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écrivain suivant : Marc  BOUAN
 

Firmin MUSSARD

Littérature


Naît en 1961 (une excellente année pour les bordeaux), dans une famille de théâtreux plus ou moins nomades. Jeune premier de service dans une troupe semi-professionnelle pendant une quinzaine d’anées, commet à l’époque ses premiers textes, destinés à la scène. S’essaie brièvement à la BD et à la caricature.
Médecin itinérant, sévit dans l’Océan Indien, et tout particulièrement à La Réunion, durant onze ans. S’oriente vers l’écriture à peu près à cette époque. Décide de quitter son île pour explorer le Pacifique Sud. Met le cap sur les Tuamotu, y survit un peu plus de trois ans. Pose finalement ses cantines à Nouméa en 2002. Partage son activité entre la médecine, l’écriture, la chasse et la plongée sous-marines.

A publié:
- De lave et d’écume, chez L’HARMATTAN, en 1997 (Collection Lettres de l’0céan Indien) : recueil de nouvelles tropicales humides, où il donne de La Réunion une vision pour le moins friponne
- Retrait du percuteur, chez BALEINE-LE SEUIL (Collection Instantanés de polar), en 2001 : polar violent et sombre, inspiré de faits divers réunionnais que son avocat lui déconseille de qualifier de réels
- Balthazar est en pétard, aux EDITIONS DU CAGOU, en 2004 : polar jeunesse principalement destiné aux élèves des collèges, prétexte à aborder le sujet brûlant du cannabis en Nouvelle-Calédonie*
- Fausse passe, chez ACTES SUD (Collection Babel Noir), en 2005 : polar paumotu, dans lequel il brosse un portrait de la Polynésie française assez éloigné des mythes qui s’attachent à ce pays
- Jade et les petits farceurs, aux EDITIONS DU CAGOU, en 2006 : conte fantastique jeunesse inspiré de personnages de la mythologie kanak, porteur d’un message teinté d’écologisme

