archipel. »
    Le jury du salon international du livre insulaire de Ouessant était présidé cette année par Jean Métellus.


    journée mondiale du livre
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    Le 23 avril est consacré journée mondiale du livre par l’Unesco.
    Le 23 avril 1616, disparaissaient Cervantès, Shakespeare et Garcilaso de la Vega dit l’Inca. Ce 23 avril marque aussi la naissance, ou la mort d’éminents écrivains comme Maurice Druon, K. Laxness, Vladimir Nabokov, Josep Pla ou Manuel Mejía Vallejo.
    C’est pourquoi, cette date ô combien symbolique pour la littérature universelle, a été choisie par la Conférence générale de l’UNESCO afin de rendre un hommage mondial au livre et à ses auteurs, et encourager chacun, en particulier les plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter l’irremplaçable contribution des créateurs au progrès social et culturel.
    L’idée de cette célébration trouve son origine en Catalogne (Espagne) où il est de tradition d’offrir une rose pour l’achat d’un livre.
    Le succès de cette initiative dépend essentiellement du soutien que peuvent lui apporter les milieux intéressés (auteurs, éditeurs, libraires, éducateurs et bibliothécaires, institutions publiques et privées, organisations non gouvernementales et médias) qui sont mobilisés dans chaque pays par l'intermédiaire des Commissions nationales pour l'UNESCO, les associations, centres et clubs UNESCO, les réseaux d'écoles et de bibliothèques associées et tous ceux qui se sentent motivés pour participer à cette fête mondiale.
    A cette occasion, nous rendons nous aussi un vibrant hommage aux livres et aux auteurs en Nouvelle-Calédonie et de part le monde.


    LETTRE DE LA SGDL N° 41
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    Article de Jean-Claude Bologne
    Le printemps du droit d'auteur

    Les droits numériques n'ont jamais connu une telle actualité.

    En réponse à l'interpellation de plusieurs députés, le ministre de la culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, évoquait le 28 décembre les négociations entre le CPE et le SNE et assurait qu'il serait « attentif au déroulement de ces échanges qui devraient permettre d'encadrer de manière équilibrée les usages contractuels concernant l'exploitation numérique des oeuvres ». Le 26 octobre, le sénateur David Assouline (PS) avait déposé un amendement à la proposition de loi sur le prix unique du livre numérique tendant à garantir aux auteurs « une rémunération juste et équitable dans le cadre de l'exploitation de leur oeuvre sur support numérique ». Tout en demandant à la commission de la culture et de l'éducation de l'Assemblée nationale, le 2 février, le retrait de cet amendement pour des raisons d'opportunité, le député Hervé Gaymard (UMP) appuyait notre demande : « les auteurs souhaitent donc légitimement bénéficier d'un taux de rémunération supérieur en pourcentage à celui du livre imprimé ». Il a renouvelé cet engagement, avec l'ensemble des députés et le ministre de la Culture, le 15 février, en votant un amendement exigeant pour les auteurs une rémunération juste et équitable. Une telle unanimité dans les discours politiques pourrait presque nous donner confiance. Pourquoi soudain une telle attention à nos droits ? C'est que l'effort législatif s'est concentré, cette année, sur le livre électronique. Les soutiens nous arrivent de tous les côtés de l'échiquier politique... mais chacun espère que les négociations privées entre auteurs et éditeurs éviteront de passer par la voie législative.

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    Les éditeurs, pas plus que les auteurs, ne peuvent rater le grand virage du numérique.

    Ils ont été nombreux, en ce début d'année, à souligner l'importance d'un accord sur ce sujet entre auteurs et éditeurs ; le protocole signé par Google et Hachette-Livre pour la numérisation de certaines œuvres sous droit a, quant à lui, rappelé la nécessité de conclure rapidement des avenants. Qu'en est-il dans la pratique ? Après une tribune parue dans le Monde du 21 janvier, qui appelait à un dialogue tout en suggérant qu'« un livre ne change pas de nature en changeant de support », Antoine Gallimard, président du Syndicat national de l'édition (SNE), précisait une semaine plus tard que « le taux numérique peut être aujourd'hui supérieur au taux papier dont bénéficie effectivement l'auteur pour une même oeuvre ». Un petit pas dans les négociations ouvertes depuis le mois de novembre entre le SNE et le Conseil permanent des écrivains (CPE). D'autres ouvertures ont suivi, en particulier sur la possibilité d'un « bon à diffuser » numérique, sur le regroupement des clauses numériques dans un article séparé (à défaut de contrat distinct), sur la possibilité de récupérer les droits numériques faute d'exploitation effective (à défaut de contrat à durée limitée). Le 13 janvier, lors d'un bilan d'étape, le CPE a estimé que ces bases étaient suffisantes pour continuer la discussion dans l'espoir d'un accord finalisé au Salon du Livre. Nous devons rester optimistes, même si les avancées sont faibles par rapport aux attentes des auteurs.
    C'est dans ce contexte que les cinq signataires, le 1er décembre, d'une tribune dans le Monde ont convoqué une assemblée générale des écrivains qui a réuni le 4 février une centaine d'auteurs à l'Hôtel de Massa. Des débats paisibles pour des revendications fermes, qui soutiennent les négociations que nous continuons à mener : les auteurs ont clairement montré qu'ils se sentent concernés par leurs droits numériques. Prenant le nom de « collectif du 4 février », ils ont décidé de se réunir régulièrement et de multiplier les tribunes pour faire connaître leurs positions.

    Le printemps s'annonce comme celui des droits d'auteur. Un printemps de promesses ; à nous de veiller à en cueillir les fruits.
    Jean Claude Bologne


    Salon du livre de Chaumont 2010
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    Avec pour thème les littératures insulaires, le 8e Salon du livre de Chaumont, ville de Champagne-Ardennes dont Luc Chatel, ministre de l’Education, est le maire, aura permis la rencontre d’une trentaine d’auteurs venus de tous les océans. Parmi eux, deux écrivains de Nouvelle-Calédonie, Denis Pourawa et Anne Bihan.
    Ils ont à cette occasion retrouvé avec joie les poètes Bruno Doucey ou James Noël, qui furent tous deux invités du Salon international du livre océanien ; le jeune romancier et éditeur malgache Johary Ravaloson et l’historien Eric Auphan, spécialiste des îles de Bretagne dans la littérature, l’un et l’autre déjà rencontrés à Ouessant ; et un autre familier du SILO, l’éditeur et auteur Gilles Colleu. Ce dernier était accompagné d’une jeune illustratrice polynésienne, Ahuura Supply, avec laquelle il vient de cosigner un très bel album jeunesse intitulé La Petite fille nue.
    De belles rencontres se sont aussi nouées, avec Ananda Devi, écrivain majeur de l’île Maurice, Joëlle Ecormier de la Réunion, Salim Hatubou des Comores, Fabienne Kanor pour la Martinique, Karla Suarez de Cuba, mais aussi les Haïtiens Louis-Philippe Dalembert et Gérald Bloncourt, exceptionnel poète, photographe, plasticien, dont la vie et l’oeuvre embrasent quelques 84 ans de notre histoire et plusieurs révolutions... Et bien d’autres auteurs encore.
    Accueil chaleureux, organisation sans faute, librairie sous chapiteau présentant un remarquable catalogue autour de la matière insulaire, animation de très haut niveau : sous la houlette de son délégué général Joël Moris, le Salon de Chaumont est un événement à taille humaine, permettant de très nombreux échanges entre écrivains et avec un public qui, durant trois jours, n’aura cessé d’être au rendez-vous et de suivre avec passion l’ensemble des débats.
    Qu’il s’agisse d’explorer l’envers des cartes postales qui collent à la peau des îles ou d’aller creuser au coeur des tensions qui traversent aujourd’hui des territoires tels Cuba, Haïti ou plus sourdement peut-être mais tout aussi sûrement les archipels de l’océan Indien, ce salon a été une invitation riche et pertinente à croiser notre regard Pacifique avec celui d’autres voix poétiques et insulaires.


    A la rencontre de la première Cité du livre
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    Escale découverte : les littératures de Nouvelle-Calédonie, tel était le thème central de la Nuit du livre 2010 organisée les 7 et 8 août à Bécherel, petite commune d’Ille-et-Vilaine en Bretagne, qui fut il y a plus de vingt ans la première Cité du livre créée en France.

    A l’origine de ce rendez-vous, une rencontre, celle de notre ami poète Denis Pourawa, en résidence en Métropole depuis le début de l’année 2009, avec un village qui compte quelques trente libraires, éditeurs, relieurs, etc. Il avait été rejoint pour la circonstance par Catherine Laurent et Anne Bihan.

    La Nuit du livre attire chaque année en août à Bécherel un public très nombreux, public de lecteurs qui jusque tard dans la nuit suivent la manifestation (littéraires, musicales, festives), achètent des livres, échangent sur les terrasses.

    La présence d’auteurs calédoniens y était attendue et bien annoncée, avec dans tout le village de sympathiques panneaux indiquant « La Nouvelle-Calédonie c’est par ici… par là… tout proche… », etc.

    L’inauguration de l’Escale découverte a donné lieu à un échange de coutumes, en présence du maire de Bécherel, d’élus et de professionnels du livre, tout particulièrement Yvonne Prêteseille, présidente du comité de concertation de Bécherel et responsable du café-librairie Gwrizienn, et Odile Daniélou, de la librairie Arc-en-ciel, coordonnatrice de l’escale Nouvelle-Calédonie.

    Trois temps forts avaient été organisés ; ils ont été suivis par un public attentif et curieux : rencontre-lectures sous l’arbre dans les jardins du gîte de Paulette Sagnol le samedi après-midi ; rencontre-débat en intérieur le samedi soir ; apéritif littéraire le dimanche midi chez Edith Guimard, responsable du café-librairie de la Porte Saint-Michel.

    Un certain nombre de personnes se sont déplacées à Bécherel, parfois de fort loin, pour suivre cet événement : un petit groupe de la communauté kanak de Rennes ; des personnes ayant peu ou prou un lien avec le pays.

    Nos livres ont été accueillis dans les librairies Gwrizienn, Arc-en-ciel et Porte St-Michel, mais également aux Perséides, chez un jeune éditeur libraire, Thomas Ruymbeke, qui a prolongé l’événement en créant entre ses murs un rayon Outre-mer spécial Nouvelle-Calédonie.

    A l’issue de la manifestation, les organisateurs ont réitéré leur désir de ne pas en rester là et souhaité des partages durables avec la Nouvelle-Calédonie, qui suscite d’évidence un fort désir de découverte.

    En cette fin d’année, dans le cadre du projet de création d’une Maison du livre à Bécherel, ce souhait vient d’être renouvelé.

    Pour en savoir +


    Un geste coutumier pour redire le lien
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    Du 18 au 22 août, les Îles de Bretagne étaient les invitées d’honneur de la 12e édition du Salon international du livre insulaire d’Ouessant qui, pour la première fois, prenait pour thème son propre territoire, après avoir couru toutes les mers du globe.

    Dans le même temps, le lien littéraire et de fraternité qui unit Ouessant et la Nouvelle-Calédonie affirmait plus que jamais, au fil de ce salon, sa solidité et sa profondeur ; il s’illustrait par la présence sur l’île de cinq auteurs de l’AENC : Catherine Laurent, Anne Bihan, Denis Pourawa, Hamid Mokaddem et Roland Rossero.

    Le jeudi 19 août, sur la scène du salon, un geste coutumier était porté par Denis Pourawa, accompagné de la délégation calédonienne, pour redire ce lien. En retour, Isabelle Le Bal, présidente d’honneur, et Joël Richard, président de l’association CALI, organisatrice du Salon, réaffirmaient leur engagement et remettaient un « geste » à l’intention de la Nouvelle-Calédonie, geste à transmettre au Gouvernement calédonien, et tout particulièrement à sa vice-présidente en charge de la culture et auteure, Déwé Gorodé. Un échange de coutume et de tissu possible cette fois parce que désormais Ouessant, Enez Eusa en Breton, a son tartan, dûment homologué par la Scottish Tartans Society.

    Le samedi 21 août au matin, un Café littéraire remarquablement conduit par l’auteur Henry Le Bal, sur le thème des littératures de Nouvelle-Calédonie était, de l’avis de nombreux visiteurs et exposants, particulièrement bien accueilli.

    Tout au long du salon, c’est par ailleurs un très bel espace qui était dédié au livre calédonien, sous l’égide du pôle Lire un pays avec lequel l’association CALI, organisatrice du salon, avait signé une convention exceptionnelle afin de prendre le relais de celle reconduite chaque année avec l’AENC pour l’accueil de deux auteurs calédoniens. Un merci tout particulier à Christiane Le Néen, bénévole du salon, qui aura de bout en bout assuré aux côtés des auteurs présents la gestion de ce stand.

    D’autres temps forts donnaient à l’Océanie une place particulière : conférence de Gilbert David sur les 30 ans d’indépendance du Vanuatu ; remise du Grand prix des îles du Ponant au livre de Valérie Vattier et Vincent Guigueno consacré au phare Amédée.

