Causerie 11 août. Marc Bouan écrit le texte ci-dessous :
Répondant à l’animateur Pierre-Christophe Pantz qui l’interrogeait sur le lien entre son conte philosophique et son livre jeunesse « Oudouane et Tchitchi », Hamid Mokaddem a mis tout de suite en avant sa volonté de faire reconnaître l’existence de la philosophie dans la culture kanak alors que cette discipline est déjà reconnue dans la culture fidjienne. Ceci peut être recherché au travers des histoires et légendes kanaks , de la connaissance des itinéraires de personnages marquants qu’il a eu l’occasion d’étudier ou de fréquenter et de travaux littéraires réalisés comme par exemple le mémoire du prêtre Appollinaire Anova. Il a tenu à indiquer qu’il n’y avait pas de connotation politique dans ses propos. Il a utilisé de temps en temps des mots forts des langues paicî et cemuhï, introduisant un effet d’oralité apprécié. A noter que l’épilogue du conte propose deux versions ; pour mon choix et écoutant les anciens grecs, je serai tenté de me laisser guider par la « philia »qui rappelle que l’on peut corriger les excès de son moi par la mesure du dialogue et de l’échange. Saluons également le travail remarquable des illustrateurs Mathieu Venon et Zay qui ont bien voulu expliquer leur mode opératoire (à partir d’un 30 x 30). Souhaitons une retraite longue et active à Hamid. En France, les philosophes sont souvent rec onnus sur le tard. Lévinas passa presque inaperçu de son vivant. Paul Ricoeur, eut l’avantage de vivre vieux.

 

 

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