Si on m’avait dit la première fois que j’ai posé le pied sur le Caillou en 2004 qu’un jour j’assumerais la fonction de Présidente de L’Association des Ecrivains de Nouvelle-Calédonie, je ne l’aurais pas cru mais le chemin se fait en marchant comme a dit Antonio Machado (1875-1939) poète espagnol dans le magnifique poème : Des Chemins sur la mer

Et pas après pas, me voici dans cette fonction que j’essaierai de remplir aussi bien que possible.
Voici le texte dans son intégralité mais traduit hélas, n’étant pas hispanophone.

Jamais je n’ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire des hommes
Laisser mes chansons
Mais j’aime les mondes subtils
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.

J’aime les voir s’envoler,
Se colorer de soleil et de pourpre,
Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
Puis éclater.

A demander ce que tu sais
Tu ne dois pas perdre ton temps
Et à des questions sans réponse
Qui donc pourrait te répondre ?

Chanter en choeur avec moi :
Savoir ? Nous ne savons rien
Venus d’une mer de mystère
Vers une mer inconnue nous allons
Et entre les deux mystères
Règne la grave énigme
Une clef inconnue ferme les trois coffres
Le savant n’enseigne rien, sa lumière n’éclaire pas
Que disent les mots ?
Et que dit l’eau du rocher ?

Voyageur, le chemin
C’est les traces de tes pas
C’est tout ; voyageur,
Il n’y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler

Voyageur ! Il n’y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.
Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer.

Depuis 2004, je suis revenue sur le Caillou, aimantée par sa lumière et par l’accueil de son peuple aux multiples racines, ancré sur cette terre comme ses palétuviers si riches de vie marine et aérienne.

Revenue pour la cinquième fois en 2020 dans la tourmente du vrai danger de l’épidémie, je me suis mise à l’écriture de poèmes. C’est ainsi qu’ont paru trois recueils. Le chemin se traçait presqu’à mon insu. Et puis j’ai participé à Sillages 2024 et 2025 avec émotion et exaltation.

Je suis très heureuse de partager avec vous tous, auteurs de tout âge attachés au Caillou, ce magnifique thème d’écriture de notre anthologie Sillages d’Océanie 2026 et vous invite à prendre vos plumes pour nous envoyer vos créations afin de tracer notre paisible chemin de mots de résistance à notre époque si déroutante.




Claude Bugeia Beliaeff

Dans le cadre de la revue littéraire annuelle « Sillages d’Océanie » créée par l’Association des Ecrivains de la Nouvelle-Calédonie, nous lançons aujourd’hui l’appel à textes de l’édition 2026.

Le thème de cette année est « Le chemin se fait en marchant ».

Comme l’écrivait Antonio Machado, « le chemin se fait en marchant ».
À travers ce thème, nous vous invitons à explorer les chemins de vie, les départs, les choix, les rencontres, les errances ou les renaissances. Réels ou imaginaires, intimes ou universels, tous les chemins méritent d’être racontés.

Poésie, nouvelle, récit ou fragment de vie, laissez vos mots tracer la route et faites naître, pas à pas, des histoires qui nous emportent ailleurs.

Conditions :

  • Délai d’envoi des productions : 19 juin 2026
  • Entre 5000 et 8000 caractères, espaces compris, ou 4 pages maximum de poésie.
  • Police d’écriture : Times New Roman ou Arial
  • Taille de police 12 ; Interligne 1,5 ; texte justifié
  • Format Microsoft Word (.docx) ou Open Office (.odt)
  • Texte préalablement corrigé (on tolère si l’ensemble a moins de 20 fautes)
  • Texte tout public de préférence (limiter les insultes, intolérances, appel à la violence, propos discriminatoires, sauf si l’histoire s’y prête dans les genres dystopies ou horreur par exemple. Pas d’érotisme ou pire)
  • Textes anonymisés (rien dans le titre ou le texte ne doit clairement identifier l’auteur ou des personnes réelles)
  • Titre obligatoire
  • Texte original (pas de fanfiction ni plagiat même partiel)
  • Tous les genres littéraires sont acceptés, de la nouvelle ou de l’essai, à la poésie
  • Interdiction d’utiliser l’intelligence artificielle autrement que pour des corrections d’orthographe et de grammaire
  • Les auteurs doivent remplir au moins l’une des conditions suivantes : être Calédonien, résider en Nouvelle-Calédonie, adhérer à l’AENC.