    Des retrouvailles marquaient aussi ce salon 2010 avec des auteurs dont la trajectoire humaine et littéraire a rencontré celle de la Nouvelle-Calédonie : Jean-Claude Bourdais, à l’origine du lien entre Ouessant et la Nouvelle-Calédonie ; Eric Fougère, présent sur le stand des éditions Fédérop dont il dirige désormais une collection.

    De nouveaux liens se tissaient enfin, avec une mention particulière pour ceux noués avec la délégation de l’Ile de la Réunion. Avec la mise en service récente d’une ligne directe d’Air Austral entre la Nouvelle-Calédonie et la Réunion, s’est exprimé le souhait mutuel de voir s’ouvrir d’autres lignes, littéraires celles-là, entre les deux archipels et leurs deux océans.

    Un grand merci une fois encore à Ouessant, à tous ses habitants, ses bénévoles, et à sa présidente d’honneur et fondatrice Isabelle Le Bal, pour leur accueil et tous les partages.

    Pour en savoir +


    Remise de Sillages d’Océanie 2009
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    Au lendemain de la fête de la citoyenneté, célébrée le 24 septembre 2010, avec un faste particulier sur la Place du Mwaka à Nouméa, en présence des délégations mélanésiennes du Pacifique venues participer durant une quinzaine de jours au 4ème Festival des Arts Mélanésiens, l’AENC a présenté à la Maison du Livre de Nouvelle-Calédonie, le second volume de Sillages d’Océanie qui, par lui-même, constitue un enjeu collectif offrant à chacun des auteurs un espace d’expression et de liberté.
    Dans ce florilège de textes inédits allant du théâtre à la poésie, en passant par la nouvelle ou les articles de réflexion, tous ont tenu à ce que Sillages d’Océanie 2009 accueille aussi, dans une volonté de partage, les écrivains de Polynésie, du Vanuatu de Wallis & Futuna et même de Nouvelle-Zélande de sorte que les voix océaniennes se conjuguent ici et s’entendent aussi ailleurs.
    En présence de F. Ohlen, président de la MLNC, Jean Vanmai, au nom de l’Association des Ecrivains, a remis gracieusement au vice-recteur, M. Ives Melet, 196 exemplaires de cet ouvrage destinés aux établissements du second degré.
    Témoins d’un pays et d’une époque nos écrivains, d’horizons littéraires très différents, espèrent apporter ainsi leur contribution, afin de permettre aux élèves des collèges et lycées, mais également à leurs enseignants, de mieux connaître les écritures « Pacifique » et leurs auteurs.
    Souhaitons également que la lecture de cet ouvrage ayant pour thème la devise du pays : "Terre de parole, terre de partage", leur suscitera non seulement de l'intérêt et le plaisir de lire, mais aussi et, pourquoi pas, celui d’écrire ?...


    GOOGLE et la SGDL - article de Valérie Barthez
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    LETTRE DE LA SGDL N° 39

    SUR LES DIFFERENTES AFFAIRES GOOGLE

    Rappelons qu’il y a, à ce jour, deux affaires Google. Cela a pu parfois prêter à confusion.

    D’une part, il y a la procédure lancée aux Etats-Unis en septembre 2005 par l’Authors Guild, la plus large association d’écrivains américains, suivie de près par les éditeurs américains, contre Google accusé de vouloir exploiter des œuvres numérisées sans l’autorisation des ayants droit.
    Pour des raisons liées aux spécificités de cette procédure, cette dernière s’étendait à l’origine à tous les ouvrages protégés par le droit d’auteur pouvant se trouver sur le territoire américain. A la suite d’une forte mobilisation des auteurs et des éditeurs, ce règlement ne s’étend plus à tous les livres étrangers présents sur le territoire américain.

    D’autre part, il y a, en France, la procédure initiée par le groupe La Martinière en juin 2006, à laquelle le SNE et la SGDL sont intervenus volontairement. Le tribunal de grande instance de Paris s’est prononcé le 18 décembre 2009, condamnant Google pour atteinte aux droits patrimoniaux et au droit moral.

    Il y a donc bien deux procédures totalement distinctes, mais dont l’origine est commune : c’est la numérisation et la mise en ligne par Google, sous forme d’extraits et parfois en intégralité, d’ouvrages encore protégés par le droit d’auteur.
    Ces numérisations nécessitaient une autorisation préalable des auteurs et des éditeurs. Google est passé outre.

    QU’EN EST-IL AUJOURD’HUI DE LA PROCEDURE AUX ETATS-UNIS?

    Actuellement, un projet de règlement entre les trois parties (Authors Guild, Association of American Publishers et Google) prévoit les conditions de numérisation des œuvres et de rémunération des auteurs et des éditeurs. Il n’a toujours pas été validé par le juge américain, conformément à la procédure.

    ET LA PROCEDURE FRANÇAISE ?

    Le jugement du Tribunal de Grande Instance du 18 décembre 2009 a donné raison à La Martinière, au SNE et à la SGDL en condamnant Google pour contrefaçon d’œuvres. Il était important de faire reconnaître que la loi française s’appliquait bien au litige, car le premier argument de Google était d’affirmer que la loi américaine devait s’appliquer à cette affaire. Sur ce point, le tribunal a suivi les demandeurs. La loi française reposant sur le principe d’autorisation préalable, le juge a prononcé la condamnation. Google a fait appel à ce jugement, rien n’est encore définitif aujourd’hui.

    En outre, n’oublions pas que, grâce à l’intervention de la SGDL dans la procédure, l’atteinte au droit moral a été retenue par le juge et en particulier le fait que « l’affichage d’extraits d’œuvres (…) tronquées de façon aléatoire et sous forme de bandeaux de papier déchirés porte atteinte à l’intégrité des œuvres ».

    La Société des Gens de Lettres est très attachée à la défense du droit moral, qu’elle est seule à pouvoir invoquer devant un tribunal, pour la défense de l’intérêt collectif des auteurs de l’écrit.
    Par , Par Valérie Barthez, juriste de la SGDL.
    Découvrir le site : le site sgdl


    Présentation de la Maison du Livre
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    Texte :

    L’idée d’une Maison Célières rénovée dédiée au livre et à la littérature calédonienne date de 2001. Dès l’origine, il apparaît nécessaire que les acteurs calédoniens du livre disposent en propre d’un lieu consacré à la création et à la réflexion, interface avec le grand public, mais aussi outil au service des professionnels.
    Dans cette perspective, la Maison du Livre de Nouvelle-Calédonie se veut tout à la fois :
    - Un lieu patrimonial médiatique et emblématique (connu de tous et facilement repérable depuis la rue) à protéger et à transmettre aux générations futures ;
    - Un centre contemporain de ressources (base de données actualisée : catalogue et ensemble des livres parus librement consultables, mise à disposition du public de tous les contacts, aide et accueil des permanents) à vocation territoriale et ouvert à tous ;
    - Un pôle de création (résidences d’écrivains, ateliers d’écriture et/ou de reliure d’art) ;
    - Un Pôle d’animation (programmation d’une saison avec des actions à mener sur l’année en et hors les murs, à Nouméa, dans l’intérieur et jusqu’aux îles) ;
    - Un carrefour de réflexion et d’échanges entre des collectivités et des associations qui fonctionnent la plupart du temps indépendamment les unes des autres.
    Le but de la Maison du Livre est, en effet, de fédérer, de mettre en réseau et en synergie (sur le plan local, comme à l’international, en liaison avec des organismes de même nature) les multiples partenaires du livre - sans pour autant se substituer aux structures déjà existantes et à leurs missions - afin de renforcer la coordination des acteurs du livre dans leurs projets à moyen et long terme.
    Ainsi, l’un des enjeux majeurs de la Maison de Livre est de contribuer à développer en Nouvelle-Calédonie une politique concertée du livre et de la lecture, par la mise en place d’une réflexion et d’une coopération suivie entre les principaux acteurs du livre, privés (éditeurs, écrivains, animateurs de la lecture, diffuseurs-distributeurs, libraires…), associatifs, ou publics (gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, provinces, Mission aux Affaires culturelles, ville de Nouméa, bibliothèques, médiathèques).
    La MLNC organise sur place (ou dans des lieux d’accueil, partout en Nouvelle-Calédonie), diverses manifestations : signatures, causeries, résidences, stages, ateliers, rencontres entre les acteurs du livre et le grand public.
    Dans le même esprit, la MLNC doit faciliter l’accès à l’information et au conseil, apporter un soutien logistique aux auteurs débutants ou non, valoriser le patrimoine littéraire local, et bien sûr, susciter le goût de lire et le plaisir d’écrire.
    Elle constitue, en outre, pour les associations membres et les écrivains invités et/ou en résidence, un lieu de réunion, de création et d’animation. Ils disposeront sur place de tout l’équipement nécessaire (téléphone, fax, Internet haut débit, photocopieuse, ordinateurs, imprimantes, scanner).

    Blog : http://maisondulivrenc.blogspot.com/
    Facebook : http://www.facebook.com/
    Identifiant : Maison Du Livre NC

    La Maison Célières - Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie
    21, route du Port-Despointes - Faubourg-Blanchot - Nouméa


    James Noël…
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    James Noël invité d’honneur
    du 4e Café littéraire à la Maison du Livre

    La Maison du Livre et l’Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie ont organisé, le 18 juin dernier, leur 4e Café littéraire à la maison Célières, avec comme invité d’honneur le poète haïtien James Noël, actuellement en résidence d’écriture de six semaines à la MLNC.

    De nombreuses plumes ont pu s’exprimer pour dire leurs textes ou leurs poèmes face au public : Nicolas Kurtovitch, Nicole Perrier, Imasango, Hamid Mokaddem ou Jean Vanmai, avec des préceptes de Tchouang Tseu suivis d’une création désopilante de Woody Allen : La Vie à l’envers.

    À l’issue du spectacle, l’espace auteurs a été officiellement inauguré dans le pavillon d’angle, à l’arrière du bâtiment, et un sympathique cocktail a réuni tous les participants et leurs invités autour du verre de l’amitié.


    Ca vient de sortir ...

    Lu dans la presse métropolitaine :
    Dans son numéro du mois de novembre 2009, le bimensuel Flash Infos Magazine vient de consacrer un article à notre ami Jean Vanmai pour son dernier roman « J’aimais trop l’argent », publié aux Editions Dualpha à Paris.



    La SGDL a osé attaquer Google....


    La SGDL a osé attaquer Google :
    Elle a gagné !

    2009 finit en beauté pour le droit d’auteur et pour la SGDL !
    En effet, seule association d’auteurs au monde à attaquer Google devant les tribunaux pour atteinte au droit moral, la Société des Gens de Lettres vient de gagner son procès. En reconnaissant nos prérogatives, la justice nous donne raison, et nos confrères européens ne manqueront pas d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Ce n’est pas faute d’avoir cherché à discuter avec les représentants en France de l’illustre société californienne, dès avant le lancement du programme « Google Recherche de Livres » (à ne pas confondre avec la bibliothèque numérique « Google Books »). Mais une forme d’autisme intellectuel ayant frappé nos interlocuteurs, il fut impossible de leur faire entendre que diffuser tout ou partie du contenu de nos livres sur Internet sans notre autorisation relève de la contrefaçon.
    À moins d’admettre que, au nom d’une sorte d’« usage juste » (le fair-use en droit américain), la loi en vigueur aux USA doit s’imposer sur tous les continents. Et tant pis si le site concerné est rédigé en français, et diffuse des livres français protégés depuis le territoire français.
    Mais dans quel but Google exploite-t-il ce qui nous appartient ? Tout simplement pour rentabiliser au maximum le moteur de recherche le plus consulté dans le monde, puisque, grâce aux liens publicitaires, c’est une manne qui tombe du ciel, sans pour autant profiter ni aux écrivains, ni à leurs éditeurs. Or, à la différence du copyright anglo-saxon, le droit d’autoriser ou d’interdire la communication au public de nos œuvres sur tout support, y compris sur le Web, est notre prérogative d’auteurs.

    Quel intérêt a aussi le lecteur dans la reconnaissance du droit d’auteur ?

