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Luc CAMOUI & Waixen WAYEWOL
Littérature
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Luc Camoui est natif de Pouebo. Âgé de 47 ans, il est instituteur à l’Alliance scolaire, spécialisé dans la remédiation. Georges Waixen Wayewol est, quant à lui, originaire des îles Loyauté. Il a été responsable du service administratif de l’ASEE de 1986 à 2006. Depuis 2007, il est responsable de la gestion du personnel du secondaire.
Ces presque frères se connaissent depuis l'enfance.
Leur premier livre, un recueil de poèmes en commun : Phaanemi, le Ressouvenir (L'Herbier de Feu, 2006) est le fruit de leurs réflexions croisées et de leur expérience. Liens familiaux et souvenirs d’enfance, héritage coutumier et questions d’actualité y sont évoqués avec finesse, entre louange des origines et désir d’émancipation, entre terre vivante et devoir de mémoire, entre cris du cœur et engagement.
Luc et Georges ont participé à un florilège de 31 auteurs francophones : Mots de neige, de sable et d’océan (Wendake, éditions du CDFM, Québec, 2008). Ils préparent, toujours de concert, un nouvel ouvrage : Placebo.
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| Phaaméni, le ressouvenir
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2006, Editions l’Herbier de Feu, Nouméa.
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| Mots de neige, de sable et d’océan
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(ouvrage collectif),
2008, éditions du CDFM, Québec.
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| Pue Tiu, Au Coeur de la Parole
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2010, Editions de la Province Nord, Nouvelle-Calédonie
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| LIEN ET SÉPARATION FAMILIALE DE L'ENFANT KANAK
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2010, Editions de la Province Nord, Nouvelle-Calédonie.
Auteur : Luc CAMOUI
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Garde bien de le dire
Plus haut que les nuages denses,
Virtuosité en colimaçon
Autour de la croix du Sud.
Dansent dans la pénombre
D’étoiles mirifiques,
Brassées de couleurs mirobolantes ;
Toile de fond
En tapis de soie arabesque
D’un palace – Harem hermétique
Quatre étoiles.
Ne dis rien.
La clé de voûte
Des arcanes du système
Appartiennent aux initiés
Ce que ton destin t’appartient.
…Quelques mois après … ce texte pour croiser les regards …
J’ai fait un rêve
Un rêve comme on n’en fait pas
Car impossible à le réaliser
Oui, mais je l’ai quand même fait ce rêve
Et le rêve ne fait pas partie du monde de l’impossible
Puisque ce rêve existe bien dans ma tête
Non, mon rêve ne s’est pas mué en fantasme
Seulement que je ne peux pas le réaliser aujourd’hui
Et je me contenterai bien en guise de consolation
De dire que je patienterai, en attendant les jours meilleurs
Ma bonne étoile me guidera
Sur les chemins des désirs de mes entrailles
Pour offusquer ces grandes murailles
De la psychanalyse qui fait croire à mon inconscient
Que de refoulement en refoulement
Je dois me résigner à mon pauvre sort, quel terrible destin ! |
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Métaphysique de profil
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C’est l’histoire d’une rencontre. Août 2009. Festival de la bande dessinée de Boulouparis. Quelques écrivains dédicacent Sillages d’Océanie. En face d’eux, un stand où officie un grand barbu rigolard,entouré de Pinocchio océaniens, têtes en noix de coco, corps de bois sveltes, sculptés dans les moindres détails. Une évidence s’impose. Entre le poète qui signe à ma gauche son Dead can dance et ce Gepetto décomplexé, une rencontre est sans doute possible : même sens de la dérision, retournée contre soi, même amour des mots et du monde. De leur poésie réciproque, naîtra une douceur bien loin du sarcasme. Coquineries et non-sens. Dès les premiers traits, les deux compères se donnent le mot : « Sus au Sage ! » Oui, foin de cette philosophie qui alourdit tout et ne laisse pas d’espoir. Cet humour-là, au contraire est une clairvoyance, une légèreté pour vaincre l’encerclement et la peur. Alors si vous pensez, à l’instar du vieil Anatole, que « sans l'ironie, le monde serait comme une forêt sans oiseaux », ouvrez ce livre, voyez comme cela chante.
