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Roland ROSSERO
Littérature
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Né en 1950, il passe sa jeunesse à Lyon comme un petit garçon de ces années-là où l’école n’était pas mixte, le quotidien gris et la télé balbutiante. D’avoir vécu son enfance à quelques encablures de la maison de frères Lumière a illuminé sa vie par écran interposé. Sa mère une cinéphile pratiquante lui a injecté le virus du cinéma, tout jeune, faisant de lui un « accronégatif » et cette passion du grand écran ne s’est jamais démentie depuis. Des études dentaires rondement menées et son diplôme en poche, il va assouvir sa seconde passion pour la découverte du vaste monde. Les molaires de ses contemporains de tous les continents lui apporteront le bonheur du voyage et des rencontres. En 1986, il pose son sac et ses daviers en Nouvelle-Calédonie, à Koumac, avec sa compagne. Travail, famille (deux filles) et nouvelle patrie ne lui font pas abandonner son goût pour le 7ème art. Il fonde dans ce village de brousse un ciné-club qu’il animera pendant une douzaine d’années. Parallèlement, la démangeaison de l’écriture aboutit à un récit autobiographique en 1998 « Des Cary plein la bouche », alliant ses souvenirs pelliculaires et sa profession. Le pli est pris et d’autres publications suivent, notamment des livres pour enfants (illustrés de sa main) et deux recueils de nouvelles. Domicilié à Nouméa depuis 2002, il a cessé la torture buccale autorisée et s’est mué en journaliste culturel pour le journal hebdomadaire Les Infos. Un troisième recueil de nouvelles, publié aux Editions Grain de Sable, est paru 2007. Les pellicules le démangent toujours et le transforment en réalisateur de courts-métrages, chaque année au moment du festival de cinéma de La Foa. Il a d’ailleurs réalisé quelques adaptations de ses nouvelles, publiées dans les trois recueils cités. Il ne désespère pas de passer à la catégorie supérieure pour un long-métrage, en qualité de scénariste. Sa dernière publication “Nomade’s land”, court roman publié aux Editions Amalthée en juillet 2009, a reçu le prix Popaï au SILO 2009 dans la catégorie Fiction/auteurs calédoniens.
BIBLIOGRAPHIE
Des « Cary » plein la bouche – Récit
Editions des Ecrivains
Paris, 1998
Le fabuleux voyage
d’une petite goutte d’eau
du Pacifique – Livre jeunesse
CDP
Nouméa, 1999
(Illustrations sur un texte de Jeanine Bosca)
Clément, le petit cagou
qui voulait voler – Livre jeunesse
CDP
Nouméa, 1999
(Texte et illustrations)
Coupé du monde – Livre jeunesse
CDP
Nouméa, 2001
(Texte et illustrations)
Contacts – Nouvelles
Editions Le Chien bleu
Nouméa, 2001
Celle qui parle sans arrêt
dans son jardin – Nouvelles
Editions Le Chien bleu
Nouméa, 2004
Fondus au noir – Nouvelles
Editions Grain de Sable
Nouméa, 2007
Nomade's land – Roman
Nouméa, 2009 Prix Popaï “Fiction” - SILO 2009
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Compléments : Photos, articles de presse, critiques ...
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LIVRE
Celle qui parle sans arrêt dans son jardin
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Nomade's land
Cet ouvrage a reçu le prix Popaï au SILO 2009 dans la catégorie “Fiction”
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Premier texte écrit pour la revue Correspondances | La possibilité d’un îlot
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Il aime bien traîner à la plage en fin de matinée, surtout en semaine, quand il n’y a pas grand monde. Rester assis sur un banc avec la mer aux pieds le réjouit, inlassablement. Le mois dernier, il a perçu l’agitation sur l’îlot en face, celui qu’on a l’impression de toucher du doigt par grand beau. Et depuis, il contemple chaque jour les immenses pièces dressées en bord de sable, là où les bateaux taxis abordent. Il avait entraperçu un bout de reportage aux infos télé, c’étaient des billes de bois que deux sculpteurs devaient transformer en totems. Tous les jours, il les observe au travail, forcément de loin, le petit Européen énergique et le Kanak costaud, calme. Il a emprunté une paire de jumelles et épie les artistes, le chantier avance vite et les blocs de bois commencent à ressembler à des Moais. Ce minuscule bout de terre n’est pas l’île de Pâques, cependant il lui paraît inaccessible, tout aussi éloigné. Pas géographiquement bien sûr, mais idéalement. Ces deux hommes, si dissemblables d’allure, n’arrêtent pas de parler et de rire ensemble, tout en donnant des formes au bois. Cet ouvrage à quatre mains est inscrit dans les cercles espions de ses jumelles, ces deux-là sont l’embryon joyeux d’une amitié interethnique rare, d’une citoyenneté si aléatoire. Même si cela doit faire sourire les cyniques, ils tentent quelque chose manuellement, ils touchent le problème du doigt en façonnant des tours fraternelles, au lieu de les détruire… Alors que lui, le transparent, se promène douillettement dans la vie, sans le moindre effort envers les autres. Seul sur son banc, il intrigue des jeunes qui, non loin, ont traîné leur pirogue au bord de l’eau. Cela fait plusieurs jours qu’il les voit s’entraîner, eux aussi dans les rires et l’écume, et il ne leur a toujours pas adressé le moindre signe de sympathie. Ce n’est pas de la timidité, il n’y pense même pas, c’est tout.