    En ces temps où l’extrait immédiatement livré sur écran a valeur d’œuvre, il est à la mode
    de proclamer que la liberté de l’internaute a force de loi. Mais de quelle liberté s’agit-t-il pour des lecteurs exigeants ? Est-ce celle d’aborder chaque sujet, non en fonction de la pertinence des livres indexés, mais selon leur fréquence de consultation sur « Google Recherche de Livres » ? Est-ce le plaisir de voir l’esprit même de nos propres ouvrages altéré par une profusion de mots-clés qu’aucun d’entre nous n’a choisis ? Est-ce, par exemple, le désir de voir associé Amitiés et Rencontres de Jules Romain au site Internet www.meetic.com et autres sites sur le même thème ? À moins que ce ne soit la volonté de découvrir des contenus tronqués et démantelés qui modifient le sens d’une œuvre et font courir le risque à chacun de s’y référer en dépit du bon sens ? Ou bien est-ce la satisfaction d’accéder en un « clic » à des
    œuvres dégradées, telles Le rouge et le noir de Stendhal, dont la numérisation est de si mauvaise qualité que la lecture en devient impossible ? À moins que l’on n’ait la naïveté
    de croire que de tels usages favorisent l’achat des livres d’origine…
    En nous permettant d’être financièrement indépendants de toute tutelle, le droit d’auteur nous rend libres de créer et d’exprimer la pensée originale qui nourrit le savoir et l’imaginaire collectifs. Seul son respect, tel que le consacre la condamnation de Google, sommé d’arrêter
    sa numérisation sauvage, sauvegarde la fiabilité de chaque livre. C’est lui qui maintient l’intégrité et l’universalité de notre patrimoine culturel.
    Merci à tous de le répéter !
    Pour notre part, nous sommes prêts à discuter avec Google d’un programme de numérisation
    respectueux du droit de chacun…

    La Lettre de la SGDL N° 36 Décembre 2009
    Directeur de la publication : Alain Absire
    Responsable éditoriale : Cristina Campodonico


    Salon International du Livre Océanien
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    SILO 2009.
    Du 3 au 7 septembre s’est déroulé à l’Hôtel Tieti Tera et à la Salle omnisports de Poindimié la quatrième édition du Salon International du Livre Océanien.
    Espace de rencontre entre auteurs, éditeurs, professionnels du livre et grand public, le SILO se définit également comme une occasion d’échange avec des invités prestigieux, pour certains extérieurs au monde francophone.
    Ont ainsi été accueillis cette année : Madeleine Monette (Canada), Corinne Albaut, Alban Bensa, Gilles Colleu, Bruno Doucey, Fred Duval, Benoît de l’Estoile, Jean-Hugues Oppel et Sarah Turkety (France), Larry Thomas (Fidji), James Noël (Haïti), Moetai Brotherson et Jimmy Ly (Polynésie française), Thomas C. Spear (USA), Marcel Meltherorong (Vanuatu).
    L’AENC a été largement représentée parmi les invités locaux, avec Anne Bihan, Samir Bouhadjadj, Déwé Gorodey, Claudine Jacques, Nicolas Kurtovitch, Catherine Laurent, Firmin Mussard, Frédéric Ohlen, Roland Rossero, Jean Vanmai et Paul Wamo.
    Tables rondes, communications, cafés littéraires et séances de dédicaces se sont succédés à un rythme soutenu à l’Hôtel Tieti Tera, cependant qu’écrivains, plasticiens et comédiens rencontraient les scolaires à la Salle Omnisport. Enfin, le prix Popaï est venu récompenser Roland Rossero pour son roman Nomad’s Land dans la catégorie auteurs calédoniens de fiction adulte et Bernard Berger pour Le Petit Marcel Illustré dans la catégorie auteurs calédoniens de fiction jeunesse.


    Salon International du Livre Insulaire d’Ouessant 2009
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    Organisé sur l'île d'Ouessant depuis 1999, le quatrième week-end d'août, le Salon International du Livre Insulaire, rassemble les écrivains et les éditeurs des îles.
    Du mercredi 19 août au dimanche 23 août 2009, s’est déroulée la 11ème édition de ce Salon du Livre Insulaire.
    Les organisateurs ont choisi de mettre à l’honneur cette année la littérature des îles francophones de l’Atlantique nord.
    En particulier les îles du Québec, les archipels de la Madeleine et de Saint-Pierre et Miquelon.
    Les différentes écritures des îles en provenance du monde entier étaient rassemblées autour du thème Francophon’iles.
    Derrière ce mot-valise, se cache en vérité la volonté de faire un état des lieux de la francophonie littéraire insulaire.
    Un hommage a été rendu à l’écrivain originaire de l’île de Crète : Nikos Kazantzakis.
    Rendez-vous avait été donné au public dès l’ouverture de la manifestation pour la remise du Prix du livre insulaire (voir le palmarès dans notre rubrique « Concours ».
    Puis eurent lieu durant les cinq jours du salon des conférences, des cafés littéraires et de nombreuses lectures autour des îles.


    FESTIVAL DE LA BANDE DESSINEE ET DE L’IMAGE
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    FESTIVAL DE LA BANDE DESSINEE ET DE L’IMAGE

    LES 8 ET 9 AOUT A BOULOUPARIS.


    La Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie.
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    Symbole du Nouméa d’autrefois, la Maison Célières renaît aujourd’hui de ses cendres. Ainsi ressuscitée, elle est devenue depuis le vendredi 6 mars 2009 la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie et sera désormais dévolue à l’action artistique et culturelle, via le développement du livre et de la lecture. Auteurs, éditeurs, libraires, tous ceux pour qui le livre rime avec cœur et passion, ont investi les lieux pour en faire le point de départ d’un nouveau rayonnement. La Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie, installée dans ces locaux chargés d’ans et d’histoire, devient désormais un centre contemporain de ressources, un pôle de création et d’animation, un carrefour de réflexion et d’échanges entre les collectivités et les associations. Afin de bien marquer le début de cette aventure, le grand public a été invité à participer à une semaine de préfiguration. Animations autour du livre et de l’écriture, spectacles, rencontres, expositions. La Maison Célières, située au Faubourg Blanchot, s’est subitement et à nouveau éveillée au milieu de la ville.


    Café littéraire à la Maison du Livre
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    Le jeudi 12 mars 2009, dans le cadre de la préfiguration de la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie, la bibliothèque Bernheim, la Maison du Livre et l’Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie organisaient un café littéraire dans les jardins de la Maison Célières. Une cinquantaine de personnes assistaient à cette soirée (la deuxième du genre pour l’AENC).
    Dès 18 h30, sous les guirlandes des Chevaux de vent et les frondaisons de l’arbre à pommes-Cythère, la séance a été ouverte musicalement par notre artiste bien connu : Jimmy Oedin.
    Se sont produits par la suite, en alternance avec les chansons de Jimmy : Muliava Vaimua (un poème dont la force virile a saisi les spectateurs), Anne Bihan (Extractions et Triptyque insulaire), Frederic Ohlen (deux poèmes inspirés par la mer : Sur une bouée du navire La Monique et À bord du Saint-Antoine). Frederic a lu également (Baptême de l’air), un texte de Jean Vanmai. Évariste Wayaridri interprétait ensuite (chanson La Monique d’Abraham Manané, en nengone*, concernant la disparition du caboteur éponyme, commentée de façon émouvante par Louis-José Barbançon et F. Ohlen). Nicolas Kurtovitch (L’Heure du marché à Wellington), Samir Bouhadjadj (J’ai fait un cauchemar), Joël Paul (lecture d’un chapitre de son roman Le Calédonien), Tristan Derycke (Le Harceleur du marché), Firmin Mussard (La Saveur du crabe mou).
    L.- J. Barbançon a clôturé enfin le café littéraire avec L’Art de la déduction.
    La prestation du duo J. Oedin et Johanna, sa fille, a été très appréciée du public. Les chansons ont contribué à créer une ambiance particulière, propice au recueillement, à la détente, à l’écoute.

    * Nengone : langue de l’île de Maré


    Ouverture du blog de Paul Wamo
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    En Calédonie, cet outil web permettra au public de Paul (et aux personnes qui ne le connaissent pas encore)

    d'avoir accès à différentes informations sur ses créations, son actualité, ses projets...

    Vous pourrez suivre son parcours, ses interventions et lui laisser des messages (commentaires et lien Contact).

    Découvrez le :paulwamo.com


    Bibliothéque Bernheim
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    Retrouvez tous les événements de la bibliothèque Bernheim dans notre rubrique rendez-vous et notez bien que les inscriptions au concours de slam 2009 seront closes le 7 mai - consulter ici les détails....


    SALON DU LIVRE DE PARIS 2009
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    L’invité d’honneur cette année : le Mexique
    Le Salon du Livre de Paris qui a eu lieu du 13 au 18 mars à la Porte de Versailles a été le rendez-vous de la richesse de l’édition française et internationale. Convivial et familial, avec ses 500 stands, ses 1.200 éditeurs et ses 3.000 auteurs, il constituait l’évènement culturel majeur en ce début de printemps. Le stand de l’Océanie regroupant la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie, le Vanuatu et Wallis & Futuna était situé au cœur de l’Espace Outre Mer. Jean Vanmai et Denis Pourawa représentaient notre association. Jacqueline Exbroyat ainsi que Anne Pitoiset, invitées par la Maison de la Nouvelle-Calédonie, dédicaçaient également à notre stand durant le salon. Nos auteurs et les responsables du stand, notamment Cathie Manné, ont noté que les lecteurs tout comme les amis de la N-C étaient venus nombreux cette fois-ci. Ces visiteurs étaient non seulement ravis de pouvoir acheter des livres du Pacifique et de les faire dédicacer. Mais surtout de pouvoir parler en toute liberté avec les auteurs francophones de l’Océanie.


    PARTENARIAT ENTRE L’A.E.D.E. & LA MAISON DE LA NOUVELLE-CALEDONIE
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    Lors du cocktail d’inauguration du jeudi 12 mars a eu lieu à Paris au Salon du Livre, stand de l’Océanie, la signature d’un partenariat établi entre la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris et l’A.E.D.E. afin de promotionner les ouvrages calédoniens en France.
    En l’absence du président de l’A.E.D.E resté à Nouméa, Cathie Manné, chargée de mission, et Joel Viratelle, le directeur de la Maison de la N-C, ont tous deux signé ce protocole.
    Nous avons pu constater durant notre séjour que la Maison de la N-C répond parfaitement à nos attentes. Tant sur le plan logistique, sur l’efficacité que sur la bonne humeur de l’équipe.
    Nous avons eu cette fois l’impression d’être réellement chez nous…


    Au Salon du livre de Montréal : « Lire un pays… »
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    La Nouvelle-Calédonie était venue à la rencontre d’un autre… le Québec.

    L'édition 2008 du Salon du livre de Montréal qui s’est tenue du 19 au 24 novembre à la place Bonaventure, a placé le livre au cœur de la vie montréalaise pendant six jours.
    Elle a mis en évidence le thème de "L'amour au cœur du livre".
    Arlette Peirano, Bernadette Herlin, Denis Pourawa et Jean Vanmai ont participé à cet immense salon.
    C'était un grand moment. Parce que non seulement les 130.000 visiteurs ont pu découvrir beaucoup de livres. Mais en plus, c'était une occasion en or de visiter une immense librairie avec ses 900 stands, 1400 auteurs et 1500 éditeurs.
    Le stand de la Nouvelle-Calédonie avait attiré de son côté bon nombre de visiteurs.
    Ceux qui rêvaient d’exotisme, de soleil, de sables chauds, de belles plages, en plein cœur de l’hier canadien…


    Dewe Gorode à l’honneur à Stockholm !

    L'écrivain français Prix Nobel de littérature 2008, Jean-Marie Gustave Le Clézio a fait samedi 6 décembre l'apologie de la littérature universelle dans son discours de réception prononcé à Stockholm.
    Voici un extrait de ce discours intitulé : « Dans la forêt des paradoxes ».

    … Il m'est resté beaucoup plus que de la nostalgie, la certitude que la littérature pouvait exister, malgré toute l'usure des conventions et des compromis, malgré l'incapacité dans laquelle les écrivains étaient de changer le monde. Quelque chose de grand et de fort, qui les surpasse, parfois les anime et les transfigure, et leur rend l'harmonie avec la nature. Quelque chose de neuf et de très ancien à la fois, impalpable comme le vent, immatériel comme les nuages, infini comme la mer. Ce quelque chose qui vibre dans la poésie de Jallal Eddine Roumi, par exemple, ou dans l'architecture visionnaire d'Emanuel Swedenborg. Le frisson que l'on éprouve à lire les plus beaux textes de l'humanité, tel le discours que le chef Stealth des Indiens Lumni adressait à la fin du dix-neuvième siècle au Président des Etats-Unis, afin de lui faire don de la terre : « Peut-être sommes nous frères... »
    Quelque chose de simple, de vrai, qui n'existe que dans le langage. Une allure, une ruse parfois, une danse grinçante, ou bien de grandes plages de silence. La langue de la moquerie, les interjections, les malédictions, et tout de suite après, la langue du paradis.
    C'est à Elvira* que j'adresse cet éloge - à elle que je dédie ce Prix que l'Académie de Suède me remet. À elle, et à tous ces écrivains avec qui - ou parfois contre qui j'ai vécu. Aux Africains, Wole Soyinka, Chinua Achebe, Ahmadou Kourouma, Mongo Beti, à Cry the Beloved Country d'Alan Paton, à Chaka de Tomas Mofolo.. Au très grand Mauricien Malcolm de Chazal, auteur, entre autres de Judas. Au romancier mauricien hindi Abhimanyu Unnuth, pour Lal passina (Sueur de sang), la romancière urdu Hyder Qurratulain pour l'épopée de Ag ka Darya (River of fire). Au Réunionnais Danyèl Waro, le chanteur de maloyas, l'insoumis, à la poétesse kanak Dewé Gorodé qui a défié le pouvoir colonial jusqu'en prison, à Abdourahman Waberi le révolté. À Juan Rulfo, à Pedro Paramo et aux nouvelles du El llano en llamas, aux photos simples et tragiques qu'il a faites dans la campagne mexicaine. À John Reed pour Insurgent Mexico, à Jean Meyer pour avoir porté la parole d'Aurelio Acevedo et des insurgés Cristeros du Mexique central. À Luis González, auteur de Pueblo en vilo. À John Nichols, qui a écrit sur l'âpre pays dans TheMilagro Beanfield War, à Henry Roth, mon voisin de la rue New York à Albuquerque (Nouveau Mexique) pour Call it Sleep. À J.P. Sartre, pour les larmes contenues dans sa pièce Morts sans sépulture. À Wilfrid Owen, au poète mort sur les bords de la Marne en 1914. À J.D. Salinger, parce qu'il a réussi à nous faire entrer dans la peau d'un jeune garçon de quatorze ans nommé Holden Caufield. Aux écrivains des premières nations de l'Amérique, le Sioux Sherman Alexie, le Navajo Scott Momaday, pour The Names. A Rita Mestokosho, poétesse innue de Mingan (Province de Québec) qui fait parler les arbres et les animaux. À José Maria Arguedas, à Octavio Paz, à Miguel Angel Asturias. Aux poètes des oasis de Oualata, de Chinguetti. Aux grands imaginatifs que furent Alphonse Allais et Raymond Queneau. À Georges Perec pour Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ? Aux Antillais Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau, au Haitien René Depestre, à Schwartz-Bart pour Le Dernier des justes. Au poète mexicain Homero Aridjis qui nous glisse dans la vie d'une tortue lyre, et qui parle des fleuves orangés des papillons monarques coulant dans les rues de son village, à Contepec. À Vénus Koury Ghata qui parle du Liban comme d'un amant tragique et invincible. À Khalil Jibran. À Rimbaud. À Emile Nelligan. À Réjean Ducharme, pour la vie.