Confie avoir de nombreux projets, parmi lesquels un coup de pêche ce week-end…


* Balthazar est en pétard s’est vu attribuer le prix Popaï du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, catégorie auteurs calédoniens de fiction jeunesse ayant publié en 2004 ou 2005, à l’occasion du Salon International du Livre Océanien 2005
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Livres
Jade et les petits farceurs
Mais qui donc détraque le grille-pain, le téléviseur, la tronçonneuse et l’ordinateur ? Qui vient manger les pommes et boire les bières dans le réfrigérateur quand tout le monde dort ? Plus inquiétant encore, qui vient tirer les pieds d’Alexandre dans son lit au milieu de la nuit ? Jade, onze ans, récemment installée en Brousse avec ses parents et son petit frère, s’aperçoit vite qu’elle est la seule qui puisse résoudre l’énigme posée par ces phénomènes bizarres. L’aide de ses copines Claire et Mélanie ne sera pas de trop pour mener une étrange enquête qui la conduira jusqu’aux limites du monde visible des adultes…
Compléments : Photos, articles de presse, critiques ...
Derniére parution : jade et les petits farceurs
Couverture de la dernière parution
Extraits
LA SAVEUR DU CRABE MOU
L’enculé ! Tu ne vas pas me dire que tu ne veux pas aller à la pêche, maintenant ! Tu m’as pas fait tout préparer, le bateau qui est là-bas sous les arbres sur sa remorque, les nasses à l'arrière du pick-up, pour me laisser aller tout seul ! J’aurais dû te prévenir ? Ben c’est ça ! Pour que tu trouves encore le moyen de te défiler ! Depuis le temps qu’on doit y aller tous les deux, aux crabes, et puis qu’on y arrive jamais, parce qu’il y en a toujours un des deux qui bosse, ou qu’il fait trop mauvais, ou que la lune est pas bonne, on va pas laisser passer l’occasion ! Les appâts ? Y a qu’à s’en occuper maintenant, si tu me donnes un coup de main, tu vas voir, on en a pas pour longtemps… Je sais bien que tu préfères la chasse. Moi aussi. Ce gibier-là, par exemple, j’ai pris un pied à le flinguer, tu peux pas savoir ! Au moment de tirer, je crois bien que j’avais la canne ! Toi aussi, ça t’est arrivé, ce genre de choses ? Oui, je sais, t’as pas envie d’en parler avec moi, ça te met mal à l’aise, je comprends ça… L’engin, le poids, c’est combien, d’après toi ? Dans les quatre-vingt, on dirait. Joli coup de fusil, même si finalement, à flinguer, c’était pas si difficile que ça ! Il faudrait se rapprocher du pick-up, et s’installer sur la bâche. Tu pourrais me donner un coup de main, tu crois pas ? Toujours aussi feignant, bien sûr, encore un coup, faut que ce soit moi qui me tape tout le boulot ! Tu connais, j’ai pris la vieille Winchester. T’es toujours à te foutre de moi, sous prétexte que tu t’es payé un calibre 243 avec visée nocturne, n’empêche que mon vieux flingot, il assure à la douille ! Maintenant, je vais te dire, pour ce soir, j’ai bidouillé des pointes creuses. L’engin, avec ça, t’es sûr de stopper ta bestiole ! Hein, mec, qu’est-ce t’en dis, t’as vu, ça a pas traîné ? Bon, l’emmerde, c’est que maintenant, ça va être un peu le bordel dans la tripaille, mais on n’a rien sans rien… Tu vois, y en a qui aiment pas ça, mais moi, l’odeur âcre qui se dégage de la bête quand tu lui ouvres la panse, ça me rend dingue ! Tu connais, c’est le poignard que m’avait offert ma femme, il y deux ans, pour mon anniversaire. La fois où on était que tous les trois et où j’étais tellement fin pété que je me souvenais plus de rien, après. Deux bouteilles carrées, qu’on avait descendues, enfin, surtout moi, parce que toi, t’étais pas trop bourré, si je me souviens bien… Enfin, voilà, c’est ce couteau-là, une putain de lame espagnole que j’ai encore affûtée ce matin, exprès pour l’occasion. Regarde-moi ça, l’enculé ! La peau se fend à peine tu la touches, c’est un vrai plaisir. Je vais récupérer la tripaille tout de suite, dans les sacs poubelle, je veux pas laisser perdre. Tu veux peut-être savoir