Alors ce matin, il a pris une grande décision, il va se bouger, il va rallier l’îlot à la nage. Pour une fois, il va agir sans assistance et ignorer la noria des taxis flottants. Il n’est pas très sportif, mais il doit faire un effort pour aller voir les deux sculpteurs de plus près et arrêter de vivre par la procuration grossissante des jumelles. Cela fait longtemps qu’il n’a pas chaussé des palmes et la fraîcheur de l’eau le surprend. Résolu, il s’élance en même temps que le va’a des jeunes gens dont il devine l’ombre allongée sur sa droite. La première demi-heure se passe à merveille, il est étonné de sa forme physique, trop longtemps mise en jachère. Les totems semblent fixes, malgré sa progression, ils restent à la taille de bonzaïs. Aussi, lorsqu’ils commencent à grossir, il se sent euphorique et, bêtement, augmente son battement de pieds et son rythme de bras. Soudain, une crampe au mollet droit lui arrache un cri. Il panique rapidement, s’essouffle, boit une tasse, s’enfonce, remonte. La douleur intolérable l’immobilise et son second cri, qui se voudrait un appel à l’aide, le fait suffoquer. L’eau salée dans la gorge le fait tousser, les totems deviennent flous et disparaissent sous la ligne immergée de son horizon. Il s’agite furieusement en vain lorsqu’une poigne vigoureuse l’attrape par le col de son Lycra. Une minute après, il est en travers de la pirogue avec des voix qui l’assaillent et le réconfortent. Il crache de l’eau et émet un pâle sourire à ces jeunes sauveteurs providentiels.
Le va’a est au sec sur le haut de la plage, des bras pain d’épices et musclés le portent et l’asseyent à l’ombre d’un des totems. Il les remercie faiblement, le souffle encore court. Les deux sculpteurs sont également à son chevet. Pour se donner une contenance, il lâche en désignant les pièces géantes:
- Sacré boulot !
Le premier, le vif, agenouillé à ses côtés, étire un sourire souligné par son regard pétillant de malice :
- Du houp, vous voulez dire…
Tout le monde se marre. Le patron mécène de l’îlot arrive à son tour et lui demande ce qu’il désire boire, en plus de l’eau de mer. Répondant à la bonne humeur collective, il dit :
- Restons dans le domaine de la tasse… un café me ferait du bien.
Cinq minutes plus tard, le sculpteur malicieux lui tend son café fumant :
- Et un petit noir, un !
Son compagnon d’ébène Kanak, un croissant d’émail à la bouche, lui suggère :
- Avec un nuage de lait, peut-être, ce sera plus doux…
Les maillets résonnent, les deux compères ont repris leur besogne et les jeunes rameurs le large. Lui sirote sa seconde « noisette », installé confortablement sous une paillote. Tout en récupérant, il essaie de repérer, en face dans la courbe de l’anse, le banc sur lequel il était assis, il y a peu. Un autre curieux a-t-il pris sa place ? Il sourit, reprend une gorgée chaude. En baissant sa tasse, il découvre une dizaine de nageurs, à cent mètres des totems, brassant vers le rivage. Derrière plusieurs pirogues suivent.