    • Elvira : une conteuse amérindienne.

    Extrait de l’article publié par LEXPRESS.fr, le 08/12/2008.



    N’attendez pas que les poètes meurent…


    Le monde vient de perdre deux grands poètes en quelques mois : Aimé Césaire et Mahmoud Darwich... Deux voix aussi singulières qu’universelles, aussi profondément enracinées dans une culture qu’ouvertes à toutes les autres.
    Pourquoi faut-il qu’en France les poètes meurent pour avoir droit à la une des journaux et aux hommages des politiques ? Pourquoi ces êtres qui aspirent à partager leur humanité et consacrent leur vie à chercher les mots “justes” de notre langue fraternelle ne trouvent pas leur juste place dans notre société ?
    On dit que dans certains pays d’Orient, d’Afrique et d’Amérique Latine, les poètes remplissent les places et les stades, que la lecture de leurs œuvres ressemble à de grandes communions populaires dont on ne revient plus comme avant.
    En France, un tel tableau est inimaginable! La langue française serait-elle moins puissante et la tradition poétique plus pauvre en France?! La réponse négative va de soi.
    Selon une idée répandue, il faudrait un contexte exceptionnel pour l’éclosion massive de la poésie : la poésie pousserait mieux sur une terre de dictature, de guerre, d’occupation... D’où le succès d’un Neruda, d’un Césaire et d’un Darwich. Les circonstances confèrent à ces poètes des accents de prophètes, car ils incarnent et exaltent l’identité nationale et la souffrance d’un peuple. Il est vrai qu’en France, les derniers poètes populaires sont les poètes dits « de la Résistance » (Aragon, Eluard, Prévert).
    Est-ce à dire que dans la France d’aujourd’hui, il n’y a aucun sujet de révolte, aucune inquiétude ressentie collectivement ? Nulle injustice, nulle inégalité, nulle discrimination, nul racisme, nulle pauvreté, nulle indifférence ou complaisance envers d'autres pays ? Et au-delà des interrogations et tensions sociales, les questions existentielles (la vie, l’amour, la mort, l’exil...) seraient-elles résolues une fois pour toutes, pour tout le monde ?
    Pourtant - nous en faisons régulièrement l’expérience - parfois un poème de quelques vers a plus d’impact qu’un long essai philosophique ou politique. Il n'explique pas tout mais suggère bien plus. On me rétorquera aussi qu’en France, la faute de ce divorce revient aux poètes eux-mêmes, que s’ils ne déplacent pas les foules c’est qu’ils écrivent des poèmes illisibles tout au plus appréciables par quelques universitaires. C’est le cas en effet de quelques poètes dont l’œuvre apparaît hermétique pour le plus grand nombre.
    L’ennui c’est que cette image caricaturale recouvre de son ombre tous les autres poètes et la Poésie toute entière. Les poètes, en majorité, ne vivent ni « dans les nuages », ni « dans leur Tour d’Ivoire », ni « à la Cour du Roi Soleil »... Ils vivent au milieu des hommes et veulent de tout cœur parler à leurs semblables ; ce sont des travailleurs et des citoyens avec les mêmes problèmes que tous, ils regardent autour d’eux et ne perdent pas l’autre de vue lorsqu’ils écrivent.
    C’est le cas de nombre de poètes dont je suis. Nous écrivons dans la solitude mais nous vous entendons au fond de cette solitude et espérons vivement le moment du partage.
    Nous avons besoin de vous pour vivre et pour écrire. Et nous aimons lire nos poèmes de vive voix devant vous, vivants que nous sommes, comme vous.
    N’attendez pas que les poètes meurent pour aller à leur rencontre.


    Azadée Nichapour


    Article publié dans le bulletin N° 30 de la SGDL


    SALON DU LIVRE FRANCOPHONE DU PACIFIQUE


    Village francophone Salle d’honneur de la mairie de Nouméa Du mercredi 29 octobre au samedi 1er novembre 2008

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    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Nicolas Kurtovitch devient le lauréat 2008
    du Prix international de poésie Antonio Viccaro

    « Il ne s’agit pas de reprendre les sentiers des années passées,mais celui, totalement original et unique qu’on imagine être le nôtre… »

    Extrait de Littératures et caméléons,
    éditorial de la revue Encre marine n°5
    Association des écrivains de la Nouvelle-Calédonie
    (Trois-Rivières, Québec, Canada, le 28 août 2008)

    Le Festival International de la Poésie et
    le Restaurant aux Trois canettes sont heureux d’annoncer que le poète de la Nouvelle-Calédonie,
    Nicolas Kurtovitch,
    devient le lauréat 2008 du Prix international de Poésie Antonio Viccaro. Ce
    prix a été créé en 1991, afin de saluer l’oeuvre d’un poète du monde toujours vivant. Ce dernier
    sera l’un des invités d’honneur du 24e Festival International de la Poésie qui se déroulera du 3 au
    12 octobre 2008 à Trois-Rivières.
    À l’instar du poète mexicain Jaime Sabines et du poète québécois Gaston Miron, Nicolas
    Kurtovitch, de Nouvelle-Calédonie, écrit des poèmes de piéton. Sa poésie est celle de "l’hommeen-
    marche", de l’homme migrant vers la plénitude de sa définition d’homme. Il s’y applique à
    suivre les pistes des humains et de la vie, dans sa permanence comme son actualité, pour habiter
    pleinement la sienne. Ce mouvement, qui préside à sa quête, a séduit les membres du jury du
    Prix international de poésie Antonio Viccaro, réunis, comme chaque année, au restaurant Aux
    Trois Canettes, rue des Canettes, à l’occasion du Marché de la Poésie 2008 de Paris.
    Nicolas Kurtovitch est homme de lieux, de routes et de trajets. De ceux qui bruissent de la
    parole des hommes, mais aussi, surtout peut-être, de leurs silences, partagés ou non, et des
    questions que renvoie à chacun la présence de l’Autre.
    Divers segments de philosophies orientales irriguent également cette recherche
    d’humanité, où il s’agit, par l’écriture, de travailler à être soi parce qu’en cela réside notre seule
    chance de se faire véritablement présent aux autres. Comme tout art, écrire pour Nicolas
    Kurtovitch, est de l’ordre du geste d’un homme debout s’efforçant de s’y tenir, simplement.

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    Nicolas Kurtovitch devient le lauréat 2008 du Prix international de poésie Antonio Viccaro.
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    De Trois-Rivières, Québec, Canada

    Le Festival International de la Poésie et le Restaurant aux Trois canettes vient d’annoncer par voie de presse que le poète de la Nouvelle-Calédonie, notre ami Nicolas Kurtovitch, devient le lauréat 2008 du Prix international de Poésie Antonio Viccaro.
    Ce prix a été créé en 1991, afin de saluer l’œuvre d’un poète du monde toujours vivant.
    Ce dernier sera l’un des invités d’honneur du 24e Festival International de la Poésie qui se déroulera du 3 au 12 octobre 2008 à Trois-Rivières.
    À l’instar du poète mexicain Jaime Sabines et du poète québécois Gaston Miron, Nicolas Kurtovitch, de Nouvelle-Calédonie, écrit des poèmes de piéton. Sa poésie est celle de "l’homme-en-marche", de l’homme migrant vers la plénitude de sa définition d’homme. Il s’y applique à suivre les pistes des humains et de la vie, dans sa permanence comme son actualité, pour habiter pleinement la sienne.
    Ce mouvement, qui préside à sa quête, a séduit les membres du jury du Prix international de poésie Antonio Viccaro, réunis, comme chaque année, au restaurant Aux Trois Canettes, à l’occasion du Marché de la Poésie 2008 de Paris.


    Mardi 19 août 2008 au CDP de Nouméa
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    À l’heure où une réflexion de fonds est engagée pour que se développe en Nouvelle-Calédonie une politique du livre et de la lecture plus volontariste, l’Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie a remis, à titre gracieux, à l’intention des Centres de documentation et d’information de l’ensemble des établissements du second degré, public et privé, des exemplaires de Sillages d’Océanie. Il s’agit de permettre aux élèves des collèges et lycées, mais également à leurs enseignants, de mieux connaître les écritures océaniennes et leurs auteurs.


    Photo Marc Bouan


    Nouvelle Zélande
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    Article de presse Consacré à Nicolas Kurtovitch par Catherine Robertson de Wellington. N-Z.


    Bibliothèques, numérisation et droit d’auteur

    « Article d’Alexandre Piboyeux paru dans la Lettre de la Société des Gens de Lettres N° 28 (mai 2008), reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur. © A. Piboyeux. »
    Dossier N°28 de la SGDL
    Depuis les premiers programmes de numérisation menés
    en France par la BNF en 1988, la numérisation des fonds
    patrimoniaux est devenue une priorité aussi bien dans les
    politiques nationales que locales. La concurrence entre
    les programmes publics et privés (comme «Google
    Books ») met en lumière les enjeux économiques relatifs
    à la numérisation des oeuvres.
    En dehors de la numérisation des oeuvres littéraires, ce
    sont aussi les fonds iconographiques qui sont visés par la
    numérisation. Le FRAB (Fonds Régional d'Acquisition
    des Bibliothèques d'Aquitaine), récemment mis en ligne,
    montre bien comment de tels projets peuvent regrouper
    des supports originels différents et des logiques juridiques
    complexes. Dans ces projets, la place du droit est
    importante. Elle effraie souvent car de nombreux écueils
    doivent être évités aussi bien au niveau de la conception,
    de la réalisation et de l’utilisation de ces bibliothèques
    virtuelles.
    Définition de la numérisation
    Juridiquement la numérisation relève du droit de reproduction
    défini par l’article L. 122-3 du Code de la propriété
    intellectuelle comme « la fixation matérielle de
    l'oeuvre par tous procédés qui permettent de la communiquer
    au public d'une manière indirecte ».
    Depuis longtemps, la jurisprudence a reconnu l’acte de
    numérisation comme une reproduction « matérielle»,
    même s’il permet une virtualisation des oeuvres. Ainsi,
    selon la décision prononcée par le tribunal de grande instance
    de Paris, le 5 mai 1997, la numérisation constitue
    «une reproduction de l'oeuvre qui requiert en tant que telle,
    lorsqu'il s'agit d'une oeuvre originale, l'autorisation préalable
    de l'auteur ou de ses ayants droit ». Il en va de même
    dans le cas d’une mise en ligne sur Internet. En effet, deux
    décisions du 14 août 1996 ont condamné deux étudiants
    qui avaient numérisé et placé sur un site Internet les
    paroles et des extraits musicaux de célèbres chanteurs1.
    La question des oeuvres
    La question des oeuvres est donc centrale dans tout projet
    de numérisation. Toute reproduction d’oeuvre protégée
    doit être faite avec l’accord de l’auteur, de ses ayants
    droit ou de ses cessionnaires. Le droit moral du créateur
    doit être également respecté notamment au niveau du
    droit à la paternité et du droit au respect de l’oeuvre2.
    Que les oeuvres considérées fassent ou ne fassent pas partie
    du domaine public ne libèrent pas de cette obligation
    de respect du droit moral, celui-ci étant « perpétuel,
    inaliénable et imprescriptible » et « transmissible à cause
    de mort aux héritiers de l'auteur ». La récente affaire dite
    de la « suite des Misérables » a bien montré comment les
    descendants peuvent agir en justice sur la base de la
    défense du droit moral d’un auteur défunt3.
    Les droits des contributeurs
    Les bibliothèques (ou médiathèques) virtuelles comportent
    également des éléments autres que les numérisations.
    Ces contributions, si elles répondent à la condition d’originalité,
    sont susceptibles d’être protégées par le droit
    d’auteur. Ainsi, certaines notices (bibliographiques ou de
    présentation) peuvent comporter des textes relevant d’une
    création intellectuelle à proprement parler. Dans ce cas,
    qu’il s’agisse de notices créées par des salariés, des prestataires
    extérieurs ou encore par d’autres bibliothèques, il
    est essentiel de s’assurer de l’autorisation de reproduction.
    Un autre exemple peut être trouvé dans le cas d’une mise
    en ligne. Le graphiste qui conçoit l’aspect graphique du
    site peut lui aussi prétendre à la propriété intellectuelle. Il
    est en effet de jurisprudence constante de reconnaître des
    droits d’auteur aux créateurs de sites, au niveau de la
    charte graphique, de la mise en page ou encore du scénario
    de navigation4.
    L’objet fini
    Enfin, c’est l’objet fini en tant que tel qui doit être considéré.
    La plupart des projets de numérisation sont réalisés
    sous la forme d’une base de données. L’article L 112-3
    du Code de la propriété intellectuelle la définit comme
    « un recueil d'oeuvres, de données ou d'autres éléments
    indépendants, disposés de manière systématique ou
    méthodique, et individuellement accessibles par des
    moyens électroniques ou par tout autre moyen ».
    Paradoxalement, cette forme de traitement peut aussi
    amener des oeuvres tombées dans le domaine public à
    être à nouveau, quoiqu’indirectement, protégées par le
    droit de la propriété intellectuelle. En effet, le producteur
    de la base de données, conformément à l’article L 342-1
    du même code, a le droit d’interdire l’extraction « de la
    totalité ou d’une partie qualitativement ou quantitativement
    substantielle » de son contenu ou sa réutilisation
    totale ou partielle.
    Dans cette situation, la détermination du maître d’oeuvre
    est primordiale car c’est bien lui qui est le détenteur des
    droits afférents à la base de données. Selon l’article
    L 341-1 du Code de la propriété intellectuelle, le producteur
    de la base de données est « entendu comme la personne
    qui prend l'initiative et le risque des investissements
    correspondants ». Il « bénéficie d'une protection
    du contenu de la base lorsque la constitution, la vérification
    ou la présentation de celui-ci atteste d'un investissement
    financier, matériel ou humain substantiel ».
    Alexandre Piboyeux