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LIEN ET SÉPARATION FAMILIALE DE L'ENFANT KANAK
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En règle générale, l'enfant kanak qui réussit à l'école, c'est celui qui a su faire le lien entre ses propres implicites et ceux de l'école. Or le grand dilemme qui fait retrancher chacun sur la défensive en termes de culture dominante, c'est de faire croire que l'école véhicule la « vraie grande culture » tandis que la culture de l'enfant est considérée comme une « sub-culture ». De fait, à vouloir trop privilégier la culture de l'école au détriment de la culture de l'enfant, on finit par cultiver le mépris, la méfiance des parents vis-à-vis de l'institution scolaire. C'est le grand défi de ce nouveau siècle à relever en tant que professionnel pour concilier cette dichotomie.Ainsi, on pourra parler d'un réel partenariat, d'une synergie concertée entre la famille et l'école puisque l'enfant sera au coeur du système.On ne le prendra plus dans l'abstrait,mais on le considérera réellement tel qu'il est avec ses différences et ses gains. Auteur : Luc Camoui
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Gazette de la belle époque
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Gazette de la belle époque
1904 de Jean-Marie CREUGNET
L'année 1904 ressemble étrangement aux précédentes
au point de vue politique. Les gens avaient espéré que
le nouveau gouverneur serait différent de ses prédécesseurs,
il n'en fut rien. La colonie continuait à s'enfoncer dans le
marasme économique et la métropole ne levait pas le
petit doigt pour l'aider à s'en sortir. La Belle époque vivait
en Nouvelle Calédonie les derniers soubressauts d'une
fantaisie importée de la mère patrie, qui n'avait plus de
raison de perdurer.
Les " colons " du XIXème siècle laissaient la place à la
première génération de Calédoniens élevés à la dur, pour
qui le joug de la métropole commençait à blesser à l'encolure.
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Pue Tiu, Au Cœur de la Parole
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Une forme interculturelle de l'Echange « Pue Tiu, Au Cœur de la Parole »
« Pue Tiu, Au Cœur de la Parole » reformule la permanence orale des civilisations Kanak et met en exergue une Singularité formulée sous la forme d'un Universel. Bien que situées dans la contemporalité citoyenne, les poésies « Pue Tiu, Au Cœur de la Parole » vont au cœur des choses; les infinités de l'Essentialité: Être. Liberté. Bonheur. « Pue tiu, Au Cœur de la Parole » contribue à la réciprocité et à l'échange entre des cultures, à savoir des Universels Singuliers Différenciés.
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La Tarodière
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Dans le Pacifique, le taro d’eau est un élément de l’humidité, une nourriture de bonne santé, un plant de partage et de consommation. Denis Pourawa nous laisse ici parcourir ses terres kanak où chaque pas, chaque plan sont une étape entre l’homme ancestral et l’homme inscrit dans son temps. Progressivement, l’évidence de l’action s’impose face à la contemplation. Denis Pourawa se révèle bien ici comme un auteur majeur de la nouvelle génération. De cette génération qui a choisi avec force la moderne complexité d’une écriture de combat et d’une libre parole. Comme glisse une goutte d’eau sur la feuille du taro, la fureur tranquille de Denis Pourawa nous entraîne à nourrir notre propre jardin.
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Les arbres et les rochers se partagent la montagne
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Prix Antonio Viccaro 2008. La poésie de Nicolas Kurtovitch est une étrange rumeur, le bruit d’une île, la parole d’une terre partagée. C’est sûrement ce mélange entre conscience d’un exil et recherche d’une place juste qui fait que son écriture résonne tant en nous. Ce « nous » universel et pluriel qui nous interroge sans cesse dans notre quotidien singulier. C’est de cette matière qu’est faite la poésie de Nicolas Kurtovitch?: une glaise où chaque homme trouve à façonner son quotidien pour construire son existence.
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