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Jean Marie CREUGNET

Littérature


Né à Nouméa en 1940, Jean-Marie Creugnet explore par l’écriture le passé calédonien.
Une vocation de toute évidence, bien loin de celle à laquelle ses études secondaires au petit séminaire Saint-Léon de Païta, deux années de philosophie et une année de théologie semblaient le promettre. Il aurait en effet pu devenir prêtre, mais le service militaire obligatoire l’extirpe de ce milieu fermé. Rendu à la vie civile, c’est à d’autres horizons que rêve le jeune Jean-Marie Creugnet.
Il devient contrôleur des postes, agent immobilier, agent spécial d'assurances et courtier, jusqu’à sa retraite bienheureusement anticipée, il y a une douzaine d’années, qui lui permet de découvrir sa passion de l’écriture.
Il entreprend alors de décortiquer les événements du temps passé sur une période débutant en 1855 et allant jusqu'à sine die .... tant que la vie lui permettra d'avancer.
Une saga de dix ouvrages couvre déjà la période de 1855 à 1893. Deux autres tomes nous amènent à 1900.
Livres
1855
16 mois après la prise de possession, Jean Creugnet, militaire, arrive à Port de France le 19 Janvier 1855 avec le gouverneur du Bouzet. La ville est en construction. Tout reste à faire. Il faut pacifier les indigènes. Les premiers colons Irlandais débarquent. Il tombe amoureux d'une jeune irlandaise. Démobilisé sur place, il se marie…
1863
La vie à Port de France s'organise. Jean Creugnet reçoit un terrain à Portes de fer. Avec sa femme comme fermière il fait du maraîchage et de l'élevage. Il livre le lait en ville. En creusant un puits, il découvre du charbon. Il gardera cette trouvaille secrète pendant près de 20 ans.
1871
Jean Creugnet est fabricant de chaux qu'il livre à la capitale aux entrepreneurs et aux chantiers administratifs. De son métier, tailleur de pierres, il devient fournisseur de parpaings pour la construction de la cathédrale.
1878
La révolte Canaque éclate. Jean Creugnet organise la sécurité des alentours de la ville avec d'autres fermiers. Pendant que les plus jeunes partent en brousse prêter main forte aux militaires.
1883
Jean Creugnet commence l'exploitation de sa mine de charbon des portes de fer. Tous les besoins sont couverts par l'importation d'Australie. Mais il réussit pourtant à se faire une clientèle chez les forgerons de la ville.
1890
Les condamnés prennent en charge l'exploitation de la mine des Portes de fer. Le charivari devient insupportable. Jean Creugnet transporte sa famille à Païta, où il a acheté une propriété agricole au Mont Mou. Puis il s'installe à Tomo, et devient le propriétaire du relais de la " Patache à Vergés ".
In illo tempore
Tandis que Jean Creugnet vit à Tomo avec sa femme et ses fils, son dernier né, Freddy ,vit son adolescence à Saint-Léon, Païta.
Dies Irae
Freddy, le latiniste de Saint-Léon, vit au pensionnat avec une bande de copains, faisant les quatre cents coups et ne se souciant guère des agissements du gouvernement Feillet, qui exproprie sans vergogne les indigènes afin de récupérer des terres à café pour les Colons Feillet.
Gazette 1901
La mort de Jean Creugnet remet en question la scolarité de Freddy. La veuve irlandaise décide de venir habiter à Nouméa. Une vie nouvelle commence pour Freddy.
Gazette 1902
Le jeune homme est en âge de travailler. Il est employé chez Ballande à la mercerie. Il se fait des amis et des amies. Sa vie sentimentale est quelque peu perturbée. Le départ de Paul Feillet est un apaisement remarquable pour le clergé Calédonien.
Gazette 1903
Édouard Picanon a remplacé Paul Feillet. Une ère de paix a commencé. Toutes les occasions sont bonnes pour faire la fête : c'est la Belle Époque.
Gazette 1904
Les " colons " du XIXème siècle laissaient la place à la première génération de Calédoniens élevés à la dur, pour qui le joug de la métropole commençait à blesser à l'encolure. »
Extraits
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Métaphysique de profil

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C’est l’histoire d’une rencontre. Août 2009. Festival de la bande dessinée de Boulouparis. Quelques écrivains dédicacent Sillages d’Océanie. En face d’eux, un stand où officie un grand barbu rigolard,entouré de Pinocchio océaniens, têtes en noix de coco, corps de bois sveltes, sculptés dans les moindres détails. Une évidence s’impose. Entre le poète qui signe à ma gauche son Dead can dance et ce Gepetto décomplexé, une rencontre est sans doute possible : même sens de la dérision, retournée contre soi, même amour des mots et du monde. De leur poésie réciproque, naîtra une douceur bien loin du sarcasme.
Coquineries et non-sens. Dès les premiers traits, les deux compères se donnent le mot : « Sus au Sage ! » Oui, foin de cette philosophie qui alourdit tout et ne laisse pas d’espoir. Cet humour-là, au contraire est une clairvoyance, une légèreté pour vaincre l’encerclement et la peur. Alors si vous pensez, à l’instar du vieil Anatole, que « sans l'ironie, le monde serait comme une forêt sans oiseaux », ouvrez ce livre, voyez comme cela chante.