    source :

    sgdl.org
    « Article d’Alexandre Piboyeux paru dans la Lettre de la Société des Gens de Lettres N° 28 (mai 2008), reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur. © A. Piboyeux. »


    HOMMAGE A LUC CHEVALIER
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    La dernière fois que j’ai rencontré Luc Chevalier, il faisait ses courses (et moi aussi) à Kénu In.
    Il est venu vers moi, les bras tendus, le sourire accroché aux lèvres, et m’a dit :
    - Ma journée sera plus belle, je vous ai rencontrée.
    Il était beau, bronzé, séduisant, charmeur.
    Tel qu’à son habitude.
    Nous avons parlé de nos projets respectifs. Il venait de terminer un livre sur le Mont Dore, un livre auquel il tenait particulièrement.
    Le livre était à l’impression hors du territoire et serait bientôt disponible. Avait il d’autres projets ? Des dizaines mais il se reposerait bien un peu après l’énorme travail qu’il venait de fournir pour cet ouvrage là. Nous avons parlé de Louise Michel, je ne sais plus très bien pourquoi et d’un buste à son effigie trouvé, puis perdu, puis retrouvé vers Nouville. Nous avons parlé de livres, d’auteurs, du plaisir d’écrire…
    - La Calédonie, vous savez, Claudine, c’est ma passion.
    Nous nous sommes quittés en nous souhaitant le meilleur.
    Heureux d’avoir passé un aussi bon moment.
    Lorsque je me suis retournée, au rayon des légumes, il avait déjà trouvé à qui parler. Je l’ai entendu dire à la jeune fille qui s’occupait de la pesée.
    - Avec ce joli sourire, vous êtes sûrement des îles ?
    Je n’ai pas entendu la réponse mais j’ai compris l’essentiel.
    Pour Luc Chevalier chaque personne était unique au moment même où il était en face d’elle, ou plus exactement il rendait exceptionnels la personne et l’échange. Carpe Diem !
    Merci, à vous Luc Chevalier pour votre élégante joie de vivre.
    Vous ne nous avez pas quittés, vous nous avez devancés.
    Et j’ai l’intime conviction que vous devez leur en raconter des choses, là haut !

    Claudine Jacques Juin 2008


    Prix Michel Lagneau 2008
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    PRIX MICHEL LAGNEAU Le SILO (Salon International du Livre Océanien), en collaboration avec l’ADAMIC (Association pour le développement des Arts et du Mécénat Industriel et Commercial avec le parrainage de l’imprimerie Artypo, lance le prix Michel Lagneau 2008, afin d’encourager la création littéraire. Voir le règlement du concours dans la rubrique Concours et Aides


    SALON INTERNATIONAL DU LIVRE INSULAIRE de OUESSANT



    La Naissance des îles


    Du mercredi 20 au samedi 23 août 2008
    10 ans : Août 1999 - Août 2008
    Le rendez-vous des littératures des îles

  • Contacts
    Association CALI, culture arts et lettres des îles-
    Village de Toulalan. BP 10- 29242 OUESSANT

    Tel. 06 81 85 41 71

    Email général : salon@livre-insulaire.fr

    Email Prix du livre insulaire : inscription-prix@livre-insulaire.fr

    Email Presse : Presse @ livre-insulaire.fr

    Site internet : www.livre - insulaire.fr



    10 éditions du Salon International du Livre Insulaire à Ouessant
    Une île, un 6ème continent, des livres, des écrivains et des éditeurs, des
    hommes et des femmes, une histoire,
    des souvenirs, des projets��
    Depuis août 1999, l'île d'Ouessant accueille le temps
    d'un rendez-vous littéraire remarqué,
    les acteurs de la filière du livre insulaire francophone.
    Cette année, nous sommes heureux de vous proposer ce rendez-vous à la
    fois comme un anniversaire et une naissance.
    La naissance des îles guidera notre programmation littéraire. Comment
    naissent les îles ? dans la géographie, dans la littérature ?
    La naissance sera aussi celle de nombreuses activités de notre association : revue littéraire, résidence d'écrivains.



    Voir dans la rubrique « Concours » du site, le Règlement 2008 du
    PRIX DU LIVRE INSULAIRE.
    À noter cette année, une nouveauté la création d'une catégorie éditoriale nouvelle : la littérature jeunesse, bénéficiant d'une dotation identique aux autres catégories et fonctionnant avec un jury spécifique associant les jeunes insulaires.



  • livre mon ami

    UNE NOUVELLE EMISSION DE TELEVISION CONSACREE A…
    LIVRE MON AMI
    SERA DIFFUSEE SUR TVNC
    A PARTIR DU 28 AVRIL 2008.

    Réalisée en partenariat avec des membres de l’association Livre, mon ami, et le centre de documentation pédagogique de Nouvelle Calédonie et la télévision éducative, cette nouvelle rubrique mensuelle « Livre, mon ami » sera diffusée dans l’émission « Classes du Pacifique ».
    Les diffusions auront lieu sur TNC, tous les lundis, à 18h50, avant le journal télévisé National, aux dates suivantes :

    * Le 28 avril : cette 1ére émission sera consacrée à une présentation générale de l’opération Livre, mon ami.

    Du 19 mai au 22 septembre : des invités surprise présenteront les 10 livres de la sélection 2008, à raison de 2 ouvrages par émission :

    *Les lundis : 19 mai, 23 juin, 28 juillet, 25 août, 22 septembre

    * Le 27 octobre: reportage sur le déroulement du scrutin avec des élèves délégués des classes de cm2 et 6ème

    *Le 24 novembre : reportage sur le travail réalisé par des élèves dans les Centre de documentation et d’information, et sur la rencontre de l’auteur - lauréat 2008 avec ses jeunes lecteurs calédoniens.

    * Le 1er décembre : la liaison cm2 - 6ème au travers d’images et sur les applications pédagogiques
    Voir dans la rubrique « Concours » le règlement de « Livre mon ami 2008 ».


    L’OCÉANIE AU SALON DU LIVRE DE PARIS 2008
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    Polynésie-Française -
    Nouvelle-Calédonie -
    Wallis & Futuna - Vanuatu -


    Du 14 au 19 mars 2008, les auteurs et éditeurs de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française, du Vanuatu et de Wallis et Futuna se sont retrouvés au Salon du Livre de Paris sur le pôle "Océanie", Stand B48, Hall 1, au Parc des expositions de la Porte de Versailles.



    L’Association des éditeurs et diffuseurs de la Nouvelle-Calédonie (AEDE) et l’Association des éditeurs de Tahiti et ses îles (AETI), ont unis leurs compétences afin d’organiser, pour la troisième année consécutive, un stand commun au Salon du Livre de Paris.


    Cette représentation est élargie au Vanuatu et à Wallis et Futuna afin de donner une dimension régionale au stand « Océanie ». Ce regroupement régional a pour vocation de témoigner au mieux de la diversité culturelle et de la fraternité entre auteurs et éditeurs océaniens, de valoriser l’identité du Pacifique, le partage des cultures et le patrimoine littéraire et documentaire de chacun.


    La participation de l’AEDE, avec la présence de membres de l’Association des écrivains de la Nouvelle-Calédonie au pôle Océanie, est financée par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et bénéficie du soutien logistique de la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris.


    De nombreux Océaniens et amis de l’Océanie présents à Paris ont visité cet espace consacré aux auteurs et éditeurs du Pacifique.


    Auteurs calédoniens présents au salon :


    Yves-Béalo Gony - Hamid Mokaddem - Jacqueline Exbroyat - Firmin Mussard - Jean Vanmai




    Salon du Livre de Montréal
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    Un événement culturel annuel qui s’est tenu du 14 au 19 Novembre 2007, Place Bonaventure à Montréal, dans la Province du Québec.
    Il avait pour thème « Le livre, source d’inspiration ».
    Deux de nos membres, Arlette et Bernadette, ont représenté l'AENC à cet important salon du livre francophone du Canada, au cours duquel elles ont exposé les livres des écrivains calédoniens, participé à des conférences et rencontré de nombreux lecteurs à la recherche de lectures exotiques.



    Dossier N°27 de la SGDL


    VERS UNE NOUVELLE DYNAMIQUE
    DU LIVRE ET DE LA LECTURE


    Le Dossier N°27 de la SGDL présente les débats qui ont réuni auteurs, éditeurs, libraires indépendants, bibliothécaires et représentants des pouvoirs publics, à l’Hôtel de Massa les 8 et 9 octobre.
    Quatre pistes de travail se sont dégagées lors de ce Forum.

    Réagir face à la « désintermédiation » du livre…
    Les maillons de cette « chaîne du livre » à laquelle chacun se réfère sont fragilisés : auteurs, plus indépendants que jamais, prêts à devenir, grâce à l’Internet, « éditeurs et diffuseurs d’eux-mêmes » ; éditeurs aux prises avec une mutation technologique sur laquelle ils ont peu de prise ; libraires éprouvés par le contexte économique, et par les progrès de la vente en ligne ; bibliothécaires confrontés à l’urgence, au coût et à la complexité des numérisations massives…
    Autant de compétences spécifiques et de relais culturels de terrain menacés. À l’heure où la médiatisation du livre (critiques et blogs littéraires, conseils de lecture en fonction des comportements d’achats, forums de lecteurs, etc.), se déplace vers la toile, c’est le concept même d’oeuvre qui se dilue, comme si chacun pouvait s’improviser écrivain, ou comme si éditer n’était plus un métier. À quoi sert-il à un texte d’être accessible dans le monde entier si, perdu parmi des centaines de milliers d’autres textes, il demeure invisible ? Sans engagement de l’éditeur en faveur du livre qu’il publie, sans prescription du libraire, ni conseil du bibliothécaire, comment s’y retrouver ?

    Inclure les auteurs dans les instances qui traitent du développement numérique…
    Alors que se préfigure le projet de Bibliothèque numérique européenne, et bien qu’à l’origine de tous les livres concernés, les auteurs sont tenus à distance des travaux en cours. Comme ils le sont aussi de la constitution du « Grand portail de la Librairie ». Dans cette logique, on peut regretter qu’en complément de nombreuses auditions d’éditeurs et de diffuseurs, la commission des Affaires culturelles du Sénat, présidée par Jacques Valade, n’ait auditionné aucune association d’auteurs pour rédiger le rapport (au demeurant fort intéressant) sur La galaxie Gutenberg face au « big bang » du numérique. Cela aurait permis de nourrir la réflexion collective, et d’apporter un soutien actif à nombre de recommandations telles que la création d’un « Médiateur du Livre », l’amélioration de la condition sociale de l’écrivain, et les modalités de rémunération des diverses activités des auteurs.

