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Nicolas KURTOVITCH
Littérature
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Nicolas Kurtovitch naît à Nouméa en 1955. Sa famille maternelle est installée en Nouvelle-Calédonie depuis 1843. Par son père, qui a quitté Sarajevo en 1945, ses racines sont également yougoslaves.
Après une scolarité calédonienne, il voyage en Nouvelle-Zélande et en Australie, s’imprègne de ce Pacifique dont il souhaite habiter pleinement la diversité. Puis son cursus universitaire le conduit à Aix-en-Provence de 1977 à 1980. Licencié en géographie, il rentre alors au pays où il enseigne dans un collège de Lifou, l’une des îles de l’archipel calédonien, puis au lycée Do Kamo de Nouméa, dont il est aujourd’hui le directeur.
Son premier recueil de poèmes, Sloboda, paraît en 1973. Il ne cesse ensuite de publier, essentiellement de la poésie et des recueils de nouvelles.
L’écriture théâtrale s’impose plus tardivement dans son parcours, avec notamment Le Sentier Kaawenya, Kalachakra, puis Les dieux sont borgnes, pièce qu’il cosigne avec l’auteur kanak Pierre Gope et qui est jouée en Avignon en 2003 dans une mise en scène d’Yves Borrini, de la compagnie Le Bruit des hommes.
Sa dernière pièce, La Commande, vient d’être créée en scène au centre culturel Tjibaou, dans une mise en scène de Maryse Courbet, également de la compagnie Le Bruit des hommes.
Membre de l’Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie et sociétaire de la Société des gens de lettres, Nicolas Kurtovitch est aujourd’hui lu et étudié dans différentes universités du Pacifique sud.
Il a été en 2003 lauréat du prix poésie Salon du livre insulaire d’Ouessant avec son recueil de poésie Le piéton du dharma.
Pour en savoir plus : ile en ile
Site de l’écrivain :
www.nicolas-kurtovitch.net
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| Éditions Grain de Sable
Lieux, Nouméa, 1994, nouvelles.
Assis dans la barque, 1994, poèmes.
Totem, 1997, nouvelles.
Dire le vrai / To Tell the Truth, avec Déwé Gorodé, traduction anglaise de Raylene.Ramsay et Brian.Mackay, 1999, poésie.
Le piéton du dharma, Prix poésie 2003 au Salon du livre insulaire d’Ouessant.
Éditions du Niaouli
Forêt, terre et tabac, 1993, nouvelles.
Éditions Saint-Germain-des-Prés
Vision d’insulaire, 1983, poésie.
Souffles de la nuit, 1985, poésie.
Éditions Guy Chambelland
Homme Montagne, 1993, poésie.
Avec le masque, 1998, poésie.
Éditions Librairie-Galerie Racine
On marchera le long du mur, 2000, poésie.
Autour Uluru, 2002, poème-récit.
Éditions Association Kalachakra
Poème de la solitude et de l’exil, 2001, poème.
Ode aux pauvres, 2002, poème.
Nicolas Kurtovitch a par ailleurs participé aux livres de Jean-Claude Bourdais : L’Arbre à bière éd. Grain de Sable, 1997, réédité dans une version revue et augmentée chez Rhizome, 2002 ; L’Arbre à souvenir, éd. L’Herbier de feu, 2000.
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| Éditions Grain de Sable
Le Sentier Kaawenya, Nouméa, 1998.
Les dieux sont borgnes, avec Pierre Gope, Nouméa, 2002.
Éditions L’Harmattan
Gli dei sono ciechi, traduction en italien de Les dieux sont borgnes, par Micaela Fenoglio, Turin, 2003.
Éditions L’Herbier de feu
Couture à la Maison Hagen, dans Ô saisons, ô châteaux ! ouvrage collectif, Nouméa, 1999.
Éditions Traversées
La Commande, Nouméa, 2004.
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• (...) Bruits des gardes qui, de nouveau, s’agitent derrière la porte. Il y a maintenant quatorze mois que Nobuyoshi s’en est allé. Son nom est rayé des listes d’honneur, ses poèmes sont enlevés des livres. Nul ne doit l’aimer ni même garder le souvenir de son amour. Le potier commence à retirer les bandes qui enserrent son corps de femme. Il continue à s’habiller de ses vêtements de femme, desquels il retire un mouchoir rouge. Il recouvre le bol du mouchoir.
Entrez donc ! Entrez. Mais entrez, vous dis-je ! Vous verrez enfin mon vrai visage, mon vrai corps plutôt. Vous allez être surpris. Je vois d’ici vos têtes : « Comment ?! Il est une femme, il était une femme, c’est impossible, c’est monstrueux ! »
Il va cogner à la porte et taper dessus avec ses pieds, mais rien ne bouge. Il s’essouffle.
Vous ne bougez pas. Vous êtes des chiens, des chiens de garde ! Les chiens de garde n’aboient jamais, ils mordent.
C’est monstrueux… une femme… au palais ! Une femme n’a pas le droit de souiller l’argile de ses mains, l’argile du Prince, Son argile. Je l’ai touché quand même. Et personne n’a jamais rien vu. Décidément, quand on est aveugle, on l’est en tout : politique, poterie, art et féminité.
Je me demande comment il les aime, ses femmes ? Dites-moi, vous, là, derrière la porte. Avant de les autoriser à monter sur sa couche, exige-t-il qu’elles se mettent au garde à vous devant lui, toutes nues, pour n’avoir aucun doute sur ce qu’il consomme ?