Règlement :

Le comité de lecture peut refuser tout texte qui ne respecterait pas ces délais et conditions ou qui contreviendrait aux lois.

Le comité de lecture peut refuser de sélectionner un texte si les corrections proposées à l’auteur ne sont pas acceptées ou ignorées.

Le comité de lecture est garant de l’appel à textes et ses décisions ne pourront être contestées à posteriori.

En participant à cet appel à textes, l’auteur s’engage à respecter ce règlement et ces conditions. Il s’engage à être l’auteur de la production proposée. Il s’engage à accepter la publication dans Sillages 2026 si le texte est accepté par le comité. Il s’engage à céder ses droits à l’AENC pour le texte accepté, mais sans exclusivité.

Le comité se réserve le droit d’annuler l’appel à textes si des difficultés majeures viennent à faire obstacle au projet.

Les auteurs retenus seront publiés dans le recueil, et chacun d’eux recevra un exemplaire numérique gratuit une fois l’ouvrage publié. Les exemplaires papier seront à charge de chacun, au tarif préférentiel auteur.

Toutes les productions sont à envoyer par email au bureau de l’association à [email protected] avec vos noms, prénoms, adresse et dates de naissance dans le corps du mail, le texte en pièce jointe (en Word ou odt) et «Participation Sillages 2026 [votre nom] » en titre de mail.

Soutien :

L’Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie est une association à but non lucratif qui fonctionne en grande majorité, en particulier cette année, grâce aux cotisations de ses membres. Ces fonds servent pour beaucoup à éditer et distribuer nos recueils Sillages d’Océanie. Vous pouvez nous soutenir en adhérant pour 2026 ou en nous faisant un don par CB via ces liens :

Adhesion 2026 : https://www.helloasso.com/associations/association-des-ecrivains-de-nouvelle-caledonie/adhesions/adhesion-aenc-2026

Don : https://www.helloasso.com/associations/association-des-ecrivains-de-nouvelle-caledonie/evenements/don-aenc

 

Le comité de lecture Sillages d’Océanie 2026

Premier roman, maintenant en librairie

Dans ce premier roman, réjouissant de poésie et d’humour, Manuel Touraille relate avec délicatesse une histoire d’amour durant la guerre d’Algérie. Il raconte la volonté des personnages d’aller toujours plus loin à la rencontre de l’autre – de l’écouter et de s’en inspirer. La relation d’une licorne avec un dragon.

https://www.cultura.com/p-le-sourire-de-la-licorne-9782310057073.html

 

Ce premier roman a été publié le 16 avril 2025 aux éditions Amalthée.

Il est disponible sur le site : – https://www.editions-amalthee.com/

Vous pouvez aussi le commander dans votre librairie préférée et il est également possible de le faire sur Amazon, Cultura, Babelio, la FNAC…

Si vous l’appréciez, votre commentaire auprès de votre libraire où sur l’une des enseignes sera précieux. Il contribuera à faire connaître le roman auprès d’autres lecteurs.

Collection : Roman

Date de parution : 16/04/2025

https://www.editions-amalthee.com

[email protected]

 

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Maison de la Nouvelle-Calédonie

2 mai, 03:07  ·

Des auteurs calédoniens au Festival de Littérature Insulaire. Ouessant

Merci à Manuel Touraille pour avoir fait escale sous la Grande case de la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris avec sa compagne Elodie, et dans son panier quelques images de sa présence au Festival de Littérature Insulaire. Ouessant, ainsi que de ses retrouvailles avec un autre auteur calédonien, Frédéric Ohlen.

