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Bernadette HERLIN
dit Bernadette H
Littérature
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En 1961, année de sa naissance, le quartier de l’Anse-Vata à Nouméa était encore la campagne. Sa famille maternelle y possédait une ferme depuis 1914, et élevait des vaches laitières dont elle livrait le lait en ville, tous les matins. Le troupeau, qui paissait près de la maison sur des terrains loués à la municipalité, a été définitivement vendu vers 1966, car les vaches étaient devenues une gêne, voire un danger pour la circulation. Ce quartier, avec sa plage, ses immeubles, ses hôtels, ses restaurants, est considéré aujourd’hui comme l’un des hauts lieux touristiques de la ville de Nouméa A 7 ans, Bernadette a découvert l’écriture à l’école comme tous les petits enfants. Mais l’écriture lui a surtout permis de trouver une échappatoire au calvaire qu’elle subit par la suite pendant 21 ans. « Lulu », son journal intime, est devenu son meilleur ami pendant toutes ces années où elle fut maltraitée par son « bourreau » dans la maison familiale. En retrouvant sa liberté, Bernadette a pu construire sa propre famille et élève aujourd’hui ses deux grandes filles. Elle ne songeait pas alors à prendre la plume pour témoigner de ses souffrances, et « Lulu » avait été délaissé, oublié dans la nouvelle vie qui s’offrait à elle. Bernadette H. : « Je ne pensais jamais revenir à l’écriture après avoir échappé à mon bourreau, jusqu’au jour où quelqu’un qui m’était très chère a perdu tout espoir après avoir été victime de viol. Elle s’est donnée la mort et cette perte tragique m’a donné la force de faire éclater ma colère dans l’espoir de sauver d’autres victimes. » Le résultat de cette colère est « Mon Soleil Noir », un témoignage de son vécu aux mains du « bourreau », et qui est paru en Novembre 2005. Bernadette travaille actuellement sur la traduction en anglais de ce livre. Un mot de l’auteur : « Hier j’étais l’enfant perdue du Pacifique Sud. Aujourd’hui, je suis la femme, la mère qui mène un combat pour dire STOP à ce fléau tout en partageant ma triste expérience. Pour vous délivrer et aider toutes celles et tous ceux qui, comme moi, ont connu des violences dans leur vie, je vous encourage à partager vos témoignages et vos réactions. A plusieurs, on est plus fort. Alors n’hésitez plus ! Ecrivez-moi et parlons-en ! » Contact : Par courrier : Bernadette H. B.P. 9214 – 98807 NOUMEA CEDEX NOUVELLE-CALEDONIE Par courriel : h.bernadette@yahoo.fr herlin@iac.nc
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Compléments : Photos, articles de presse, critiques ...
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Mon Soleil Noir
Un témoignage de son vécu aux mains de son « bourreau », et qui est paru en Novembre 2005. Bernadette travaille actuellement sur la traduction en anglais de ce livre.
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Extraits de Mon Soleil Noir
| Avant-propos de l’auteur
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« Ecrire mon témoignage ! Ecrire ce que j’ai vécu pendant vingt et un ans ! Alors que j’avais sept ans, un homme a surgi de nulle part et m’a brisée ! J’aimerais expliquer tant de choses, et tout d’abord le silence dans lequel je me suis enfermée. Je n’avais personne à qui demander de l’aide. J’ai tout gardé au fond de moi, je me sentais coupable. J’avais tenté d’oublier quand, à la naissance de ma seconde fille, une dépression a tout fait ressurgir. Tout ce que j’ai fait, alors, pendant trois ans, de 1995 à 1998, n’a eu qu’un seul but : me détruire, me punir, comme si j’étais responsable de ce qui s’était passé. La nourriture m’aidait, du moins le croyais-je, j’arrivais à oublier pendant quelques minutes mon existence, ma vie. Je poussais l’autodestruction de plus en plus loin. Et puis la délivrance. En 2000, j’ai commencé à parler. Il m’a fallu deux ans pour avouer tête basse que j’avais été violée. C’est depuis ce jour que tout a commencé à aller mieux. J’ai compris que je n’étais pas coupable, que nous, victimes, n’étions pas coupables. Un jour, je me suis réveillée. J’ai rencontré des bénévoles de SOS Violences Sexuelles, j’ai vu un psychologue, un psychiatre, j’ai eu en face de moi des personnes responsables qui m’ont permis de comprendre que toutes mes réactions, mes plus petites peurs étaient normales. Elles ont deviné ce que je pensais ne jamais pouvoir dire. Certains jours, je ressentais cela comme une faiblesse, à d’autres moments comme une force. Parfois, j’avais l’impression d’arriver à maîtriser quelque chose de difficile et donc de ne plus avoir