LIEN ET SÉPARATION FAMILIALE DE L'ENFANT KANAK

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En règle générale, l'enfant kanak qui réussit à l'école, c'est
celui qui a su faire le lien entre ses propres implicites et
ceux de l'école. Or le grand dilemme qui fait retrancher
chacun sur la défensive en termes de culture dominante,
c'est de faire croire que l'école véhicule la « vraie grande
culture » tandis que la culture de l'enfant est considérée
comme une « sub-culture ». De fait, à vouloir trop
privilégier la culture de l'école au détriment de la culture
de l'enfant, on finit par cultiver le mépris, la méfiance des
parents vis-à-vis de l'institution scolaire.
C'est le grand défi de ce nouveau siècle à relever en tant
que professionnel pour concilier cette dichotomie.Ainsi,
on pourra parler d'un réel partenariat, d'une synergie
concertée entre la famille et l'école puisque l'enfant sera au
coeur du système.On ne le prendra plus dans l'abstrait,mais
on le considérera réellement tel qu'il est avec ses différences
et ses gains.
Auteur : Luc Camoui

Gazette de la belle époque

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Gazette de la belle époque

1904 de Jean-Marie CREUGNET


L'année 1904 ressemble étrangement aux précédentes

au point de vue politique. Les gens avaient espéré que

le nouveau gouverneur serait différent de ses prédécesseurs,

il n'en fut rien. La colonie continuait à s'enfoncer dans le

marasme économique et la métropole ne levait pas le

petit doigt pour l'aider à s'en sortir. La Belle époque vivait

en Nouvelle Calédonie les derniers soubressauts d'une

fantaisie importée de la mère patrie, qui n'avait plus de

raison de perdurer.

Les " colons " du XIXème siècle laissaient la place à la

première génération de Calédoniens élevés à la dur, pour

qui le joug de la métropole commençait à blesser à l'encolure.

Pue Tiu, Au Cœur de la Parole

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Une forme interculturelle de l'Echange « Pue Tiu, Au Cœur de la Parole »


« Pue Tiu, Au Cœur de la Parole » reformule la permanence orale des civilisations Kanak et met en exergue une Singularité formulée sous la forme d'un Universel.
Bien que situées dans la contemporalité citoyenne, les poésies « Pue Tiu, Au Cœur de la Parole » vont au cœur des choses; les infinités de l'Essentialité: Être. Liberté. Bonheur.
« Pue tiu, Au Cœur de la Parole » contribue à la réciprocité et à l'échange entre des cultures, à savoir des Universels Singuliers Différenciés.


La Tarodière

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Dans le Pacifique, le taro d’eau est un élément de l’humidité, une nourriture de bonne santé, un plant de partage et de consommation. Denis Pourawa nous laisse ici parcourir ses terres kanak où chaque pas, chaque plan sont une étape entre l’homme ancestral et l’homme inscrit dans son temps. Progressivement, l’évidence de l’action s’impose face à la contemplation. Denis Pourawa se révèle bien ici comme un auteur majeur de la nouvelle génération. De cette génération qui a choisi avec force la moderne complexité d’une écriture de combat et d’une libre parole. Comme glisse une goutte d’eau sur la feuille du taro, la fureur tranquille de Denis Pourawa nous entraîne à nourrir notre propre jardin.

Les arbres et les rochers se partagent la montagne

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Prix Antonio Viccaro 2008.
La poésie de Nicolas Kurtovitch est une étrange rumeur, le bruit d’une île, la parole d’une terre partagée. C’est sûrement ce mélange entre conscience d’un exil et recherche d’une place juste qui fait que son écriture résonne tant en nous. Ce « nous » universel et pluriel qui nous interroge sans cesse dans notre quotidien singulier. C’est de cette matière qu’est faite la poésie de Nicolas Kurtovitch?: une glaise où chaque homme trouve à façonner son quotidien pour construire son existence.
ASSOCIATION DES ECRIVAINS DE NOUVELLE-CALEDONIE
- 8 rue Paul Monchovet, Pointe Brunelet - 98800 Nouméa - Nouvelle-Calédonie -
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