Manuel Touraille y présentait la revue « Sillages d’Océanie », avec sur le thème « Océans » des textes d’auteurs de l’Association des Écrivains de Nouvelle-Calédonie, mais également son dernier roman, « Le Sourire de la Licorne » (Amalthée).

CULTURA AUBAGNE :

L’AVIS DES LECTEURS

MICHEL :

« J’ai été séduit par ce roman. Il propose des considérations philosophiques et psychologiques sur les profondeurs de ce que sont certains hommes et certaines femmes … et je trouve cela passionnant. Mais ce qui m’a très agréablement surpris, c’est la poésie de cette écriture. Ce roman est un  » océan  » de poésie en prose. Je ne me souviens pas avoir trouvé autant de poésie en prose dans un ouvrage. Voilà, je me suis régalé ».  

Pour lire le communiqué de presse :

CP 5354

Bonjour à toutes et tous
Dans le cadre de la revue littéraire annuelle « Sillages d’Océanie » créée par l’Association des Ecrivains de la Nouvelle-Calédonie, nous lançons aujourd’hui l’appel à textes de l’édition 2025.
Le thème de cette année est « L’écran ».
S’il est une chose que nous n’avions pas prévue, c’est la facilité avec laquelle nous nous sommes laissés devenir dépendants des technologies du quotidien, à tel point que nous avons oublié quel pouvait être notre quotidien avant leur raz de marée.

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Chers amoureux des lettres et de l’écriture,

L’Association des Ecrivains de Nouvelle-Calédonie (AENC) ouvre sa campagne d’adhésion pour l’année 2025 !

Si vous êtes passionné par l’écriture, la littérature et que vous souhaitez contribuer à la promotion des auteurs calédoniens, c’est le moment de nous rejoindre ou de renouveler votre adhésion.

Pourquoi adhérer ?

  • Participer à la mise en valeur des auteurs et des œuvres calédoniennes.
  • Accéder à un réseau dynamique d’écrivains et de passionnés de littérature.
  • Bénéficier d’opportunités de rencontres et d’événements littéraires.
  • Soutenir les actions de l’association pour la diffusion et la reconnaissance de la création littéraire en Nouvelle-Calédonie.

Comment adhérer ou renouveler votre cotisation ?

La cotisation annuelle est de 5 000 XPF, et vous pouvez vous inscrire ou renouveler votre adhésion directement en ligne via le lien suivant : 👉Adhérer à l’AENC

A noter : Désormais, toutes les cotisations devront être réglées exclusivement sur le site via le lien ci-dessus.

Votre adhésion est essentielle pour que nous puissions continuer à porter haut et fort la voix des auteurs de Nouvelle-Calédonie.

Rejoignez-nous et ensemble, faisons vivre la littérature calédonienne !

Merci de votre soutien et à très bientôt !

Le bureau de l’AENC

Notre association est le fer de lance du monde littéraire calédonien, un pilier pour les plumes insulaires depuis maintenant 30 ans. Le Vendredi 15 Mars 2024, la Maison des associations de Nouméa a été le théâtre d’un renouveau pour l’AENC. À cette date marquante, le nouveau bureau a été élu dans une atmosphère conviviale, et aujourd’hui, nous avons l’opportunité de vous le présenter.

Une Assemblée Générale Riche en Projets

L’assemblée générale s’est ouverte sur les confirmations enthousiastes des financements pour le SILO 2024, dont le thème de l’Océan promet une vague de créativité et d’échange culturel. La nouvelle édition, qui se tiendra les 26 et 27 octobre au CREIPAC, et éventuellement à Lifou début novembre, marque la 15ème édition de cet événement littéraire incontournable.