ce qu’on va faire des boyaux ? Ben, justement, c’est pour les crabes. Avant de mettre à l’eau le bateau, si t’es d’accord, on va faire un tour dans les palétuviers. Tu te souviens de cette place, la dernière fois, où c’était damé de gros trous, et où on avait choppé une bonne trentaine de ces enculés de crabes mous ? Pas bien ? Pourtant, les trous, d’habitude, ça t’intéresse… Laisse tomber, je déconne. Moi, je me rappelle que tu en avais marre de cavaler dans la vase en portant le sac, et puis aussi qu’après, quand ma femme nous avait cuisiné ceux qu’on avait gardés, tu t’en étais gavé à t’en faire péter la panse, pas vrai ? T’avais apporté deux popers de vin blanc, même que je m’étais endormi à table, tu te souviens ? Ben, j’y suis pas retourné depuis, il doit à nouveau y en avoir plein. Mais c’est pas cette nuit qu’on va les chopper : là, je vais juste leur distribuer les entrailles. Ils adorent ça, et il paraît que ça leur donne encore meilleur goût. Je repasserai leur niquer la gueule une fois qu’ils auront bien digéré. Ma femme va encore se régaler, mais je lui dirai qu’après, comment que je les ai nourris… Tu sais quoi, tu bouges pas pendant que je vais porter les sacs de tripaille dans le bateau. J’ai bien fait de les doubler ! Putain, ils vont se régaler, ces enculés ! Après quoi, on va passer au gros du boulot. Non, la peau, laisse tomber, je t’expliquerai pourquoi. Tu connais, je vais essayer de tout faire au couteau. Tu te souviens, tout à l’heure, le coup de grâce ? Comment que la lame a tranché l’artère du cou ? Putain, ça a pas traîné ! Ouais, je connais que j’ai du sang partout, mais j’ai ce qu’il faut comme vêtements de rechange dans le pick-up, et de toute façon, c’est des fringues qui sont déjà foutues, je comptais pas les rapporter. A propos, les tiennes non plus sont pas fin propres. Les antérieurs, c’est du gâteau. Il y a juste l’articulation de l’épaule, faut savoir, mais c’est pas très difficile. Quand je suis devenu ambulancier, j’ai remarqué que les humains et les gadins, finalement, c’était pas très différent comme construction. Quand tu sais comment c’est foutu l’un, c’est pas très difficile de dépecer l’autre. Tiens, passe-moi un sac poubelle. Putain, t’es manchot, ou quoi ? Faut toujours que je fasse tout, mec ! Et la tête, alouette ! Un autre sac, merci, je tiens pas à saloper le plateau de mon pick-up. Le bordel, c’est la hanche. C’est farci de muscles, si tu les tranches pas là où il faut, t’as aucune chance de tomber sur l’articulation. Et alors, il faut y aller à la scie, et ce soir on a pas le temps. En fait, là où je vais avoir un souci, c’est avec le bassin. Remarque, avec le thorax aussi. Si je fais tout au couteau, le temps de trouver les jointures on y est encore à l’aube, et alors, pour la pêche, c’est foutu. Je te demanderais bien d’aller me chercher la tronçonneuse, sous l’autre bâche, à l’arrière du pick-up, mais tu vas encore traîner la patte et m’expliquer que tu vois pas où c’est. Mais non, c’est pas des reproches ! Bouge pas, mec, j’y vais. Bien sûr, j’ai pas pris la neuve, vu que je risque pas de la rapporter à la piaule, après ça. Bon, je connais que c’est du boulot dégueulasse, mais on va pas finasser, sinon, on aura jamais fini à temps. Allez, y a plus qu’à porter les sacs au pick-up, à ramasser la bâche, et c’est bon. Te tracasse pas pour ton Chevrolet, il risque rien, ici. On est sur ma propriété, tu te souviens ? En plus, tu l’as bien planqué. Au retour, y aura bien le temps de s’en soucier... On va aller directement à ma mise à l’eau, finalement, je préfère qu’on commence par les nasses. Le temps de les bourrer avec les appâts, de foutre du lest, de faire le tour des sites, on en a encore pour un bon moment, surtout vu comme t’es parti pour m’aider. Mais non, je blague, lâche-toi et profite un peu du petit rayon de lune sur les niaoulis, c’est pas demain que tu reverras quelque chose de pareil ! Tu vois, souvent tu t’es