    Renforcer notre droit moral incessible…
    À côté du droit d’exploitation commerciale que nous cédons, le plus souvent, à nos éditeurs pour la durée de notre vie, plus 70 ans post mortem, notre droit consacre la propriété morale incessible que nous détenons sur le contenu de nos oeuvres. Quand la numérisation paraît seule capable d’assurer la « sur-vie » de livres dont la présence en librairie est de plus en plus brève, ce droit a besoin d’être renforcé, faute de quoi la liste des exceptions au droit d’auteur s’allongera. Face aux grands outsiders du livre et aux chaînes marchandes, de plus en plus de contenus circuleront à des fins commerciales, sans autorisation ni protection de leur intégrité. En fait de liberté de création, d’accès et de partage, ce sont les bribes de nos livres, accessibles par extraits, entre deux écrans publicitaires, voire détournés de leur sens dans un contexte qui leur est étranger, qui circuleront bientôt au niveau de la planète…

    Redéfinir le contrat d’édition…
    À l’heure où, pour assurer la diffusion de nos œuvres sur Internet, les nouvelles licences « libres » permettent à ceux qui le souhaitent de moduler le périmètre de leurs droits, il est urgent de s’interroger sur les pratiques contractuelles en vigueur dans l’édition. Pour que la dématérialisation des supports ne s’accompagne pas d’une dévitalisation de nos droits, une articulation entre chaque type d’usage numérique (lecture à distance, abonnement, téléchargement, etc), et les droits qui y sont attachés s’imposent. C’est aux éditeurs et aux auteurs d’envisager ensemble ces nouveaux modèles économiques de gestion des droits numériques. Faute de quoi nous serons de plus en plus nombreux à en appeler à la médiation des agents littéraires, ou à l’autoédition numérique. En ce sens, il est apparu lors de nos débats qu’une nouvelle négociation du Code des usages en matière de contrat d’édition serait légitime.
    C’était déjà la proposition n°19 du Rapport Livre 2010 de Sophie Barluet, datée de juin dernier et relayée par le Rapport Valade.




    Alain Absire
    Président de la SGDL


    Au Salon International du Livre Océanien 2007


    Le Prix Popaï du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

    - Dans la catégorie Fiction adulte a été décerné à :

    Déwé Gorodé


    Pour son roman « L’Epave », un livre dans lequel l’auteure a mis toutes les émotions qu’elle a reçues en rencontrant des femmes qui ont souffert.


    - Dans la catégorie auteurs calédoniens de livres documentaires et scientifiques publiés entre 2004 et 2005, le Prix a été attribué à :


    à Hamid Mokaddem.


    Pour Ce souffle venu des ancêtres et l’ensemble de son travail éditorial au cours des deux dernières années.


    Le Prix Vi Nimö
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    Parmi les cinq ouvrages d’auteurs calédoniens sélectionnés, les lycéens de Do-Kamo, de Blaise-Pascale, de Pouembout et de Poindimié ont voté pour leur roman favori :

    « Emma de Ducos, fille de déporté »

    de Catherine Régent

    Le Prix a été remis à l’auteure lors du SILO.
    Celle-ci s’est déclarée très émue de recevoir ce prix à Hienghène.


    Littérature Australienne.

    A quelques jours du salon international du livre océanien 2007, l’article ci-après a pour objet de souhaiter la bienvenue aux auteurs australiens invités, dont Philip Mc Laren qui vient d’être édité localement par les Editions Traversées avec le roman Utopia traduit remarquablement par Philippe Boisserand.


    UN MONDE CAPTIVANT

    NOUVEAUX REVES


    ROMAN

    PHILIP Mc LAREN

    Le Fil Invisible

    344 p.

    Je fis la connaissance de Philip Mc Laren au cours du colloque de la FILLM, à Nouméa en octobre 2003. Nous venions de terminer une série de conférences, quand une
    personne trapue et ébouriffée, sortit de l’auditoire, s’approcha de notre table de conférence, me remercia aimablement, puis se tourna rapidement vers un de mes voisins pour le prendre à parti. La façon dont celui-ci venait de traiter la culture et la littérature aborigène, ne lui avait pas plu.


    Cette attitude de Philip Mc Laren, qui détonnait dans notre assemblée, par essence consensuelle, m’intrigua et me conduisit à m’intéresser à une de ses œuvres : Nouveaux rêves*.


    Nouveaux rêves nous transporte dans un mystérieux jeu de piste à travers le temps et l’espace. Cela va de temps très reculés (32 000 av JC) aux années 75, des régions d’Australie aux noms pittoresques (tels que Coonabarabran, Burra-Bee, d’où est d’ailleurs originaire la famille de Mac Laren) aux quartiers de Sydney, ainsi qu’aux grandes cités de New York et de Paris. On peut trouver, au premier abord, le roman étrange, voire déconcertant, avec ses successions d’événements, de « rêves » au nombre de onze.
    Le recours au terme « rêve » pour la séquence des intrigues n’est pas fortuit. Il trouve bien sûr son fondement dans les croyances du dreamtime ou dreaming ou encore temps du rêve, propres au peuple aborigène.
    Le dreaming se rapporte aussi bien à une personne, un animal (ex. le corbeau figurant dans le roman), un paysage, une région, un groupe de personnes. L’Australie est ainsi couverte d’un réseau complexe de « rêves ».


    Mc Laren a construit ce roman comme il le fait pour ses thrillers, avec clarté et même poésie, pour décrire la solitude, l’engrenage, l’arbitraire et l’absurde. Ses dialogues font mouche. Il y a là un puzzle très didactique où la douleur, la mémoire, la mort et surtout l’amour composent un ballet, quelquefois tragique. Mais s’il y a de temps en temps des teintes sombres, on en sort bien vite.


    En bref, c’est l’histoire de Lottie, aborigène citadine de Sydney qui perd son mari Ralph, pendu dans une prison et ses quatre enfants, (il s’agit de l’affaire de la « génération volée », dans laquelle des milliers d’enfants aborigènes enlevés à leurs parents, jusqu’au milieu des années 60, pour être placés dans des familles d’accueil ou des institutions, afin de les assimiler. A noter que le gouvernement a refusé jusqu’ici de présenter des excuses aux membre de la « génération volée », estimant que les australiens d’aujourd’hui ne pouvaient être tenus responsables des erreurs commises par le passé). Lottie devient par la suite un peintre renommé. Avec l’aide d’Emma, une avocate new-yorkaise, venue retrouver son père aborigène, elle gagne son procès à propos de la mort suspecte de son mari.


    Dundiwuy est un joueur de Didjeridoo ou Yidaki (instrument à vent aborigène), qui se produit à New York et même à Paris. C’est à New York qu’il rencontre Lottie qui est victime d’une agression. Lottie accepte finalement de se marier avec Dundiwuy pour vivre avec lui en Australie à Yirrkala.


    Philip Mc Laren est un écrivain aborigène, né à Redfern, dans la banlieue de Sydney. Il a publié également Lightning Mine, ainsi que deux polars remarquables : Sweet Water, Stolen Land, qui a remporté le David Unaipon Award for Black Australian Writing, et Tueur d’aborigènes (Scream Black Murder)
    L’épisode du guerrier Yabbra, vivant en 32000 ans av. JC, et qui apparaît à Lottie sous l’aspect d’un fantôme, est intéressant dans la mesure où son existence correspond à des fouilles archéologiques.
    On y apprend beaucoup de choses dans Nouveaux Rêves, sur la société aborigène et ses conditions de vie difficiles.


    Philip Mc Laren n’est pas timoré sur la question de la sexualité interraciale. Il évoque à plusieurs reprises les amours entre une blanche et un aborigène. Nous sommes loin du temps de l’exploration en Australie de ce sujet presque tabou abordé, il n’y a pas si longtemps, dans l’ouvrage Coornadoo et Keep him My Country (1955).


    A Philip Mc Laren, Good on ya ! Il fait effectivement entendre une voix originale, encore trop peu présente dans la littérature australienne.
    * Traduit de l’anglais (There’ll be New Dreams ) par Françoise Brodsky.


















    Salon International du Livre Océanien 2007


    La bibliothèque Bernheim organise du 30 octobre au 04 novembre 2007, pour le compte du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, le Salon International du Livre Océanien.
    La Salle Omnisports et le Centre Culturel de Hienghène accueilleront ainsi pendant 6 jours une quarantaine d’invités autour du thème «Paroles».
    Ce sont les performances, et notamment les performances vocales – Hautes voix - que l’on mettra à l’honneur cette année à travers le slam, les lectures à voix haute, la déclamation de poésies, le théâtre et le conte (donnés sur le site et au Centre Culturel de Hienghène).

    Cosmopolite, le salon conservera son identité océanienne avec la présence d’une quinzaine d’écrivains et conteurs venus de contrées proches de la nôtre (Australie, Nouvelle-Zélande, Samoas, Fidji, Vanuatu) et des quatre coins du Monde (France, Québec, Afrique du Nord, Afrique du Sud), et avec la présence d’une vingtaine d’écrivains calédoniens.
    Chacun se prêtera avec plaisir aux débats, tables rondes, communications, et bien sûr échanges et dédicaces avec le public dans les petits salons de lecture prévus à cet effet.
    Espace de paroles, d’échanges, de performances, le Salon International du Livre Océanien 2007 se veut plus long, pour permettre aux scolaires d’y avoir accès, et toujours aussi riche et accueillant pour permettre à tous d’en profiter.

    Un site est consultable sur l’adresse : wwww.silo2007.com
    Vous pourrez y découvrir les auteurs invités (la liste est encore évolutive) et des détails pratiques pour programmer votre séjour à Hienghène et dans ses environs pendant le SILO.




    Les invités du SILO 2007

    Seront présents à ce Salon International du Livre Océanien 2007 une quinzaine d’écrivains et conteurs venus de contrées proches de la nôtre (Australie, Nouvelle-Zélande, Samoa, Fidji, Vanuatu) avec :
    Coetzee John - Wendt Albert - Maloney Shane - Heiss Anita - Driver Dorothy - Mclaren Philip - Turner Goldsmith Jane - Thomas Larry - Spitz Chantal - Devatine Flora - Pambrun Jean-Marc - Meltherorong Marcel.

    Et des quatre coins du Monde (France, Québec, Afrique du Nord, Afrique du Sud) avec : Laferiere Dany - Kouyate Hassane, entre autres.
    En plus d’une vingtaine d’écrivains calédoniens.



    Notre premier Café Littéraire et Artistique du 22 août 2007-09-07
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    Organisé de façon inédite par l’AENC en partenariat avec la Bibliothèque Bernheim et le Ramada Plaza, le public s’était donné rendez-vous ce mercredi 22 août vers 18 heures à l’hôtel Ramada de l’Anse Vata pour le tout premier « Café Littéraire et Artistique » en Nouvelle-Calédonie. Un petit événement local, attendu et préparé depuis plusieurs mois, auquel ont assisté plus de 40 personnes. La séance a démarré par la musique créée par Marc qui nous a donné des explications à son sujet. Christine Fabre a lu ensuite plusieurs de ses poésies, ainsi qu’un texte de Roland Rossero « quand Harry rencontre Antony », avant de commenter une photo datant de 1963, rassemblant Harry Belafonte, Antony Perkins, Martin Luther King, Ella Fitzgerald, pour terminer par une chanson à cappella. Un duo, formé par Nicole Perrier et Frédéric Ohlen a présenté un florilège de lettres entre un bagnard et sa fille. Puis Frédéric a enchaîné un monologue mettant en scène un bagnard sur le point de mettre fin à ses jours. Toujours sur le thème de la souffrance, Christine a lu deux extraits de « Pilou-Pilou » de Jean Vanmai évoquant le temps du bagne au Camp Brun. Marie, qui n’appartenait pas à l’association est intervenue pour réciter son texte traitant de la « Colère ». A signaler les précisions apportées par Louis-José Barbançon sur les châtiments corporels infligés du temps du bagne. Au titre des rencontres avec les artistes, l’association Atinéa a présenté ses produits de vannerie, de tressage et pendentifs. La séance s’est terminée à 19h40. L’auditoire a pris manifestement plaisir dans sa confrontation avec les mots et les informations des artistes. Rendez-vous est pris à nouveau pour le prochain café littéraire et artistique dans environ deux mois.


    Ouessant 2007 : 9ème salon du livre insulaire
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    Depuis 1999, l'île d'Ouessant (Finistère) organise chaque année, à la fin du mois d'août, le Salon du Livre Insulaire. La 9ème édition s’est déroulée du mercredi 22 au dimanche 26 août 2007.
    Conformément à sa vocation, le Salon a accueilli plusieurs dizaines d'éditeurs venus du monde entier afin de proposer aux visiteurs un panorama unique de la littérature insulaire, incluant les grands classiques comme les parutions les plus récentes.
    Cette 9ème édition a permis aux visiteurs de découvrir les Trésors des îles écossaises (Orcades, Shetland, Hébrides) — peuplées de près de 90 000 habitants. Ces îles présentent une littérature contemporaine riche et variée qui puise son inspiration dans des traditions culturelles et linguistiques multiples et s'enracine dans l'histoire séculaire de l'Ecosse et de ses minorités nordiques et européennes.
    La thématique littéraire s’est déclinée autour de L'île au trésor, sur les traces de R.L. Stevenson.