Les actions passées et à venir, telles que les partenariats pour les Sillages d’Océanie, le soutien à l’édition locale via un nouveau festival scolaire de littérature, et la mise à jour des statuts de l’association pour embrasser son nouveau statut de maison d’édition, témoignent d’un dynamisme renouvelé et d’une vision tournée vers l’avenir.

Une Nouvelle Équipe à la Barre

La présidente élue, Marie CREUGNET, porte désormais la responsabilité de guider l’association vers de nouveaux horizons, avec à ses côtés Fabienne CHENE, la vice-présidente. Aurore BAUDIER et Nathalie GUIART, respectivement trésorière et trésorière adjointe, veilleront sur la santé financière de l’AENC. Kevin GALLOT, en tant que secrétaire, et Sylvie BAILLE, secrétaire adjoint, complètent ce tableau, prêts à écrire le prochain chapitre de l’association.

Adieu et Reconnaissance

L’assemblée a été également un moment d’au-revoir pour Alexandre ROSADA, le président sortant, Yannick Jan, vice-président sortant et Marc Bouan, trésorier sortant. Leur message a été un mélange d’adieu touchants et de conseils avisés, soulignant la nécessité de rester indépendants et proactifs. Leur dévouement et leur présence resteront des inspirations pour l’association.

Un Honneur Bien Mérité

Dans un geste de reconnaissance pour des années de service dévoué, Marc BOUAN a été élu Président d’Honneur de l’AENC, sur proposition de Nicolas Kurtovitch, un des membres fondateurs de l’association. Une nomination qui s’inscrit dans la continuité et le respect des fondations posées par les pionniers de l’AENC.

Projets et Horizons

La feuille de route pour 2024 est tracée avec des initiatives prometteuses telles que le développement de Sillages 2024, la participation active au SILO 2024, et le renforcement des partenariats pour des subventions et du mécénat.

L’AENC, avec son nouveau bureau, semble prête à naviguer à travers les défis et les opportunités de la littérature en Nouvelle-Calédonie. Le renouveau apporté par cette équipe annonce des jours ensoleillés pour la littérature calédonienne. Restons à l’écoute de cette belle aventure littéraire !

-Pourquoi avoir écrit ce texte truculent ?
A la base, je suis plutôt une habituée des récits fantastiques ou de science-fiction. Cette fois j’ai voulu m’essayer à un autre registre et je trouvais amusant de prendre le contre-pied de faire goûter une mauvaise cuisine à une professionnelle du goût. En revanche, je souhaitais apporter un zest de profondeur à la nouvelle. Qu’elle ne soit pas qu’une simple histoire de « mauvais goût ».
-Votre personnage est visiblement épicurien?
Oui et non, justement mon personnage, du moins au début, est plutôt désabusé. Elle a perdu la notion de plaisir. Dans son travail, elle se rend compte de son statut de vitrine, une coquille de frivolité très éloignée de ses aspirations.
Mais oui, ce repas, plus particulièrement cette bouchée, la rappelle aux plaisirs simples, au lâcher prise. Elle se doit de savourer le présent.
-Elle est adepte du beau, du bon et du vrai…pourtant elle bascule avec joie dans l’amour du contraire ? Au nom de l’amour ?
L’héroïne est une femme de caractère, authentique et une amoureuse du travail bien fait. Elle affectionne le détail qui fait mouche, celui qui fera passer un bon plat à un plat d’exception. Malgré ses nombreux défauts, la cuisine de Dimitri incarne justement cette authenticité qu’elle avait oubliée.
On se rend compte que sa récente expérience avec le client anglais n’est pas inédite. Sa recherche du beau, du bon et du vrai, l’a finalement conduite à la superficialité, l’indécence et à l’inélégance.
Dans ces hautes sphères, elle arbore l’image de la « femme objet », juste bonne à tenir compagnie aux riches investisseurs en dépit de ses compétences.
C’est Dimitri qui lui fait comprendre son égarement. Tous les efforts qu’il met en œuvre pour lui plaire l’attendrissent. Contrairement aux apparences, il incarne parfaitement le beau, le bon et le vrai. La pureté de ses sentiments amoureux la réconcilie avec elle-même. Il lui permet de se reconnecter aux valeurs profondes qu’elle défend.
-Ici la cuisine révèle sa personnalité ?
En quelque sorte, la (piètre) cuisine de Dimitri révèle surtout les aspirations qu’elle a perdues de vue. L’énorme quantité de travail qu’il a abattu, en étant totalement inexpérimenté, est une véritable prise de conscience pour l’héroïne. Plus qu’une bouchée, c’est une claque qu’elle a prise. Elle a fait vibrer son âme plus que son palais.
-Etes vous cuisinière vous aussi ?
Plutôt pâtissière que cuisinière. J’ai la chance d’avoir un mari qui cuisine très bien, surtout le salé. J’avoue le laisser majoritairement aux commandes des fourneaux. Mon père m’a souvent répété cette maxime « lorsqu’un pianiste est dans la salle, c’est à lui que l’on confie le piano ! ».