Je suis monstrueuse et vulgaire, hein ?! Mais je l’ai fait. Pas de me mettre nue devant lui, bande d’idiots – je suis certaine que c’est à ça que vous pensiez ! –, mais de souiller son argile.
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LE DIABLE DE TASMANIE
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- Hauteville House 5. USS Kearsarge : l’action se déroule en Nouvelle-Calédonie. - Hauteville House 6. Le Diable de Tasmanie Date de parution : 20/01/2010 | ISBN : 978-2-7560-1578-1 Scénario : Fred Duval Dessin : Thierry Gioux Editeur : Delcourt
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J'AIMAIS TROP L'ARGENT
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J’aimais trop l’argent critique de Nathalie Vermorel
Au début des années 70, qu’on appelait alors « la belle époque » en Nouvelle-Calédonie, Fred et son épouse, Anne-Marie, se retrouvent à la tête d’une entreprise prospère qu’ils ont édifiée à la sueur de leur front. La vie leur sourit. Beaucoup même. Et l’argent qui va avec. Mais tous deux, grisés par leur bonne fortune, sont pris de doute. Ne vont-ils pas, à terme, aller contre leurs valeurs morales au profit d’une vie superficielle où tout n’est que vanité et orgueil ? Une écriture énergique qui balance entre brutalité et sentiments. Difficile de rester insensible à la déchéance de l’héroïne, rongée par la maladie et la culpabilité d’être passée à côté de l’essentiel, de ne pas avoir su savourer ces petits détails qui rendent la vie si belle. Un roman bien ficelé qui tient en haleine jusqu’au dénouement...
Nathalie Vermorel « Les Nouvelles Calédoniennes Weekend ». Nouméa.
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PRATIQUE ET THEORIE KANAK DE LA SOUVERAINETE
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Hamid Mokaddem, Pratique et Théorie kanak de la souveraineté...30 janvier 1936, Jean-Marie Tjibaou, 4 mai 1989, éditions de la Province Nord de la Nouvelle-Calédonie, avec en annexe deux textes et des documents photographies inédits.
Cet essai s’efforce de clarifier une séquence historique encore peu (ou mal) traitée (1975-1989) à travers l’étude de la trajectoire politique d’un leader kanak devenu célèbre, Jean-Marie Tjibaou. Il répond aux questions suivantes : Comment s’exerce la politique en Océanie ? Que signifie une pratique de la souveraineté pour les peuples insulaires d’Océanie ? Est-il possible d’affirmer que l’oeuvre politique de Jean-Marie Tjibaou (1975-1989) soit exceptionnelle ? Le livre rend hommage au pari sur l’intelligence. La lecture est accessible à n’importe quel lecteur curieux.
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LES HEURES ITALIQUES
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par Nicolas Kurtovitch
Œuvre forte et juste, une sorte de livre d'heures où nous sommes invités à partager les joies et les doutes, les rêves et les fatigues de femmes et d'hommes qui tentent ici et maintenant, en Nouvelle-Calédonie ou à Sarajevo, de se tenir là. Sans rien renier de ce qu'ils sont. Sans exiger de l'autre qu'il cesse d'être lui-même. « Lorsque j'ai senti sur ma gorge le fil de la lame du sabre d'abattis, je me suis dit : "J'aurais dû essayer, vraiment essayer, d'être meilleur"... », ainsi commence ces Heures italiques où s'affirme toute la maturité d'une écriture jonglant avec la structure romanesque qu'elle bouscule pour donner à entendre des voix plurielles, des lieux secrets, et toute l'humaine densité d'un monde qui n'en finit pas de s'égarer dans ses identités meurtrières, mais où l'amitié pourtant et l'amour portent leur poids d'espérance.
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NOUMEA MANGROVE
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par Claudine Jacques
Roman
Editions Episodes, 2009 Nouméa.
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NOUMEA TEXAS
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Dans ce vingt-deuxième opus Bernard Berger donne un souffle nouveau à sa célèbre série de La Brousse en Folie. Ce changement est annoncé par la couverture : plus sobre et d'un graphisme qui renvoie aux "illustrés" de l'âge d'or de la bande dessinée. Il y a un peu de Tintin d'Hergé, un peu Bicot de Martin Branner, un peu de notre enfance là-dedans. Ce détail a son importance, nous le verrons. Un autre changement : on passe à à 52 planches au lieu des 46 habituelles aux éditions actuelles. Pourquoi plus de pages? On le découvre en le lisant : l'auteur nous emmène dans quelque chose très drôle mais bourrée de réflexions sur notre lien au "patrimoine". Tonton Marcel devra remettre en état une vieille maison coloniale de Nouméa, la capitale, s'il veut bénéficier d'un héritage. Passé, présent et futur vont s'entrechoquer au sens propre comme au sens figuré dans challenge qui nous fait découvrir de nouveaux personnages folichons. On s'amuse énormément dans un récit à plusieurs étages. Si les jeunes lecteurs s'amuseront des facéties d'une vache fugueuse, les adultes percevront derrière des larmes de rires une satire de notre société tiraillé entre les intérêts d'un pseudo-patrimoine et ceux, plus lucratifs, d'une pseudo-modernité. Le clin d'oeil de la couverture dont nous parlions: l'ancien et le moderne. Rire et engagement sont les instruments de cette BD typiquement calédonienne qui a réussi pourtant à dépasser les frontières du récif.
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