foutu de moi, avec ma petite plate alu, sous prétexte que j’avais pas le pognon pour me payer un gros bateau comme le tien. N’empêche, une fois de plus, c’est moi qui t’emmènes à la pêche, et pas le contraire. Non, te vexe pas, mais au point où on en est, tous les deux, on a plus rien à se cacher, pas vrai ? Le pognon, ça fait pas tout. La preuve, toi qui en es gavé, t’as pas pu t’empêcher de me voler ce que j’avais. T’as pas trop envie d’en parler ? Ah, ça, mec, je comprends que tu sois gêné, mais c’est le moment de se dire les choses, tu penses pas ? Tu croyais quoi ? Que quand on est tout le temps fin bourré, comme moi, on s’aperçoit jamais de rien ? Mais c’est plus que de la connerie, ça, mon pote, c’est de la prétention ! Comment j’ai su ? Parce que tu crois qu’on voit pas les trucs, sous prétexte qu’ils sont évidents ? Tu sais, mec, quand une femme, j’entends une femme jeune comme la mienne, elle veut plus baiser avec son mari, c’est pas bien compliqué : il suffit de se demander par qui elle se fait tirer. Et neuf fois sur dix, c’est par quelqu’un de l’entourage, le bon pote, tout le temps fourré à la maison, et qui a toujours dans son sac une bonne bouteille pour le mari, par exemple. C’est pas très difficile, pour toi : depuis que je bosse dans ta compagnie d’ambulances, les soirs où je suis de service, t’as qu’un coup de fil à donner pour savoir si je suis parti pour une heure ou pour la moitié de la nuit, pas vrai ? Tu dis plus rien ? Je comprends… A ta place aussi, je fermerais ma gueule ! Tout ça, c’est pas des preuves, je suis d’accord avec toi. Si t’avais pas été assez con pour en plus venir braconner sur ma propriété, peut-être que jamais j’aurais été sûr de mon coup. Mais un mec assez enculé pour venir tirer mes gadins pendant que je suis au boulot l’est assez pour tirer aussi ma femme, pas vrai ? Comment j’ai su que c’était toi ? Ton putain de Chevrolet, mec ! Les traces de pneus devant ma maison, forcément, c’est normal qu’elles soient là, mais celles sur la piste, comme par hasard, le lendemain matin quand on m’a flingué des bestiaux, y a pas trente-six façons d’expliquer ça, t’es bien d’accord avec moi ? L’avantage, c’est que j’ai pas été très long à décider où et quand j’allais te chopper. D’après ton planning, c’était pas compliqué de deviner que t’allais venir cette nuit. J’ai eu qu’à changer ma garde à la dernière minute, et voilà ! Mais on bavarde, on bavarde, et on oublie les crabes. Il serait temps de poser les nasses. De la bonne barbaque bien fraîche, je pense aussi qu’ils vont être surpris, mais on a pas le temps de la laisser faisander, t’es d’accord ? Une fois découpé, ça fait tout juste une douzaine de nasses. Personne ne vient par ici, on risque pas qu’elles soient remontées par quelqu’un d’autre. Qu’est-ce que t’en dis, mec ? Pas de carcasse, pas de questions, comment que tu la trouves, ma feinte ? Bon, ben, je vais te laisser. J’espère que t’as aimé le coup de pêche. Moi, je te dis pas comment que ça m’a plu, l’enculé ! Mais le mieux, c’était encore le coup de chasse. La traque, d’abord, planqué dans les brousses à attendre le passage de ton putain de Chevrolet. A te suivre, de loin, tous feux éteints, jusqu’à ce que tu planques ta bagnole, puis à te rejoindre et à te forcer, au bord du creek, aveuglé par la lumière de mon spot. Je suis sûr que pendant un moment, quand t’as vu que je t’avais reconnu, t’as cru que t’allais pouvoir t’en sortir. J’ai fait semblant d’être un peu bourré, pour que tu me laisses bien t’approcher. Je t’ai mis en joue, t’as sûrement pensé que je blaguais, et puis à ce moment–là c’était trop tard pour épauler ton flingue. Mais par-dessus tout, ce que j’ai adoré, c’est ton expression de totale stupéfaction quand j’ai appuyé sur la queue de détente, et que t’as senti la première pointe creuse se frayer un chemin au milieu de tes entrailles…
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Métaphysique de profil