Roland Rossero
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Second texte écrit à l’occasion du deuxième SILO | LA FEUILLE DURE…
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Ici, en Paici, l’arbre se dit “upwârâ » et, comme partout ailleurs sur le territoire et la zone Pacifique, c’est un élément important. Racines profondément ancrées dans la terre, poteau de la case, totem du clan, symboles masculins et féminins, il est étroitement lié aux hommes vivant ici. Des gens mieux placés l’ont déjà dit, le disent et le diront encore beaucoup mieux que moi. D’ailleurs, un vent facétieux me l’a soufflé, il y a peu, à travers le feuillage d’un arbre : à chacun son « bouleau ». Upwârâ est devenu aussi, très vite, Paroles. On s’est réuni autour, dessous et l’on a palabré. Même si beaucoup de décisions, de discours et de légendes se sont transmis par la répétition, beaucoup aussi se sont perdus, dispersés telles des feuilles mortes. Alors rêvons un peu, comme celui qui sieste à son ombre fraîche, endormi peut être par des propos soporifiques (j’en vois déjà qui baillent et ne suivent plus). L’arbre, à force d’écouter parler en dessous, s’est penché et quelques feuilles sont tombées. Ce n’était pas qu’il était dur de la feuille, mais seulement intéressé. Quelqu’un a dû en ramasser une et trouver que les nervures présentaient des signes intéressants. Et si on notait tout ce qu’on a dit sur des feuilles…l’arbre était d’accord, il en avait marre de se faire graver le tronc et bonne pâte (à papier) il s’est plié artisanalement à cette reproduction – c’est pour cela qu’on en a planté en vue de cette seule fonction. Upwârâ a pris plusieurs sens liés à cette activité. Mais attention un seul arbre ne suffit pas, il faut toute une forêt et surtout pas cachée par le précédent si large soit-il. Donc deux, quatre, six troncs se pressent…excusez-moi, je ne peux m’empêcher de faire des jeux de ra-mots et l’influence des Bataclowns a tendance à me doper. Entre parenthèses, que ces deux-là ne changent surtout pas de branche tant ils font pousser la bonne humeur. La forêt grandit, les arbres se touchent, se mélangent les feuillages. Ce n’est pas toujours facile, ça fait parfois des salades, mais le mesclun commun est à ce prix. Le rêve ne dure pas car certains n’aiment pas ça, les arbres ! Alors ils nous font scier, mais alors vraiment scier… tout ce qui pousse. On dirait des réalisateurs tournant sans cesse la même scène catastrophe qui se termine inévitablement par le mot : Coupez ! Et, à la place des arbres, ils font pousser des grues. Ce ne sont pas de délicieux petits pliages (encore des feuilles) porteurs de paix confectionnés par des menottes habiles et pleines d’espoirs, mais des tentacules métalliques qui vous pourrissent le paysage, appauvrissent la terre et enrichissent vénalement leurs propriétaires. Heureusement, des villages d’irréductibles résistent dont Poindimié, avec son SILO rempli de graines. Des graines pour faire pousser des arbres, bien sûr, semer la bonne parole et imprimer des herbiers de feu. Cette année, les graines arrivent de toute la zone Pacifique, nous procurant un sentiment océanique, et il y en a même une de France – merci Geoff ! Près de la grande case, deux arbres ont été plantés, baptisons le premier « Lire », le deuxième « Ecrire », quant au prochain, ce sera sans nul doute « Conter » !
Roland Rossero
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C’est vraiment le dernier endroit pour voir un film.
Il s’attendait à du dépaysement, des surprises, mais là…
Plantons le décor : une île perdue dans l’océan Indien,
éloignée de tout, pas de radio, encore moins de télé et
un réseau téléphonique embryonnaire qui fonctionne
quand ça lui chante. Tout ce qui comble le touriste
stressé par la ville et les maux qui s’y croisent. Et sur cette
île, une plage oubliée, à des lieues de la seule route goudronnée.
Une plage qu’il faut mériter après une heure
d’escalade dans la moiteur tropicale et autant pour la
descente. Mais une fois arrivé au gîte, étancher sa soif
avec une noix de coco pleine, ouverte à la main, est une
sensation paradisiaque. Le gîte en question est fruste,
il regroupe quelques petites cases avec des lits à lattes
et des matelas à blattes. La douche commune crachote
irrégulièrement un filet d’eau glacée. Mais peu importe
la douche avec une mer pareille, qui vient vous caresser
les orteils saupoudrés de sable fin.