    Le 9ème Prix du livre insulaire a été décerné le samedi 25 Août 2007 à 12H00 comme suit :
    - Catégorie Essai : La monnaie kanak en Nouvelle-Calédonie de Yves-Baléo Gony (éditions Expressions)*
    - Grand Prix des îles du Ponant 2007 : Passe de la chimère de Jean-Yves Quellec (éditions Publications de St André)
    - Catégorie Beaux Livres à : Voyage au bout des phares de Jean-Pierre Alaux, Jean-Michel Charpentier et Philippe Candelon (éditions Elytis)
    - Catégorie Sciences : Des roches, des paysages et des hommes de Alain Gauthier (éditions Albiana)
    - Catégorie Poésie : Mondes parallèles de Christine De Luca (éditions Fédérop)
    - Catégorie Fiction : Le Marin de Dublin de Hugo Hamilton (éditions Phébus)

    *

    Nos plus vives félicitations à Yves Béalo Gony et à son éditeur.


    le bestiaire de jake
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    Les Editions L’Herbier de Feu
    Et « BD Folies »,
    Festival de la Bande dessinée
    et de l’Image


    Invitent tous les auteurs
    A Boulouparis


    Le Dimanche 5 Août 2007
    A 13 h 00
    Pour lire, écouter et dédicacer



    BD Folies - août 2007
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    Le Festival de la bande dessinée
    et de l’image, édition 2007, reçoit :
    Du Vanuatu, Guy DEROIN et son album Mino 2
    De Tahiti, GOTZ et son album Pito Ma
    De Calédonie,
    TEG et SEB et leur Album Le vert 2
    BERNARD BERGER et JAR et leur album Le sentier des hommes
    GIELBE et ses albums Aglaé et Sidonie
    Niko et SOLO et tous leurs Frimeurs des Iles
    Et :
    Odile BILIQUEY, illustratrice de coloriages calédoniens
    FLY, illustrateur de Téa Kanaké, Le facteur de la Tchamba, Une enfance au Nuoc Man
    JJ. MAHUTEAU, illustrateur de L’Imagier du Lagon,
    MURGIER, illustrateur satyrique
    Bruno ALLAIGRE, illustrateur de Oscar le mérou
    Johannes WAHONO, illustrateur de Kikou et caricaturiste
    Laureen LUNG KONG, illustratrice de Le bestiaire de Jake et tous les auteurs calédoniens ayant participé à l’ouvrage.
    ARNO, animateur de Blogs et David
    David MUGNIER, illustrateur de L’enfant cœur de Houp
    Avec la participation de l’association des graffeurs calédoniens

    Les samedi 4 et dimanche 5 août 2007 à Boulouparis

    Ventes et Dédicaces de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 00 à 16 h 00
    Animations permanentes :
    Danses du pacifique ─ Chorales ─ Variétés ─ Spectacle de cape et d’épée ─ Contes ─ Animations musicales et poétiques ─ Maquillage enfants ─ Tatoos ─ Exposition de Graffs ─ Démonstrations de dessins et de colorisation sur écran géant ─ Restauration sur place


    LIRE EN POLYNESIE - avril 2007
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    Du 26 au 29 avril, s’est tenu le Salon du Livre de Tahiti, à Papeete. Pour sa 6ème édition, le Salon organisé par l’Association des Editeurs de Tahiti et des Îles était placé sous le thème « Littérature et Jeunesse ».
    Un certain nombre d’écrivains du Pacifique participaient activement à cette manifestation, au nombre desquels Patricia Grace (Nouvelle-Zélande) et Marcel Melthérorong (Vanuatu, une voix nouvelle à découvrir), de Donald Grant et Chen Jiang Hong, dessinateurs de B.D. venus de Métropole.
    Tandis que la délégation de la Nouvelle-Calédonie était composée de Christine Fabre, Jean Vanmai, Frédéric Ohlen, Paul Wamo le slameur, ainsi que François Omi son guitariste.
    Durant quatre jours des ateliers, des conférences, des rencontres ont été organisés. La littérature destinée à la jeunesse se trouvait vraiment au cœur de l'évènement.


    SALON DU LIVRE DE PARIS - mars 2007
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    A l'occasion du soixantième anniversaire de son indépendance, l'Inde était l’invitée d'honneur du Salon du Livre de Paris.
    Compte tenu de l’importance de la littérature indienne, les organisateurs avaient programmé une collection riche et éclectique. Un pavillon de plusieurs centaines de m² entièrement consacrés à la production indienne, qu’elle soit en langue originale ou traduite en français, lui était réservé. Tandis que trente écrivains indiens participaient à cet événement littéraire:
    En ce qui nous concerne, pour la première fois un même stand regroupait les pays francophones d’Océanie : Polynésie Française, Nouvelle-Calédonie, Vanuatu, Wallis et Futuna. Cette présence commune a renforcé les liens littéraires des participants océaniens. Un public important a pu apprécier ainsi la production littéraire du Pacifique francophone.


    Jeudi de la francophonie
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    Si l'AENC était présente à ce Jeudi du centre-ville  dont le thème était la francophonie, c'est Christine et Dam qui ont assuré!


    INTRONISATION
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    Intronisation de deux nouveaux membres: Dam et Roland par Claudine, Firmin, Nicolas et Marc.


    Jeunes auteurs
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    L'association des écrivains de Nouvelle-Calédonie ouvre son site aux jeunes auteurs.

    Vous pouvez envoyer vos textes ( et une photo) à l'adresse suivante:

    contact@ecrivains-nc.net
    Nous vous contacterons, si vos textes sont retenus, avant de les publier dans la rubrique "Invité" de notre site.


    ART VIVANT
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    De retour de Paris (salon du livre de l'Outre-Mer) Hélène Ibanez Bueno dédicacera son ouvrage Art vivant, Nouvelle-Calédonie l'art au passage du XXIe siècle, à la librairie Montaigne (en haut de la place des Cocotiers) le samedi 11 novembre, de 9 heures à 11 heures.
    Café et petits croissants vous permettront de patienter...
    Ce livre a été primé :
    - en 2005, au SILO (salon international du livre océanien de Poindimié),
    - en 2006, au salon international du livre insulaire d'Ouessant.


    Soirée du film documentaire
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    Centre culturel Tjibaou

    Soirée du film documentaire

    L'identité en images

    Vendredi 10 novembre 2006 à 18h15, salle Sisia

    Dans le cadre du mois du film documentaire, le centre culturel Tjibaou a le plaisir de vous convier à une soirée de projection présentée par Roland Rossero. Trois films déclinant l'identité en Océanie vous sont proposés en version originale sous-titrée en français :

     · Breaking Bows and Arrows * de Liz Thompson, 2002 
        Papouasie Nouvelle-Guinée - 52 mn 
    A Bougainville, une communauté déchirée fait appel à la tradition pour venir à bout des divisions issues d'une décennie de conflit armé. Certes, le cessez-le-feu de 1998 a mis fin aux tueries entre voisins, mais un lourd passif reste. Ce puissant documentaire sonde la formidable capacité humaine à pardonner et explique comment la voie d'une véritable réconciliation passe tout d'abord par le pardon.

     · Yellow Fella * de Ivan Sen, 2005 
        Australie - 25 mn 
    Yellow Fella raconte un voyage au coeur des terres australiennes et dans le passé de Tom Lewis. Acteur, homme infatigable aux patrimoines mêlés, cherchant son équilibre entre deux cultures, il part en quête de l'endroit où repose son père pour mettre à nu et confronter ses sentiments les plus profonds d'amour et d'identité.

     · Kéva et Delphine de Lorenzo Brutti, 2004 
        Île de Pâques - 52 mn 
    Il s'agit du mariage de Delphine, ethnologue de nationalité belge, et Kéva, d'origine pascuane, chanteur du groupe Matato'a. Le film raconte la rencontre entre ces deux individus et essaye d’analyser les vécus et les enjeux sociaux, culturels et psychologiques des protagonistes. Tourné en partie en Belgique mais surtout à l’Île de Pâques, le film culmine sur la tapati, la grande fête annuelle de l’oiseau, lors de laquelle Delphine et Kéva sont unis en mariage selon la coutume traditionnelle de Rapa Nui.

     (*) Films primés lors du Festival International du Film Océanien 2006

    Vendredi 10 novembre 2006 à 18h15, salle Sisia 
    Entrée gratuite - Informations : 41.45.45



    REUNION
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    ordre du jour modifié pour la réunion du  14/11
    L'Ordre du jour est complété comme suit :

    1/ Programme de déplacements aux salons extérieurs en 2007. Ceux et celles
    ayant des idées ou des infos sur le sujet sont priés de nous les communiquer.

    2/ Actions à entreprendre sur le Caillou pour mieux faire connaître l'AENC.
    Nous sommes preneurs de toutes idées allant dans ce sens.

    3/  Nomination des représentants au salon de Paris en mars 2007.
    Il serait souhaitable que les auteurs ayant une actualité (livres publiés en
    2006 ou parution début 2007) se manifestent le plus rapidement possible auprès de
    Jean Vanmai

    4/ Nouvelles candidatures à examiner.

    5/ Visite de Mme HAMMER Béatrice lauréate du prix de l'association "livres
    mon ami 2006" pour son livre "le fils de l'Océan".

    6/ Questions diverses.

    Le Bureau


    LA COMMANDE
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    La compagnie Kalachakra, le centre culturel Tjibaou et les Éditions Traversées sont heureux de vous annoncer la première création en scène de la pièce de Nicolas Kurtovitch, La Commande. publiée en 2004 aux Éditions Traversées.

    Mise en scène : Maryse Courbet
    Interprété par Nicole Kurtovitch et Kesh Béarune
    Au centre culturel Tjibaou
    les 19, 20, 21 à 20H ;
    le 22 à 18H ;
    les 26, 27, 28 à 20H ;
    le 29 octobre à 18H.

    Informations complémentaires : www.adck.nc

    L'histoire
    Dans un palais d’inspiration japonaise, un potier se voit confronté à un choix difficile : se soumettre à la commande de son prince en reniant tout ce qui fonde la pratique même de son art ou demeurer fidèle à sa conception profonde du Beau, du Bien, du Vrai, au risque d’être condamné à l’exil, voire à la mort.
    En filigrane, d’autres fils se tissent : ceux d’un amour absolu et d’un autre exil. Car sous ses habits masculins, le potier est une femme entrée clandestinement au palais pour y exercer son art et rejoindre son aimé, le poète Nobuyoshi.

    Un texte sobre et puissant comme un haïku, par le lauréat 2003 du prix poésie au Salon du livre insulaire d’Ouessant.

    La Commande a été publié avec le concours du Centre national du livre et du ministère de l'Outre-mer dans le cadre de la librairie de l'Outre-mer.



    L'auteur

    Pour en savoir plus sur Nicolas Kurtovitch :

    www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/kurtovitch.html




    Éditions Traversées

    BP 9266

    98807 – Nouméa Cedex

    Nouvelle-Calédonie

    Tél.& télécopie : (687) 27-58-41

    Portable : (687) 79-24-21

    Courriel : ed.traversees@lagoon.nc



    Salon du livre de Paris mars 2007
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    Bonjour,
    Nous travaillons actuellement avec Delphine Lambert, de Tahiti, sur l'organisation du Salon du livre de Paris (l’invité est l’Inde) et sur la constitution du dossier relatif au déplacement de nos délégations.
    En effet, il est prévu que la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, et le Vanuatu fasse une demande conjointe de subvention auprès du Fonds du pacifique, et donc un seul dossier de présentation.
    Il a été prévu le déplacement de 20 personnes comme suit :
    Polynésie Française : 8 personnes
    Nouvelle-Calédonie : 8 personnes
    Wallis et Futuna : 2 personnes
    Vanuatu : 2 personnes
    Pour la Nouvelle-Calédonie, je pense faire le déplacement avec Cathy et je propose de réserver une place pour un autre éditeur ou, éventuellement, un auteur qui n’appartiendrait à aucune association.
    Aussi, pourriez-vous nous indiquer (à titre indicatif) le nom de cinq personnes de l’AENC susceptibles de participer à ce salon.
    Il me semble important de privilégier les auteurs qui ont ou auront une actualité d’ici mars prochain. Personnellement, je pense que 5 à 6 auteurs, c’est beaucoup, compte-tenu du thème cette année et du peu de place que vous avez pour vous exprimer sur place (médias, débats)... mais il est aussi important de préserver un équilibre avec la délégation tahitienne.
    Merci de nous renseigner au plus vite, le dossier devant être examiné courant octobre 2006 par le Fonds du Pacifique.
    Bien amicalement,
    Gilbert Bladinières


    FRANCOPHONIE VANUATU
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    Vanuatu Francophonie 2006

    Rencontres francophones du Pacifique
    SALON DU LIVRE DE PORT-VILA



    Du 13 au 15 septembre 2006, l’Espace culturel français de l’ambassade de France au Vanuatu accueillera le salon du livre de Port-Vila. Cette opération, qui s’inscrit dans le cadre des premières Rencontres francophones du Pacifique, initiée par l'Institut pour la Francophonie dans le Pacifique, est organisée en collaboration avec l’AEDE et l’Alliance française du Vanuatu.