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C’est l’histoire d’une rencontre. Août 2009. Festival de la bande dessinée de Boulouparis. Quelques écrivains dédicacent Sillages d’Océanie. En face d’eux, un stand où officie un grand barbu rigolard,entouré de Pinocchio océaniens, têtes en noix de coco, corps de bois sveltes, sculptés dans les moindres détails. Une évidence s’impose. Entre le poète qui signe à ma gauche son Dead can dance et ce Gepetto décomplexé, une rencontre est sans doute possible : même sens de la dérision, retournée contre soi, même amour des mots et du monde. De leur poésie réciproque, naîtra une douceur bien loin du sarcasme.
Coquineries et non-sens. Dès les premiers traits, les deux compères se donnent le mot : « Sus au Sage ! » Oui, foin de cette philosophie qui alourdit tout et ne laisse pas d’espoir. Cet humour-là, au contraire est une clairvoyance, une légèreté pour vaincre l’encerclement et la peur. Alors si vous pensez, à l’instar du vieil Anatole, que « sans l'ironie, le monde serait comme une forêt sans oiseaux », ouvrez ce livre, voyez comme cela chante.

LIEN ET SÉPARATION FAMILIALE DE L'ENFANT KANAK

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En règle générale, l'enfant kanak qui réussit à l'école, c'est
celui qui a su faire le lien entre ses propres implicites et
ceux de l'école. Or le grand dilemme qui fait retrancher
chacun sur la défensive en termes de culture dominante,
c'est de faire croire que l'école véhicule la « vraie grande
culture » tandis que la culture de l'enfant est considérée
comme une « sub-culture ». De fait, à vouloir trop
privilégier la culture de l'école au détriment de la culture
de l'enfant, on finit par cultiver le mépris, la méfiance des
parents vis-à-vis de l'institution scolaire.
C'est le grand défi de ce nouveau siècle à relever en tant
que professionnel pour concilier cette dichotomie.Ainsi,
on pourra parler d'un réel partenariat, d'une synergie
concertée entre la famille et l'école puisque l'enfant sera au
coeur du système.On ne le prendra plus dans l'abstrait,mais
on le considérera réellement tel qu'il est avec ses différences
et ses gains.
Auteur : Luc Camoui

Gazette de la belle époque

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Gazette de la belle époque

1904 de Jean-Marie CREUGNET


L'année 1904 ressemble étrangement aux précédentes

au point de vue politique. Les gens avaient espéré que

le nouveau gouverneur serait différent de ses prédécesseurs,

il n'en fut rien. La colonie continuait à s'enfoncer dans le

marasme économique et la métropole ne levait pas le

petit doigt pour l'aider à s'en sortir. La Belle époque vivait

en Nouvelle Calédonie les derniers soubressauts d'une

fantaisie importée de la mère patrie, qui n'avait plus de

raison de perdurer.

Les " colons " du XIXème siècle laissaient la place à la

première génération de Calédoniens élevés à la dur, pour

qui le joug de la métropole commençait à blesser à l'encolure.

Pue Tiu, Au Cœur de la Parole

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Une forme interculturelle de l'Echange « Pue Tiu, Au Cœur de la Parole »


« Pue Tiu, Au Cœur de la Parole » reformule la permanence orale des civilisations Kanak et met en exergue une Singularité formulée sous la forme d'un Universel.
Bien que situées dans la contemporalité citoyenne, les poésies « Pue Tiu, Au Cœur de la Parole » vont au cœur des choses; les infinités de l'Essentialité: Être. Liberté. Bonheur.
« Pue tiu, Au Cœur de la Parole » contribue à la réciprocité et à l'échange entre des cultures, à savoir des Universels Singuliers Différenciés.


La Tarodière

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Dans le Pacifique, le taro d’eau est un élément de l’humidité, une nourriture de bonne santé, un plant de partage et de consommation. Denis Pourawa nous laisse ici parcourir ses terres kanak où chaque pas, chaque plan sont une étape entre l’homme ancestral et l’homme inscrit dans son temps. Progressivement, l’évidence de l’action s’impose face à la contemplation. Denis Pourawa se révèle bien ici comme un auteur majeur de la nouvelle génération. De cette génération qui a choisi avec force la moderne complexité d’une écriture de combat et d’une libre parole. Comme glisse une goutte d’eau sur la feuille du taro, la fureur tranquille de Denis Pourawa nous entraîne à nourrir notre propre jardin.

Les arbres et les rochers se partagent la montagne

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Prix Antonio Viccaro 2008.
La poésie de Nicolas Kurtovitch est une étrange rumeur, le bruit d’une île, la parole d’une terre partagée. C’est sûrement ce mélange entre conscience d’un exil et recherche d’une place juste qui fait que son écriture résonne tant en nous. Ce « nous » universel et pluriel qui nous interroge sans cesse dans notre quotidien singulier. C’est de cette matière qu’est faite la poésie de Nicolas Kurtovitch?: une glaise où chaque homme trouve à façonner son quotidien pour construire son existence.
ASSOCIATION DES ECRIVAINS DE NOUVELLE-CALEDONIE
- 8 rue Paul Monchovet, Pointe Brunelet - 98800 Nouméa - Nouvelle-Calédonie -
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