-Pourquoi avoir écrit ce texte ?
La première chose qui m’est venue en pensant au thème de la nourriture proposé cette année pour le Sillages, c’est à quel point je n’ai jamais écrit sur ce sujet. J’ai lu Une Gourmandise de Muriel Barbery et c’est une littérature que je n’ai jamais essayé d’imiter. En revanche l’idée d’être un sujet nourri par son environnement et par ce à quoi il est exposé m’a paru pertinent dans l’idée que « je mange donc je suis », et reflète certaines de mes idées. J’ai donc pris cette direction.
-Votre personnage vous ressemble, direct et enjoué. C’est vous ?
Il y a toujours de soi dans tous les personnages qu’on écrit ; mais en particulier pour celui-là je dirais que ce serait plutôt un moi avec une vingtaine d’années de plus tel que je pourrais m’imaginer. Quand il faut écrire au sujet d’idées qui me sont importantes, le personnage qui les invoque a souvent tendance à ressembler à son auteur…
-La littérature selon vous est-ce une ouverture à autrui ?
Oui absolument. L’écriture a d’abord été développée pour conserver des informations dans le temps pour que d’autres puissent en prendre connaissance. La littérature a suivi le même chemin : des porteurs d’idées et de narrations dédiées à ceux qui les comprendront. Ecrire c’est s’ouvrir à soi-même, et en faire de la littérature, donc faire usage des codes narratifs qui y sont liés, c’est je pense proposer aux autres un peu de soi.
-Votre nouvelle « Ce qui nous fait » parle de jambon beurre et d’Albert Camus ! N’est pas absurde ? (lol)
En effet, craignant ne pas pouvoir assumer un texte d’une littérature que je n’ai jamais pratiqué, j’ai pensé amusant l’idée d’évoquer le repas français le plus ordinaire dans un texte qui parle d’être nourri par ce qu’on absorbe. Donc une manière absurde de rester dans le thème ; même si l’absurdisme de Camus nous parle de bien d’autre chose…
-Tout finit par un don. Est ce le propre des livres de circuler et de voyager ?
Certains des livres que j’ai le plus aimés m’ont été offerts, à des occasions parfois inhabituelles. J’en ai aussi perdu un paquet, à les avoir prêtés ici et là, des livres que je ne regrette pas car j’espère qu’ils ont servi à bien d’autres yeux que les miens. Je pense que les livres doivent circuler, qu’on doit les prêter, en parler, c’est le propre de l’écriture même que de véhiculer des idées, et qu’on fait alors vivre la littérature.

Auteur de recueils de nouvelles et d’une trilogie romanesque axée sur le temps, Roland Rossero continue de privilégier la veine fantastique.

Cinéphile impénitent, il se consacre également, depuis plusieurs années, à scénariser et à mettre en images certains de ses textes.