    Le salon du livre de Port-Vila sera inauguré le mercredi 13 septembre à 11h30, par un cocktail, avec la contribution des Petits Violons du Conservatoire de Musique de la Nouvelle-Calédonie et de la troupe Calédo-folies/Les Incompressibles, pour des lectures de textes calédoniens et vanuatais.

    L'AEDE proposera, à l'occasion du salon, une série d’animations avec l’aide de l’Alliance française du Vanuatu :

    - exposition-vente d’une sélection d'ouvrages concernant la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Wallis et Futuna et le Vanuatu ;

    - visites encadrées pour les classes francophones de Port-Vila ;

    - contes et lectures d'ouvrages pour la jeunesse (par Géraldine) ;

    - une exposition intitulée « Comment sont faits les livres ».
    L’exposition constituée de dix panneaux illustrés sera offerte à l'Alliance française après notre départ et pourra tourner dans les écoles qui souhaiteront l’accueillir.
    Un intervenant culturel, chargé de l’animation, devrait être formé dans ce but avec l’aimable collaboration de la Ville de Nouméa (Service Culture et fêtes – médiathèque de Rivière salée) ;

    - le lancement du jeu « Passe livre » au Vanuatu, sur la base de dons d'ouvrages faits par les Calédoniens.
    Le principe du jeu est simple : partager les livres que l’on a aimé. Les ouvrages sont mis en libre circulation sur des lieux « totems » qui servent de point de dépôt et d’emprunt. Les livres sont empruntés, gratuitement, puis remis en circulation dans n’importe quel endroit. Le lecteur-joueur est invité à communiquer ses impressions de lectures en laissant un mot dans le livre lui-même ou sur le blog : livresenville.canalblog.com. Tout le monde peut jouer et ajouter un livre qu’il a particulièrement apprécié dans le réseau Passe livre.
    Afin d’alimenter la première phase du jeu, les Calédoniens sont invités à participer à une collecte d’ouvrages. Les ouvrages (en bon état) de littérature et, notamment, les livres pour la jeunesse (romans, albums illustrés, livres-jeux…) sont à privilégier.
    Les ouvrages sont à déposer à la bibliothèque Bernheim, auprès de Solange Paillandi, aux heures d’ouverture au public
    (mardi : 13 h-17 h 30 ; mercredi : 9 h-17 h 30 ; jeudi : 13 h-17 h 30 ; vendredi : 13 h-17 h 30 ; samedi : 9 h-16 h).
    Les ouvrages seront disponibles à l’Alliance française et déposés par les régatiers de Francophonie 2006 dans les cases communes des îles de l’archipel.

    - une exposition de « livres d'artistes » vanuatais et calédoniens;

    - la projection du reportage Les Ecritures de l'océan d’Olivier Jonemann et Pierre Vachet, produit et présenté par RFO-Nouvelle-Calédonie.
    Réalisé en 2006, ce document de 52 minutes, qui a déjà été diffusé sur les antennes de RFO en Nouvelle-Calédonie, traite des formes de communication écrites pré-européennes en Océanie : dessins sur le sable au Vanuatu, tablettes de l’île de Pâque, pétroglyphes de Nouvelle-Calédonie ;

    - les auteurs calédoniens qui feront le déplacement pour l’association des écrivains de la Nouvelle-Calédonie (Catherine Régent, Denis Pourawa, Paul Wamo…) rencontreront les auteurs du Vanuatu à l’occasion d’un débat ;

    - une exposition d’ouvrages offerts à l’ambassade de France au Vanuatu par le général commandant les forces armées en Nouvelle-Calédonie, au nom du ministère de la Défense nationale.


    Les acteurs calédoniens du salon (auteurs, membres de l’AEDE, animatrice, conteuse…) rejoindront Port-Vila à bord du Jacques-Cartier (départ le samedi 9 septembre de Nouméa, retour le samedi 16 septembre), comme l’ensemble des participants aux Rencontres francophones du Pacifique.




    BD FOLIES BOULOUPARIS - août 2007
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    Sont invités :
    Mairie de Boulouparis
    Johanès Wahono, Auteur
    Bernard Berger, Auteur et Président d’honneur
    Jean Vanmai, Président AEnc
    Sosthène, Auteur,
    Teg, Auteur
    JJ. Mahuteau, Graphiste
    Marie Picard d'Estelan, Concours écoles
    Dan Ussel, PAO et site internet
    Christophe Augias, Bib Bernheim
    Solange Paillandi, Bib. Bernheim
    Jean-Brice Peirano, Evènementiel
    Pierre Faessel, Libraire
    Cathie Mané, Bookin
    Dan Muller, Présidente Bibou
    Claudine Jacques, Présidente « BD Folies »
    Gisèle Thomas, Trésorière
    Absents excusés :
    Mairie de Boulouparis
    Johanès Wahono, Auteur
    Bernard Berger, Auteur et Président d’honneur
    Jean Vanmai, Président AEnc
    Teg, Auteur
    Dan Ussel, Pao et Site internet
    Serge et Gisèle Thomas
    Sont présents :
    Solange Paillandi
    Christophe Augias
    JJ Mahuteau
    JB Peirano
    Claudine Jacques

    Rapport de réunion

    CALENDRIER
    Le festival 2007 est prévu la première semaine d’août 2007

    Jeudi 2 août 2007 18 h 00 lancement du festival à Bernheim avec diaporama proposé par Christophe Augias et Cocktail, rencontre auteurs et presse.

    Vendredi 3 août 2007 Installation des stands auteurs, libraires et associations au centre Socioculturel de Boulouparis

    Samedi 4 août 2007 10 h 00 Ouverture du festival aux Officiels -
    10h 30 - 16 h 00 Ouverture au public.
    20 h 00 repas avec animation - nuitée offerte avec petit déjeuner aux Paillotes de la Ouenghi.

    Dimanche 5 août 2007 09 h 00 _ 16 h 00 ouverture au public _ animations _ dédicaces.
    (Pot offert par la Mairie à midi sur le site (Tivoli))

    AUTEURS INVITES
    - Tous les auteurs calédoniens + quelques graphistes professionnels.
    - Guy Deroin du Vanuatu
    - En attente de réponse : Manu LARCENET (France)
    - Tristan DEMERS (Canada)
    - Une approche est faite par JJ Mahuteau auprès de Marie-jo Michel pour trouver un auteur Japonais de Mangas.

    Animations
    Jean – Brice Peirano se charge de trouver des animations (modélistes _ Cie théatre de rue _ etc…)
    (Des clowns maquilleurs doivent venir d’Australie pour l’occasion).
    Martine Nollet sera contactée pour animer le festival.
    Solange Paillandi organisera des projections.

    Publications :
    Une idée !!! : réaliser un catalogue des auteurs locaux (mission confiée à Jean-Brice pour étude) Il faut contacter Bruno Mauger qui possède des textes et l’associer.
    JJ Mahuteau réalisera l’affiche 2007

    Animations et rencontres pays : deux déplacements sont prévus pour les auteurs en visite, l’un à Bourail, l’autre à Lifou (Hélène Sio).

    Décoration
    _ Rosette de Boulouparis propose une décoration végétale pour 15.000 frs.
    _ Marie-Jo et Véronique se proposent pour décorer la salle (comme les années précédentes).

    Concours
    De nouvelles idées bien sympathiques : Un concours de Tags sur contreplaqués / Un portrait chinois pour les écoles / Une histoire en images sur le thème « Le maléfice de Boulouparis » pour les collèges et lycées. Concours à lancer en 2006, à rappeler en mars 2007. Date limite de remise des concours : 14 juillet 2007. (avec l’aide de Marie Picard d’Estelan)

    Sur le site :
    Décoration du village : Drapeaux – affiches _ effigies.
    Mise en place de tivolis pour la restauration, les ateliers ….
    Demander le concours de l’école pour une salle de projection bien obscure.

    contact




    ARRACHEUR DE TEMPS

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    Un médecin misanthrope s’ennuie ferme lors d’une
    soirée tropicale « chic » dans une belle villa nouméenne
    avec piscine. Cependant, accroché par le discours d’un
    vieil astronome facétieux, il aborde peu à peu des
    rivages inconnus jusqu’à flirter avec… des mondes
    parallèles. Mais, cette histoire fantastique n’existe que
    sur le papier, elle est écrite par un auteur local suite à
    une commande. Plus les chapitres prennent forme sur
    l’écran de son ordinateur et plus l’écrivain dérape psychologiquement
    dans sa vie quotidienne. Les personnages
    fictifs rejoignent la réalité ou est-ce le contraire.
    L’histoire calédonienne avec un grand H bascule dans
    l’uchronie, le monde réel s’entremêle avec la fiction la
    plus débridée où il est question de création, d’écriture
    en cours, de l’instant légèrement décalé ouvrant d’autres
    voies, d’autres possibles. Sans oublier la piscine, véritable
    lieu énigmatique, autour de laquelle tout s’articule,
    naît et meurt…

    LE DISCOURS POLITIQUE KANAK

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    Le discours politique kanak (Jean-Marie Tjibaou, Rock Déo Pidjot, Eloi Machoro, Raphaël Pidjot), mars 2012, les éditions de la Province Nord, prix public 2900 XFP (distribué par Book’in et en vente dans les librairies de Nouméa).

    L’étude porte sur la politique, l’anthropologie et l’histoire d’une période décisive et incontournable que l’auteur préfère dénommer séquence d’événements révolutionnaire plutôt que par l’euphémisme des événements. Comment des acteurs politiques kanak ont-ils contribué à constituer le peuple national kanak et par quelles pratiques et discours ont-ils provoqué des actions majeures ? Sans entrer dans les récupérations actuelles, l’essai explique les articulations entre discours ou paroles et conjoncture politique.

    LE RESPECT

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    Le respect. Recherche pour une éducation à la citoyenneté (Nouvelle-Calédonie), Nouméa, Publication de l’IFM.NC, mars 2012 ; prix public 2000 XFP (distribué par Book’in et en vente dans les librairies de Nouméa.

    L’auteur est philosophe et anthropologue. C’est donc par les méthodes de ces deux disciplines qu’il analyse les représentations culturelles de la notion de respect. L’essai met entre parenthèses les préjugés moraux, religieux et éducatifs pour entreprendre une investigation sur les rapports interculturels dans la communauté en devenir. Une déconstruction des deux mots d’ordre « vivre et construire ensemble » et « destin commun » est un préalable afin de comprendre comment une composition d’une communauté politique au singulier est possible. Le respect exerce en Océanie un rôle fondamental. Comment l’articuler avec l’école et la société en devenir ? Le livre apporte des éclairages.

    INTRANQUILLITES

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    Ceci est le 1er numéro, consacré à "Passagers Des Vents", première structure de résidence artistique et littéraire en Haiti. Vous trouverez, entre autres, un hommage exceptionnel à Jacques Stephen Alexis.

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    POUR TES MAINS SOURCES

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    LE MOT DE L'EDITEUR :

    J’ai découvert la poésie d’Imasango en Nouvelle-Calédonie. Elle y est née, elle y vit, enracinée comme un arbre dans sa terre natale. Pourtant, les poèmes que rassemble ce recueil, le premier publié hors de son île, mêlent le thème de l’amour à celui du voyage. Comme si le désir était la promesse d’un départ ;
    la caresse, une cartographie des sens ; le corps de l’aimé, un rivage ; la jouissance, une terra incognita. La Carte du Tendre d’une femme d’Océanie ? Pas seulement. Par son lyrisme sensuel, Imasango interroge la part métisse de nos identités, rappelant que la poésie s’exprime toujours à tu et à toi. Dans la mangrove des passions, voix mêlées et corps emmêlés disent, avec une mystérieuse évidence, que les mots servent à tresser la natte de notre humanité.

    PAROLE DONNÉE

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    PAROLE DONNÉE, CD/Livret illustré de poésie en musique
    Un parcours poétique rendant hommage à la Terre de Nouvelle-Calédonie . Terre nourricière, espace identitaire, terre d'asile et terre inspiratrice de liens à tisser, bouche de conque pour le dialogue. Le CD présente les poèmes lus par l'auteur sur une musique originale de David Le Roy. Dans le livret illustré figure l'intégralité des poèmes ainsi qu'une présentation du travail de sculpture de Maryline Thydejpache, sous forme d'un visuel photographique des différentes étapes de l'élaboration de l'une de ses oeuvres.
    ASSOCIATION DES ECRIVAINS DE NOUVELLE-CALEDONIE
    BP 712 - 98845 - Nouméa Cedex - Nouvelle-Calédonie -
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