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écrivain suivant : Bernard  DE LA VEGA
 

Michel CHEVRIER

Littérature


Quand on l’interroge sur sa propre vie, Michel Chevrier a l’œil qui pétille. En guise de réponse, le journaliste en herbe n’aura droit qu’à un demi-sourire. Si l’on insiste, le poète, qui sait conjuguer candeur et verdeur, vous lance alors : « Qu’est-ce qu’une vie, sinon un tissu de non-événements montés en épingle par un petit je en mal de reconnaissance. Porter un regard sur soi, autant regarder derrière son épaule pour essayer de voir son cul ! »
Né en 1937, ce bas-normand est « vacciné au travail, jusqu’au vice ». Humanités au lycée d’Argentan. Faculté de sciences à Clermont-Ferrand. Des horizons s’ouvrent. Malgré la guerre d’Algérie ou peut-être à cause d’elle, il y aura au-delà du bocage et du « petit-Jésus-qui-sait-tout-ce-que-tu-fais », maints pays traversés et des rencontres inoubliables au pied du Tassili ou au fin fond de la Chine.
L’Ailleurs comme destination depuis l’enfance : l’oasis de Ghardaïa au Sahara, le lagon de Raïatea aux Îles-sous-le-Vent, et cette colline de Val-Plaisance où cet ancien enseignant de mathématiques écrit, bricole, jardine, sculpte bois et corail, pierre et poèmes. Il aurait pu être « chauffeur de tombeau ouvert, canoniseur de saintes nitouches, décorateur pour nuits blanches, restaurateur de cheveux coupés en quatre, désamorceur de grises mines… ». Il est aujourd’hui professeur de yoga et de méditation zen à Nouméa.
Michel Chevrier a publié trois recueils de poèmes aux éditions L'Herbier de Feu : Chroniques du Temps à Raïatea (Prix Orphée 1992), Contre-Expertise du Vide (2001) et Dead can dance (2005).
Livres
Métaphysique de profil
Poémes Editions L’Herbier de Feu 2010
Extraits
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Métaphysique de profil

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C’est l’histoire d’une rencontre. Août 2009. Festival de la bande dessinée de Boulouparis. Quelques écrivains dédicacent Sillages d’Océanie. En face d’eux, un stand où officie un grand barbu rigolard,entouré de Pinocchio océaniens, têtes en noix de coco, corps de bois sveltes, sculptés dans les moindres détails. Une évidence s’impose. Entre le poète qui signe à ma gauche son Dead can dance et ce Gepetto décomplexé, une rencontre est sans doute possible : même sens de la dérision, retournée contre soi, même amour des mots et du monde. De leur poésie réciproque, naîtra une douceur bien loin du sarcasme.
Coquineries et non-sens. Dès les premiers traits, les deux compères se donnent le mot : « Sus au Sage ! » Oui, foin de cette philosophie qui alourdit tout et ne laisse pas d’espoir. Cet humour-là, au contraire est une clairvoyance, une légèreté pour vaincre l’encerclement et la peur. Alors si vous pensez, à l’instar du vieil Anatole, que « sans l'ironie, le monde serait comme une forêt sans oiseaux », ouvrez ce livre, voyez comme cela chante.

LIEN ET SÉPARATION FAMILIALE DE L'ENFANT KANAK

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En règle générale, l'enfant kanak qui réussit à l'école, c'est
celui qui a su faire le lien entre ses propres implicites et
ceux de l'école. Or le grand dilemme qui fait retrancher
chacun sur la défensive en termes de culture dominante,
c'est de faire croire que l'école véhicule la « vraie grande
culture » tandis que la culture de l'enfant est considérée
comme une « sub-culture ». De fait, à vouloir trop
privilégier la culture de l'école au détriment de la culture
de l'enfant, on finit par cultiver le mépris, la méfiance des
parents vis-à-vis de l'institution scolaire.
C'est le grand défi de ce nouveau siècle à relever en tant
que professionnel pour concilier cette dichotomie.Ainsi,
on pourra parler d'un réel partenariat, d'une synergie
concertée entre la famille et l'école puisque l'enfant sera au
coeur du système.On ne le prendra plus dans l'abstrait,mais
on le considérera réellement tel qu'il est avec ses différences
et ses gains.
Auteur : Luc Camoui

Gazette de la belle époque

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Gazette de la belle époque

1904 de Jean-Marie CREUGNET


L'année 1904 ressemble étrangement aux précédentes

au point de vue politique. Les gens avaient espéré que

le nouveau gouverneur serait différent de ses prédécesseurs,

il n'en fut rien. La colonie continuait à s'enfoncer dans le

marasme économique et la métropole ne levait pas le

petit doigt pour l'aider à s'en sortir. La Belle époque vivait

en Nouvelle Calédonie les derniers soubressauts d'une

fantaisie importée de la mère patrie, qui n'avait plus de

raison de perdurer.

Les " colons " du XIXème siècle laissaient la place à la

première génération de Calédoniens élevés à la dur, pour

qui le joug de la métropole commençait à blesser à l'encolure.

Pue Tiu, Au Cœur de la Parole

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Une forme interculturelle de l'Echange « Pue Tiu, Au Cœur de la Parole »


« Pue Tiu, Au Cœur de la Parole » reformule la permanence orale des civilisations Kanak et met en exergue une Singularité formulée sous la forme d'un Universel.
Bien que situées dans la contemporalité citoyenne, les poésies « Pue Tiu, Au Cœur de la Parole » vont au cœur des choses; les infinités de l'Essentialité: Être. Liberté. Bonheur.
« Pue tiu, Au Cœur de la Parole » contribue à la réciprocité et à l'échange entre des cultures, à savoir des Universels Singuliers Différenciés.


La Tarodière

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Dans le Pacifique, le taro d’eau est un élément de l’humidité, une nourriture de bonne santé, un plant de partage et de consommation. Denis Pourawa nous laisse ici parcourir ses terres kanak où chaque pas, chaque plan sont une étape entre l’homme ancestral et l’homme inscrit dans son temps. Progressivement, l’évidence de l’action s’impose face à la contemplation. Denis Pourawa se révèle bien ici comme un auteur majeur de la nouvelle génération. De cette génération qui a choisi avec force la moderne complexité d’une écriture de combat et d’une libre parole. Comme glisse une goutte d’eau sur la feuille du taro, la fureur tranquille de Denis Pourawa nous entraîne à nourrir notre propre jardin.

Les arbres et les rochers se partagent la montagne

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Prix Antonio Viccaro 2008.
La poésie de Nicolas Kurtovitch est une étrange rumeur, le bruit d’une île, la parole d’une terre partagée. C’est sûrement ce mélange entre conscience d’un exil et recherche d’une place juste qui fait que son écriture résonne tant en nous. Ce « nous » universel et pluriel qui nous interroge sans cesse dans notre quotidien singulier. C’est de cette matière qu’est faite la poésie de Nicolas Kurtovitch?: une glaise où chaque homme trouve à façonner son quotidien pour construire son existence.
ASSOCIATION DES ECRIVAINS DE NOUVELLE-CALEDONIE
- 8 rue Paul Monchovet, Pointe Brunelet - 98800 Nouméa - Nouvelle-Calédonie -
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