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Métaphysique de profil
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C’est l’histoire d’une rencontre. Août 2009. Festival de la bande dessinée de Boulouparis. Quelques écrivains dédicacent Sillages d’Océanie. En face d’eux, un stand où officie un grand barbu rigolard,entouré de Pinocchio océaniens, têtes en noix de coco, corps de bois sveltes, sculptés dans les moindres détails. Une évidence s’impose. Entre le poète qui signe à ma gauche son Dead can dance et ce Gepetto décomplexé, une rencontre est sans doute possible : même sens de la dérision, retournée contre soi, même amour des mots et du monde. De leur poésie réciproque, naîtra une douceur bien loin du sarcasme. Coquineries et non-sens. Dès les premiers traits, les deux compères se donnent le mot : « Sus au Sage ! » Oui, foin de cette philosophie qui alourdit tout et ne laisse pas d’espoir. Cet humour-là, au contraire est une clairvoyance, une légèreté pour vaincre l’encerclement et la peur. Alors si vous pensez, à l’instar du vieil Anatole, que « sans l'ironie, le monde serait comme une forêt sans oiseaux », ouvrez ce livre, voyez comme cela chante.
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LIEN ET SÉPARATION FAMILIALE DE L'ENFANT KANAK
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En règle générale, l'enfant kanak qui réussit à l'école, c'est celui qui a su faire le lien entre ses propres implicites et ceux de l'école. Or le grand dilemme qui fait retrancher chacun sur la défensive en termes de culture dominante, c'est de faire croire que l'école véhicule la « vraie grande culture » tandis que la culture de l'enfant est considérée comme une « sub-culture ». De fait, à vouloir trop privilégier la culture de l'école au détriment de la culture de l'enfant, on finit par cultiver le mépris, la méfiance des parents vis-à-vis de l'institution scolaire. C'est le grand défi de ce nouveau siècle à relever en tant que professionnel pour concilier cette dichotomie.Ainsi, on pourra parler d'un réel partenariat, d'une synergie concertée entre la famille et l'école puisque l'enfant sera au coeur du système.On ne le prendra plus dans l'abstrait,mais on le considérera réellement tel qu'il est avec ses différences et ses gains. Auteur : Luc Camoui
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Gazette de la belle époque
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Gazette de la belle époque
1904 de Jean-Marie CREUGNET
L'année 1904 ressemble étrangement aux précédentes
au point de vue politique. Les gens avaient espéré que
le nouveau gouverneur serait différent de ses prédécesseurs,
il n'en fut rien. La colonie continuait à s'enfoncer dans le
marasme économique et la métropole ne levait pas le
petit doigt pour l'aider à s'en sortir. La Belle époque vivait
en Nouvelle Calédonie les derniers soubressauts d'une
fantaisie importée de la mère patrie, qui n'avait plus de
raison de perdurer.
Les " colons " du XIXème siècle laissaient la place à la
première génération de Calédoniens élevés à la dur, pour
qui le joug de la métropole commençait à blesser à l'encolure.
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Pue Tiu, Au Cœur de la Parole
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Une forme interculturelle de l'Echange « Pue Tiu, Au Cœur de la Parole »
« Pue Tiu, Au Cœur de la Parole » reformule la permanence orale des civilisations Kanak et met en exergue une Singularité formulée sous la forme d'un Universel. Bien que situées dans la contemporalité citoyenne, les poésies « Pue Tiu, Au Cœur de la Parole » vont au cœur des choses; les infinités de l'Essentialité: Être. Liberté. Bonheur. « Pue tiu, Au Cœur de la Parole » contribue à la réciprocité et à l'échange entre des cultures, à savoir des Universels Singuliers Différenciés.
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La Tarodière
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Dans le Pacifique, le taro d’eau est un élément de l’humidité, une nourriture de bonne santé, un plant de partage et de consommation. Denis Pourawa nous laisse ici parcourir ses terres kanak où chaque pas, chaque plan sont une étape entre l’homme ancestral et l’homme inscrit dans son temps. Progressivement, l’évidence de l’action s’impose face à la contemplation. Denis Pourawa se révèle bien ici comme un auteur majeur de la nouvelle génération. De cette génération qui a choisi avec force la moderne complexité d’une écriture de combat et d’une libre parole. Comme glisse une goutte d’eau sur la feuille du taro, la fureur tranquille de Denis Pourawa nous entraîne à nourrir notre propre jardin.
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Les arbres et les rochers se partagent la montagne
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Prix Antonio Viccaro 2008. La poésie de Nicolas Kurtovitch est une étrange rumeur, le bruit d’une île, la parole d’une terre partagée. C’est sûrement ce mélange entre conscience d’un exil et recherche d’une place juste qui fait que son écriture résonne tant en nous. Ce « nous » universel et pluriel qui nous interroge sans cesse dans notre quotidien singulier. C’est de cette matière qu’est faite la poésie de Nicolas Kurtovitch?: une glaise où chaque homme trouve à façonner son quotidien pour construire son existence.
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