peur d’être blessée : à d’autres moments, un rien, une petite contrariété ou encore des scènes de viol au cinéma ou bien à la télévision me détruisaient, comme si une profonde plaie s’était rouverte à jamais. Comment oublier la peur que j’ai ressentie, cette peur qui vous colle à la peau et ne vous lâche plus, même des années après ? Et les traces laissées sur tout le corps par les gifles et la ceinture ? Comment oublier ma mère, qui ne m’a pas protégée ? Comment oublier que je n’ai pas eu un vrai père à mes côtés ? J’aimerais tellement tout oublier et penser à autre chose, mais c’est impossible ! Alors, j’essaie au fond de moi de trouver des forces. Aujourd’hui j’en parle, j’ai envie de faire bouger les choses, parce qu’en parlant, en racontant ses souvenirs, on se sent mieux, parce qu’en dénonçant le crime, on finit, peut-être, par le faire régresser. »
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| Quatrième de couverture par Arlette Peirano
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« Le cri d’un enfant nouveau-né, vous le reconnaîtriez sans doute. Mais celui d’une adolescente violée, d’une femme humiliée, torturée… Comment peut-on passer à côté sans l’entendre ? Sommes-nous si bien installés dans notre petit confort, aveuglés par notre bonheur quotidien que nous ne voyons plus ce qui se passe juste au coin de la rue, sous nos propres yeux ? Pourquoi ? Parce que le cri est étouffé par la honte et plus souvent par la peur ! Combien serions-nous à être reconnus coupables de non-assistance à personne en danger si, tout à coup, certaines vérités éclataient au grand jour ! Le témoignage de Bernadette est une preuve que l’indifférence générale existe. Oui, notre auteur l’a expérimentée, tout comme elle a rencontré son bourreau, et elle n’avait, à l’époque, que 7 ans ! Les non-dits, le mal personnifié, la cruauté et c’est toute une existence gâchée, une vie sacrifiée… et d’indélébiles cicatrices. Comme il est facile de basculer dans l’horreur quand aucune main ne se tend pour vous secourir ! Que font les organismes sociaux, la société tout entière pour dénoncer de tels abus ? A travers ce témoignage, Bernadette a décidé de revendiquer le statut de victime ; on ne peut que l’en féliciter. Il lui aura fallu le temps. Une décision longue et coûteuse, jalonnée d’innombrables phases de découragement. Parce que, pour vivre le présent, pour trouver une porte de sortie à son mal-être et surtout renoncer à mourir, il faut un jour oser rompre la loi du silence. Bernadette l’a brisée. Pas uniquement pour elle, mais pour toutes les victimes qui se reconnaîtront ici, pour ses filles aussi, pour son compagnon, pour son frère. C’est son histoire qu’elle nous livre, son cauchemar, son soleil noir mais aussi sa résurgence vers la lumière. »
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Mon soleil noir Sans lumière, sans chaleur En moi, le soleil ne se levait jamais J’étais l’enfant perdue du Pacifique Aucun de tes rayons ne me réchauffait En permanence dans l’obscurité Agrippée au noir soleil du désespoir Le cauchemar s’est endormi sous mes paupières Epuisée j’ai tué la parole au fond de moi En l’étouffant d’un silence Obstiné comme le temps Puis je me suis accrochée aux barreaux de ma prison En quête d’un peu de soleil d’un peu de lumière Mes yeux commencent à voir plus haut que l’horizon Plus loin que les étoiles Désormais le soleil du Pacifique éclaire mes jours et mes nuits.
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Métaphysique de profil
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C’est l’histoire d’une rencontre. Août 2009. Festival de la bande dessinée de Boulouparis. Quelques écrivains dédicacent Sillages d’Océanie. En face d’eux, un stand où officie un grand barbu rigolard,entouré de Pinocchio océaniens, têtes en noix de coco, corps de bois sveltes, sculptés dans les moindres détails. Une évidence s’impose. Entre le poète qui signe à ma gauche son Dead can dance et ce Gepetto décomplexé, une rencontre est sans doute possible : même sens de la dérision, retournée contre soi, même amour des mots et du monde. De leur poésie réciproque, naîtra une douceur bien loin du sarcasme. Coquineries et non-sens. Dès les premiers traits, les deux compères se donnent le mot : « Sus au Sage ! » Oui, foin de cette philosophie qui alourdit tout et ne laisse pas d’espoir. Cet humour-là, au contraire est une clairvoyance, une légèreté pour vaincre l’encerclement et la peur. Alors si vous pensez, à l’instar du vieil Anatole, que « sans l'ironie, le monde serait comme une forêt sans oiseaux », ouvrez ce livre, voyez comme cela chante.
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LIEN ET SÉPARATION FAMILIALE DE L'ENFANT KANAK
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En règle générale, l'enfant kanak qui réussit à l'école, c'est celui qui a su faire le lien entre ses propres implicites et ceux de l'école. Or le grand dilemme qui fait retrancher chacun sur la défensive en termes de culture dominante, c'est de faire croire que l'école véhicule la « vraie grande culture » tandis que la culture de l'enfant est considérée comme une « sub-culture ». De fait, à vouloir trop privilégier la culture de l'école au détriment de la culture de l'enfant, on finit par cultiver le mépris, la méfiance des parents vis-à-vis de l'institution scolaire. C'est le grand défi de ce nouveau siècle à relever en tant que professionnel pour concilier cette dichotomie.Ainsi, on pourra parler d'un réel partenariat, d'une synergie concertée entre la famille et l'école puisque l'enfant sera au coeur du système.On ne le prendra plus dans l'abstrait,mais on le considérera réellement tel qu'il est avec ses différences et ses gains. Auteur : Luc Camoui
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Gazette de la belle époque
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Gazette de la belle époque
1904 de Jean-Marie CREUGNET
L'année 1904 ressemble étrangement aux précédentes
au point de vue politique. Les gens avaient espéré que
le nouveau gouverneur serait différent de ses prédécesseurs,
il n'en fut rien. La colonie continuait à s'enfoncer dans le
marasme économique et la métropole ne levait pas le
petit doigt pour l'aider à s'en sortir. La Belle époque vivait
en Nouvelle Calédonie les derniers soubressauts d'une
fantaisie importée de la mère patrie, qui n'avait plus de
raison de perdurer.
Les " colons " du XIXème siècle laissaient la place à la
première génération de Calédoniens élevés à la dur, pour
qui le joug de la métropole commençait à blesser à l'encolure.
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Pue Tiu, Au Cœur de la Parole
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Une forme interculturelle de l'Echange « Pue Tiu, Au Cœur de la Parole »
« Pue Tiu, Au Cœur de la Parole » reformule la permanence orale des civilisations Kanak et met en exergue une Singularité formulée sous la forme d'un Universel. Bien que situées dans la contemporalité citoyenne, les poésies « Pue Tiu, Au Cœur de la Parole » vont au cœur des choses; les infinités de l'Essentialité: Être. Liberté. Bonheur. « Pue tiu, Au Cœur de la Parole » contribue à la réciprocité et à l'échange entre des cultures, à savoir des Universels Singuliers Différenciés.
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La Tarodière
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Dans le Pacifique, le taro d’eau est un élément de l’humidité, une nourriture de bonne santé, un plant de partage et de consommation. Denis Pourawa nous laisse ici parcourir ses terres kanak où chaque pas, chaque plan sont une étape entre l’homme ancestral et l’homme inscrit dans son temps. Progressivement, l’évidence de l’action s’impose face à la contemplation. Denis Pourawa se révèle bien ici comme un auteur majeur de la nouvelle génération. De cette génération qui a choisi avec force la moderne complexité d’une écriture de combat et d’une libre parole. Comme glisse une goutte d’eau sur la feuille du taro, la fureur tranquille de Denis Pourawa nous entraîne à nourrir notre propre jardin.
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Les arbres et les rochers se partagent la montagne
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Prix Antonio Viccaro 2008. La poésie de Nicolas Kurtovitch est une étrange rumeur, le bruit d’une île, la parole d’une terre partagée. C’est sûrement ce mélange entre conscience d’un exil et recherche d’une place juste qui fait que son écriture résonne tant en nous. Ce « nous » universel et pluriel qui nous interroge sans cesse dans notre quotidien singulier. C’est de cette matière qu’est faite la poésie de Nicolas Kurtovitch?: une glaise où chaque homme trouve à façonner son quotidien pour construire son existence.
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